mardi 5 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2308099 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DRISSI BOUACIDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 août et 4 septembre 2023, M. C D, représenté par Me Drissi Bouacida, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner la communication de son dossier détenu par l'administration ;
3°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2023 par lequel le préfet du Var lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour en France pour une durée de deux ans ;
4°) d'annuler l'inscription de son nom au fichier SIS ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, une somme de 1 000 euros au bénéfice de son avocat, qui s'engage dans ce cas à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- l'arrêté est signé d'une autorité incompétente, sauf si l'administration justifie d'une délégation ;
- il ne répond pas aux exigences de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'une erreur de droit au regard des articles L. 611-1 et L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il devait faire l'objet d'une ré-admission en Italie et non d'une obligation de quitter le territoire français à destination de la Tunisie ;
s'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les circonstances particulières qui auraient dû conduire le préfet à éviter une application mécanique de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
s'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est disproportionnée et méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 septembre 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Busidan pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 septembre 2023 à l'issue de laquelle l'instruction a été close :
- le rapport de Mme Busidan, magistrate désignée, qui a informé les parties que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de l'inscription au fichier SIS comme dirigées contre une décision inexistante ;
- les observations de Me Bachtli, substituant Me Drissi Bouacida et représentant M. D, présent à l'audience et assisté de M. A, interprète en langue arabe ; il déclare s'en remettre aux écritures déposées, et indique, en réponse à la questions du tribunal, ne pas pouvoir présenter d'élément relatif au titre de séjour italien dont disposerait M. D.
Le préfet du Var n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant tunisien né le 10 décembre 1994, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 août 2023, par lequel le préfet du Var lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, et interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. En vertu des articles 12 et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'admission à l'aide juridictionnelle est prononcée par un bureau d'aide juridictionnelle ou, en cas d'urgence et à titre provisoire, par le président de ce bureau, par la juridiction compétente ou par son président.
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. D, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions tendant à la communication du dossier préfectoral :
4. L'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication du dossier détenu par l'administration.
Sur les conclusions à fin d'annulation du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
5. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen () ".
6. Lorsqu'elle prend, à l'égard d'un étranger, une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de ce signalement sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, par un arrêté n° 2023/47/MCI du 21 août 2023, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 156 du 21 août 2023, selon les informations données par l'arrêté attaqué et qui peuvent être vérifiées sur le site de la préfecture du Var, accessible tant au juge qu'aux parties, M. B E, signataire de l'arrêté en litige, bénéficie, en sa qualité de secrétaire général de la préfecture du Var, d'une délégation à l'effet de signer notamment les décisions contestées. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté comme manquant en fait.
8. En deuxième lieu, l'arrêté en litige expose, dans ses visas et motifs, les considérations de droit et de fait relatives à la situation personnelle de M. D, sur lesquelles se fonde la décision attaquée. Alors qu'il fait état des déclarations de M. D relatives au titre de séjour dont l'intéressé serait titulaire en Italie, les considérations énoncées permettent à ce dernier d'en comprendre le sens et la portée à leur seule lecture et ainsi de les contester utilement, comme au juge d'en contrôler les motifs. Par suite, doit être écarté le moyen, tiré de l'insuffisante motivation de la décision en litige et fondé, s'agissant d'une obligation de quitter le territoire français, non sur l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration mais sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Var n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant.
10. En quatrième lieu, l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Par dérogation () à la décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 611-1 (), l'étranger peut être remis, en application des conventions internationales ou du droit de l'Union européenne, aux autorités compétentes d'un autre État, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas prévus aux articles L. 621-2 à L. 621-7 ". Aux termes de l'article L. 621-2 du même code : " Peut faire l'objet d'une décision de remise aux autorités compétentes d'un Etat membre de l'Union européenne () l'étranger qui, admis à entrer ou à séjourner sur le territoire de cet Etat, a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles L. 311-1, L. 311-2 et L. 411-1, en application des dispositions des conventions internationales conclues à cet effet avec cet État, en vigueur au 13 janvier 2009 ".
11. Si M. D soutient être titulaire d'un titre de séjour en Italie, il n'apporte aucun élément de preuve susceptible d'étayer ses dires. Par suite, et alors qu'en tout état de cause le législateur n'a pas donné à la procédure de remise aux autorités d'un Etat de l'Union un caractère prioritaire par rapport à la procédure d'obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que le préfet du Var aurait commis une erreur de droit au regard des articles précités en procédant à une obligation de quitter le territoire français plutôt qu'à une remise aux autorités italiennes ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus () du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ". Reprenant une partie des motifs déjà énoncés pour fonder la décision d'obligation de quitter le territoire français, l'arrêté présente également une motivation spécifique concernant la décision lui refusant un délai de départ volontaire, en faisant référence à l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indiquant qu'il existe un risque que l'intéressé se soustraie à la mesure d'éloignement, qu'il n'a pas sollicité de titre de séjour et qu'il ne peut justifier ni d'une entrée régulière sur le territoire français, ni de documents d'identité en cours de validité ni d'une résidence stable dans une habitation. Ces énoncés permettent au requérant de comprendre le sens et la portée de la décision attaquée à leur seule lecture, le mettent en mesure de les discuter utilement et au juge d'en contrôler les motifs. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.
13. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".
14. Alors que l'arrêté en litige porte obligation de quitter le territoire français, il est constant que M. D ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il entre ainsi dans le champ d'application des articles précités L. 612-2 et L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant au préfet d'estimer qu'il présente un risque de se soustraire à l'exécution de la mesure d'éloignement. La circonstance, non établie par les pièces du dossier que le requérant disposerait d'un logement stable en France, et celle qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ne sauraient suffire à présumer que M. D ne présenterait pas un risque de se soustraire à l'exécution de la mesure d'éloignement. Par suite, le préfet a pu à bon droit considérer, au regard des articles précités L. 612-2 et L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il n'a pas fait une application mécanique, que le risque était établi, et refuser à M. D un délai de départ volontaire. Par suite, les moyens tirés d'une méconnaissance des articles L. 612-2 et suivants par erreur de droit ou erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France pour une durée de deux ans :
15. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () "
16. Il est constant que, d'une part, M. D n'a fait l'objet d'aucune mesure d'éloignement antérieure à celle en litige, d'autre part, il ne représente pas une menace à l'ordre public. Si, par ailleurs, il ressort du procès-verbal d'audition de l'intéressé, établi le 30 août 2023 par les services de police du commissariat central de Toulon et versé au dossier, que M. D a été interpellé pour une altercation qualifiée " vol violences avec arme en réunion ", le préfet du Var ne pouvait se fonder sur cette seule circonstance, d'ailleurs non relevée dans l'arrêté en litige, pour fixer une durée de deux ans à l'interdiction de retour sur le territoire français, sans entacher cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans doit être annulée pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés à son encontre.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est seulement fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour en France pour une durée de deux ans.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions du requérant tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté du préfet du Var en date du 30 août 2023 est annulé en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Me Faouzia Drissi Bouacida et au préfet du Var.
Délibéré le 5 septembre 2023 et rendu en audience publique le même jour.
La magistrate désignée,
Signé
H. Busidan
Le greffier,
Signé
R. Machado de Andrade
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026