mercredi 18 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2309317 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GILBERT |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 5 octobre 2023 et un mémoire enregistré le 6 octobre 2023, Mme C D, représentée par Me Gilbert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l'a assignée à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale ;
4°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous condition que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la décision portant transfert aux autorités italiennes est insuffisamment motivée en fait ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et complet de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 17.1 du règlement 604/213 du 26 juin 2013 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;
- elle méconnaît l'intérêt supérieur de son enfant à naître.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
II. Par une requête enregistrée le 5 octobre 2023 et un mémoire enregistré le 6 octobre 2023, M. A E B, représenté par Me Gilbert, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 3 octobre 2023 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a ordonné, d'une part, son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile et, d'autre part, son assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous condition que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision portant transfert aux autorités italiennes est insuffisamment motivée en fait ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 17.1 du règlement 604/213 du 26 juin 2013 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux des droits de l'homme compte tenu des carences caractérisées de l'Italie en matière d'accueil des demandeurs d'asile ;
- elle méconnaît l'intérêt supérieur de son enfant à naître.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Sarac-Deleigne pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience :
- le rapport de Mme Sarac-Deleigne, magistrate désignée,
- les observations de Me Gilbert, représentant Mme D et M. B qui reprend et développe les mêmes moyens que dans les requêtes ;
- le préfet des Bouches-du-Rhône n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D et M. B, nés respectivement les 27 septembre 2000 et 14 avril 2004, et tous deux ressortissants guinéens, demandent au tribunal d'annuler les arrêtés du 3 octobre 2023 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé leur transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de leurs demandes d'asile, ainsi que les arrêtés du même jour les assignant à résidence.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n°2309318 et n°2309317 présentent à juger à titre principal de la légalité des décisions de transfert prises à l'encontre d'un couple de ressortissants étrangers et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur les demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
3. En vertu des articles 12 et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'admission à l'aide juridictionnelle est prononcée par un bureau d'aide juridictionnelle ou, en cas d'urgence et à titre provisoire, par le président de ce bureau, par la juridiction compétente ou par son président. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes de Mme D et M. B, de prononcer l'admission provisoire des intéressés à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête n° 2309318 de Mme D :
En ce qui concerne les conclusions aux fins d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre Etat peut faire l'objet d'un transfert vers l'Etat responsable de cet examen. / Toute décision de transfert fait l'objet d'une décision écrite motivée prise par l'autorité administrative () ".
5. Aux termes de l'article 3 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Les Etats membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux. La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable. / 2. () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'Etat membre procédant à la détermination de l'Etat membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre Etat membre peut être désigné comme responsable ". Par ailleurs, aux termes de l'article 17 du même règlement : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. () ". Il résulte de ces dispositions que si une demande d'asile est examinée par un seul Etat membre et qu'en principe cet Etat est déterminé par application des critères d'examen des demandes d'asile fixés par son chapitre III, dans l'ordre énoncé par ce chapitre, l'application de ces critères est toutefois écartée en cas de mise en œuvre de la clause dérogatoire énoncée au paragraphe 1 de l'article 17 du règlement, qui procède d'une décision prise unilatéralement par un Etat membre. Cette faculté laissée à chaque Etat membre est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme D, francophone, est enceinte de six mois à la date de la décision contestée, qu'elle bénéficie depuis le 23 juin 2023 d'un suivi médical pluridisciplinaire et d'un hébergement au sein de la structure Habitat Pluriel. Il ressort du certificat médical du 12 septembre 2023 que l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médico-psycho-social rapprochée et que son état est incompatible avec des déplacements supérieurs à deux heures. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que les autorités italiennes, saisies le 18 juillet 2023 d'une demande de prise en charge en application du règlement n° 604/2013 du 27 juin 2013, auraient été informées de la grossesse de Mme D. L'accord implicite de prise en charge en date du 1er août 2023 ne permet pas non plus de s'assurer de la prise en compte, par ces autorités, de l'état de la grossesse de l'intéressée. Il en résulte que cet accord a été donné sans que le préfet, qui ne conteste pas avoir été informée de l'état de santé de la requérante, n'obtienne de précisions sur les conditions spécifiques de la prise en charge de l'intéressée. Dans les circonstances particulières de l'espèce, et eu égard notamment à la vulnérabilité de la situation personnelle de Mme D, celle-ci est fondée à soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire application de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013 qui lui permettait de déclarer la France responsable de l'examen de sa demande d'asile.
7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 3 octobre 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de transférer Mme D aux autorités italiennes doit être annulé. Par voie de conséquence, il y a lieu d'annuler également l'arrêté du même jour portant assignation à résidence de la requérante, qui se trouve privé de base légale.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction :
8. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement que les autorités françaises se déclarent responsables de l'examen de la demande d'asile de Mme D. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer, pour le temps de cet examen, l'attestation de demande d'asile mentionnée à l'article L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête n° 2309317 de M. B :
En ce qui concerne les conclusions aux fins d'annulation :
9. Il n'est pas contesté que M. B et Mme D sont mariés, que la communauté de vie entre eux n'a pas cessé et qu'ils vont avoir, ainsi qu'il a été dit, un enfant reconnu par anticipation par M. B le 19 septembre 2023. Le présent jugement, qui annule l'arrêté du 3 octobre 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé le transfert de Mme D aux autorités italiennes en enjoignant à l'autorité administrative d'enregistrer la demande d'asile de l'intéressée en procédure normale, induit nécessairement pour l'époux de la requérante un droit au maintien sur le territoire le temps de l'examen de sa demande d'asile. Dans ces conditions, il y a lieu de ne pas séparer le couple et de maintenir l'unité familiale conformément au demeurant aux prescriptions du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 et à la jurisprudence tant de la Cour de justice de l'Union européenne que de la Cour européenne des droits de l'homme. Par suite, l'arrêté du 3 octobre 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé le transfert de M. B aux autorités italiennes est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
10. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 3 octobre 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé de transférer M. B aux autorités italiennes doit être annulé. Par voie de conséquence, il y a lieu d'annuler également l'arrêté du même jour portant assignation à résidence de la requérante, qui se trouve privé de base légale.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction :
11. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement que les autorités françaises se déclarent responsables de l'examen de la demande d'asile de M. B. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer, pour le temps de cet examen, l'attestation de demande d'asile mentionnée à l'article L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés à l'instance :
12. Mme D et M. B ont obtenu, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, leur avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Gilbert, avocate de Mme D et M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de ses clients à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Gilbert de la somme de 1 500 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme D et M. B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros sera versée à Mme D et M. B.
D É C I D E :
Article 1er : Mme D est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 3 : Les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 3 octobre 2023 décidant le transfert de Mme D aux autorités italiennes et son assignation à résidence sont annulés.
Article 4 : Les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 3 octobre 2023 décidant le transfert de M. B aux autorités italiennes et son assignation à résidence sont annulés.
Article 5 : Il est enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à Mme D et M. B une attestation de demande d'asile dans un délai de quinze jours suivant la notification du présent jugement.
Article 6 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme D et M. B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Gilbert renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera une somme de 1 500 euros à Me Gilbert, avocate de Mme D et M. B, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à l'intéressée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros sera versée à Mme D et M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à M. A E B, à Me Flora Gilbert et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 18 octobre 2023.
La magistrate désignée,
Signé
B. Sarac-Deleigne
La greffière,
Signé
H. Ben Hammouda
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
2 ;
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026