mercredi 20 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2308096 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DURAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 août et 14 septembre 2023, Mme B A, représentée par Me Faure-Brac, demande au juge des référés :
1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution des effets de la décision du 8 juin 2023 par laquelle la principale du collège des Hautes Vallées, à Guillestre, l'a informée du non-renouvellement de son contrat en qualité d'assistante d'éducation à compter du 1er septembre 2023 ;
2°) d'enjoindre à la principale du collège de renouveler son contrat d'assistante d'éducation jusqu'à la décision au fond.
Elle soutient que :
Sur l'urgence :
- la décision lui cause un préjudice financier et moral : mère de deux jeunes enfants, elle est privée de ressources et n'a pu postuler sur un autre emploi compte tenu de la date d'échéance de son contrat ;
- elle risque d'être sans emploi pendant plusieurs mois.
Sur l'existence d'un doute sérieux :
- l'entretien du 15 mai 2023 ne s'est pas déroulé conformément aux exigences de l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, au cours duquel la qualité de son travail a été soulignée ;
- elle a été privée de la possibilité de se préparer à cet entretien et n'a pu s'y faire accompagner ;
- elle n'a pas reçu de convocation par écrit ;
- aucun compte-rendu n'a été signé ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, l'administration ne justifiant pas d'un motif de non-renouvellement, contrairement aux prescriptions d'une circulaire du 22 juillet 2013 : elle ne repose sur aucun fait matériellement établi, sur son insuffisance ou incompétence professionnelle, alors que la qualité de son engagement a été reconnue ;
- les reproches de l'établissement quant à sa manière de servir ne sont établis par aucun élément ;
- la décision n'a pas été prise dans l'intérêt du service.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 septembre 2023, le collège des Hautes Vallées, représenté par sa principale, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- l'urgence alléguée n'est pas démontrée ;
- aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision ;
- la manière de servir de la requérante n'a pas été celle attendue d'un assistant d'éducation ; il était donc dans l'intérêt du service de l'éducation nationale et du service du aux élèves de ne pas renouveler son contrat.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond enregistrée sous le n° 2307742.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Hogedez, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 septembre 2023 à 11 heures, en présence de M. Brémond, greffier d'audience :
- le rapport de Mme Hogedez, juge des référés ;
- les observations de Me Faure-Brac, représentant Mme A, qui a renouvelé, en les développant ou les précisant, les moyens de la requête.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins de suspension :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Il résulte de ces dispositions que le prononcé d'une ordonnance de suspension de l'exécution d'une décision administrative est subordonné à la réunion cumulative de l'existence d'une situation d'urgence et d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
2. Il résulte de l'instruction que Mme A a été recrutée par la principale du collège des Hautes Vallées, à Guillestre, pour exercer à compter du 1er septembre 2020 des fonctions d'assistante d'éducation. Par décision du 8 juin 2023, la principale de ce collège l'a informée, après un entretien qui s'est déroulé le 15 mai 2023, que son contrat ne serait pas renouvelé à son terme prévu le 31 août 2023. Mme A demande au juge des référés de prononcer la suspension de l'exécution des effets de cette décision.
3. Toutefois, en l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par Mme A et exposés dans les visas de la présente ordonnance, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision qu'elle conteste. Il s'ensuit que les conclusions à fin de suspension des effets de la décision en litige doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin d'apprécier si la condition d'urgence est satisfaite, de même que, par suite, les conclusions à fin d'injonction.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B A et à la principale du collège des Hautes Vallées.
Copie pour information en sera adressée au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.
Fait à Marseille, le 20 septembre 2023
La vice-présidente désignée,
juge des référés,
signé
I. Hogedez
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
Le greffier.
5
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026