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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2309745

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2309745

vendredi 20 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2309745
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantCHERIGUI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Cherigui, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner la communication de son dossier détenu par l'administration ;

3°) d'annuler son inscription au fichier SIS ;

4°) d'annuler l'arrêté du 15 octobre 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, une somme de 1 000 euros au bénéfice de son avocat, qui s'engage dans ce cas à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- l'arrêté est signé d'une autorité incompétente, sauf si l'administration justifie d'une délégation ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- il méconnaît l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît l'article L. 612-2 et suivant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 octobre 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Busidan pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 octobre 2023 à l'issue de laquelle l'instruction a été close :

- le rapport de Mme Busidan, magistrate désignée, qui a informé les parties que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de l'inscription au fichier SIS comme dirigées contre une décision inexistante ;

- les observations de Me Cherigui, représentant M. B, présent à l'audience et assisté de M. D, interprète en langue arabe ; Me Cherigui reprend les moyens et arguments articulés dans les écritures, et insiste sur le fait que le préfet a ignoré l'état de santé de son client.

Le préfet des Bouches-du-Rhône n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 16 août 1986, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 octobre 2023, par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, et interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. En vertu des articles 12 et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'admission à l'aide juridictionnelle est prononcée par un bureau d'aide juridictionnelle ou, en cas d'urgence et à titre provisoire, par le président de ce bureau, par la juridiction compétente ou par son président.

3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions tendant à la communication du dossier préfectoral :

4. L'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication du dossier détenu par l'administration.

Sur les conclusions à fin d'annulation du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :

5. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen () ".

6. Lorsqu'elle prend, à l'égard d'un étranger, une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de ce signalement sont irrecevables et doivent être rejetées pour ce motif.

Sur les conclusions en annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

7. En premier lieu, par un arrêté n° 13-2023-10-06-00006 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 13-2023-248 du 6 octobre 2023, accessible tant au juge qu'aux parties sur le site internet de la préfecture, M. C E, signataire de l'arrêté en litige, bénéficie, en sa qualité de chef de la mission asile , adjoint au chef du bureau de l'éloignement, du contentieux et de l'asile, d'une délégation à l'effet de signer notamment les décisions contestées. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté comme manquant en fait.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ". Aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus () du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour () prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".

9. L'arrêté cite, outre l'identité de l'intéressé, ses date et lieu de naissance, ainsi que sa nationalité, les conditions de son entrée déclarée sur le territoire français, les circonstances qu'il serait en concubinage et sa compagne enceinte et père de deux enfants mineurs sur lesquels il n'exerce pas d'autorité parentale, qu'il n'allègue pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine où réside le reste de sa famille, qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il a été interpellé le 15 octobre 2023 pour vol simple, et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes et a déclaré ne pas vouloir retourner en Algérie, enfin l'absence des circonstances humanitaires. Reprenant une partie des motifs déjà énoncés, l'arrêté présente également une motivation spécifique concernant l'interdiction de retour sur le territoire et sa durée évoquées par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Alors que le préfet n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de l'intéressé, ces énoncés permettent au requérant de comprendre le sens et la portée des décisions attaquées à leur seule lecture, le mettent en mesure de les discuter utilement et permettent au juge d'en contrôler les motifs. Par suite, alors que l'arrêté en litige comporte les considérations de droit qui le fondent, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions attaquées doit être écarté.

10. En troisième lieu, il ressort du procès-verbal d'audition versé au dossier par l'administration que l'intéressé a indiqué, lors de cette audition, ne pas se sentir bien, avoir sur lui une ordonnance et vouloir consulter un médecin. Cependant alors que, dans le cadre de la présente instance, l'intéressé se borne à verser, au demeurant après la clôture d'instruction, l'attestation d'une psychologue exerçant au centre médico-psychologique de Pressensé dépendant du centre hospitalier Edouard Toulouse selon laquelle l'intéressé, " dans un état moral très dégradé " et sujet à des crises d'angoisse vient en consultation depuis un an sans autre précision sur le suivi dont il bénéficierait, ces seuls éléments n'établissent pas qu'en ne mentionnant pas l'état de santé de l'intéressé dans l'arrêté en litige, le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle. Par suite, à le supposer soulevé, le moyen tiré du défaut d'examen complet de la situation personnelle doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

11. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français :/() 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ". L'article 6 de l'accord franco-algérien stipule : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit :/() / 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays./() ".

12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment de l'attestation sus-évoquée, seule pièce versée au dossier en lien avec l'état de santé de M. B, que cet état de santé nécessiterait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour l'intéressé des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni que, dans le pays de renvoi, il ne pourrait pas bénéficier des soins appropriés éventuellement nécessaires. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées doivent être écartés, et par voie de conséquence celui tiré de la méconnaissance de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui implique qu'une décision relative à un étranger malade ne puisse être prise qu'après avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

13. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays de destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de cet article 3 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ". Ces dispositions combinées font obstacle à ce que puisse être légalement désigné comme pays de destination d'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement un État pour lequel il existe des motifs sérieux et avérés de croire que celui-ci s'y trouverait exposé à un risque réel pour sa personne soit du fait des autorités de cet État, soit même du fait de personnes ou groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'État de destination ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée.

14. En se bornant à faire valoir des " craintes en cas de retour dans [son] pays d'origine " et en prétendant avoir formé pour ce motif une demande d'asile auprès de l'Italie en 2019, M. B, qui n'assortit ces affirmations d'aucune explication détaillée sur les craintes qu'il nourrit, ne fait pas état de motifs sérieux et avérés de croire qu'il se trouverait exposé à un risque réel pour sa personne en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, à le supposer soulevé, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées contre la décision fixant le pays de renvoi, en tant qu'elle fixe l'Algérie comme pays de destination, doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

15. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".

16. Alors que l'arrêté en litige porte obligation de quitter le territoire français, il est constant que M. B ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il entre ainsi dans le champ d'application des articles précités L. 612-2 et L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant au préfet d'estimer qu'il présente un risque de se soustraire à l'exécution de la mesure d'éloignement. La circonstance qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public ne saurait suffire à présumer que M. B ne présenterait pas un risque de se soustraire à l'exécution de la mesure d'éloignement. Par suite, le préfet a pu à bon droit considérer, au regard des articles précités L. 612-2 et L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le risque était établi, et refuser à M. B un délai de départ volontaire. Par suite, les moyens tirés d'une méconnaissance des articles L. 612-2 et suivants par erreur de droit ou de fait ou erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France pour une durée de deux ans :

17. En premier lieu, M. B n'établissant pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, ni celle du refus de lui accorder un délai de départ volontaire, il n'est pas fondé à invoquer, par voie d'exception, l'illégalité de cette décision à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français.

18. En second lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () "

19. Il ressort des pièces du dossier que, le 15 octobre 2023, M. B a été interpellé pour vol simple. S'il a alors déclaré aux services de police être en concubinage avec une personne qui serait enceinte, ces affirmations ne sont pas établies par les pièces du dossier, l'attestation versée par la compagne alléguée se bornant à indiquer qu'elle " prend l'entière responsabilité de l'hébergement de l'intéressé ". Si, par ailleurs, l'intéressé prétend être depuis cinq ou six années sur le territoire français, il ne l'établit pas. Dans ces conditions, même si M. B, qui ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire, n'a pas été pénalement condamné, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en fixant à deux ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles relatives aux frais de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Délibéré le 20 octobre 2023 et rendu en audience publique le même jour.

La magistrate désignée,

Signé

H. Busidan

La greffière,

Signé

S. Boislard

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

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