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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2310308

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2310308

mardi 18 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2310308
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP RAFFIN ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 novembre 2023 et 5 juin 2024, la commune de Gignac-la-Nerthe, représentée par le cabinet D Selarl Borel et Del Prete, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les désordres le nouveau pôle éducatif, situé sur la commune de Gignac-la-Nerthe et faisant suite à un marché public de travaux ;

2°) d'ordonner le dépôt d'un pré-rapport ;

Elle soutient que ce pôle éducatif comporte de nombreux désordres et malfaçons.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 novembre 2023, la société Provençale de Travaux du Bâtiment, qui indique que les réserves la concernant ont été levées et que son sous-traitant ne peut être tenu responsable des dégradations causées par d'autres corps d'état.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 novembre 2023, la société Entreprise Traditionnelle Méditerranéenne de Maçonnerie (E.T.M.M.) doit être regardée comme ne s'opposant pas à la demande d'expertise.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 novembre 2023, la société Axelliance Creative Solutions et la SA Fidelidade Companhia de Seguros, représentées par Me Pontier, demandent au juge des référés :

1°) de mettre hors de cause la société Axelliance Créative Solutions ;

2°) de mettre en cause la société SA Fidelidade Companhia de Seguros, en qualité d'assureur de la société Prestige Maçonnerie Générale;

3°) de donner acte de leurs plus expresses protestations et réserves d'usage ;

4°) de rejeter l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que l'assureur de la société Prestige Maçonnerie Générale est la société SA Fidelidade Companhia de Seguros,

Par un mémoire en défense enregistré le 27 novembre 2023, la société Dekra Industrial, représentée par Me Launey, déclare ne pas s'opposer à la demande d'expertise et demande au juge des référés de réserver les dépens.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 novembre 2023, la société Acte Iard, représentée par Me de Angelis, demande au juge des référés de la mettre hors de cause.

Elle soutient qu'elle ne peut être mise en cause en qualité d'assureur de la société Provence Maçonnerie Générale dès lors que les garanties post-contractuelles ne sont pas mobilisables.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 novembre 2023, la société Mutuelle d'Assurance du Bâtiment et des Travaux Publics (SMABTP), en qualité d'assureur de la société Sol Provence, représentée par Me Bousquet, demande au juge des référés :

1°) à titre principal de la mettre hors de cause

2°) à titre subsidiaire, d'admettre ses plus expresses protestations et réserves ;

Elle soutient que les garanties ne sont pas mobilisables.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2023, la SA Axa France Iard, en qualité d'assureur de la société France Sud Etanchéité, représentée par Me Carrière, déclare ne pas s'opposer à la demande d'expertise, sous ses plus expresses protestations et réserves d'usage.

Par des mémoires en défense enregistrés les 30 novembre et 1er décembre 2023, la société Allianz Iard, en qualité d'assureur de la société Isofran et de la société 2SRI, représentée par Me de Angelis, déclare ne pas s'opposer à la demande d'expertise, sous ses plus expresses protestations et réserves d'usage.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2023, la SA Swisslife assurances de biens, en qualité d'assureur de la société Climat service Réalisation, représentée par Me de Angelis, déclare ne pas s'opposer à la demande d'expertise, sous ses plus expresses protestations et réserves d'usage.

Par des mémoires en défense enregistrés le 1er décembre 2023, la SA MMA Iard, et la MMA Iard Assurances Mutuelles, en qualité d'assureurs de la société Espace Clôture Méditerranée et de la société Structure Bois Couverture, représentées par Me Drujon d'Astros, émettent leurs plus expresses protestations et réserves d'usage.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2023, la société SA SNEF, représentée par Me Bergant, demande au juge des référés :

1°) à titre principal de la mettre hors de cause et de mettre à la charge de la commune de Gignac le Nerthe la somme de 1 5000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

2°) à titre subsidiaire, de donner acte de ses plus expresses protestations et réserves d'usage ;

3°) à titre subsidiaire, de compléter la mission de l'expert ;

4°) de réserver les dépens.

Elle soutient qu'elle est étrangère aux désordres en qualité de société en charge du lot n°12 " Plomberie/Chauffage/Ventilation ", les réserves ayant été levées le 22 juin 2023.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 décembre 2023, la MAIF, représentée par

Me Jacquemin, émet ses plus expresses protestations et réserves.

Par des mémoires en défense enregistré le 18 décembre 2023 et le 2 janvier 2024, M. A F et M. B H, représentés par Me Capinero, formulent leurs plus expresses protestations et réserves d'usage et demandent au juge des référés :

1°) de mettre en cause la société Altea Bois en qualité de sous-traitante ;

2°) de réserver les dépens.

Par des mémoires en défense enregistrés le 26 décembre 2023 et le 2 avril 2024, la SAS Structure Bois et Couverture, représentée par Me Vallet, formule ses plus expresses protestations et réserves d'usage et demande au juge des référés :

1°) de mettre en cause aux opérations d'expertise la SA Fidelidad Companhia de Seguros et la société Prestige Maçonnerie Générale ;

2°) de compléter la mission d'expertise, en y incluant l'établissement des comptes entre les parties ;

3°) de réserver les dépens.

Elle soutient que la SA Fidelidad Companhia de Seguros et la SASU Prestige Maçonnerie Générale sont intervenus dans la réalisation du lot n°3.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 janvier 2024, la SAS société Générale des peintures Marakas (SGPM) et la Sarl SLG Provence Isolation représentées par Me Mamelli, demandent au juge des référés :

1°) à titre principal, de rejeter la demande d'expert dès lors qu'elle est à leur contradictoire ;

2°) à titre subsidiaire, de donner acte de leurs plus expresses protestations et réserves d'usage.

Elles soutiennent que l'expertise est dépourvue d'utilité dès lors que les désordres, au demeurant minimes, sont parfaitement identifiés.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 janvier 2024, la société BCPE, en qualité d'assureur de la société L.A.C. Peintures, représentée par Me Reina, demande au juge des référés :

1°) de rejeter la demande d'expertise en ce qu'elle est à son contradictoire ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Gignac-la-Nerthe, la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucune garantie souscrite n'est mobilisable.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 janvier et 13 mai 2024, la SAS Pistre et Fils, représentée par Me Blin, demande au juge des référés :

1°) à titre principal, de la mettre hors de cause ;

2°) à titre subsidiaire, de donner acte de ses plus expresses protestations et réserves d'usage et de compléter la mission d'expertise pour y inclure l'établissement des comptes entre les parties.

Elle soutient que l'expertise est dépourvue d'utilité car toutes les réserves ont été levées et la garantie de parfait achèvement est prescrite.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 janvier 2024, la société Generali Iard, en qualité d'assureur de la société Application de Chape Fluide, représentée par Me Durand, demande au juge des référés :

1°) de rejeter la demande d'expertise ;

2°) de la mettre hors de cause ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Gignac-la-Nerthe, la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun désordre allégué n'est susceptible de relever de sa responsabilité.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 mars 2024, la société Domene, représentée par Me Fournier, doit être regardée comme ne s'opposant pas à la demande d'expertise, sous ses plus expresse protestations et réserves d'usage et demande au juge des référés de statuer sur les dépens.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 avril 2024, la société SAS Sols Provence, représentée par Me Seveno, doit être regardée comme ne s'opposant pas à la demande d'expertise, sous ses plus expresses protestations et réserves et demande au juge des référés :

1°) de rejeter la demande de mise hors de cause formée par la SMABTP ;

2°) de statuer sur les dépens.

Elle soutient qu'il n'appartient pas à la SMABTP de solliciter sa mise hors de cause aux motifs que les garanties souscrites par son assurée ne seraient pas mobilisables.

Par un mémoire enregistré le 18 avril 2024, la société Gan assurances, en qualité d'assureur de la société ETMM, représentée par Me Dan, émet ses plus expresses protestations et réserves d'usage et demande au juge des référés :

1°) de compléter la mission de l'expert ;

2°) de rejeter les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 22 mai 2024, la SAS France Sud Etanchéité, représentée par la Selas Alias D associés déclare ne pas s'opposer à la demande d'expertise, sous ses plus expresses protestations et réserves.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Josset, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin d'expertise :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". La prescription d'une mesure d'expertise en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande d'expertise, d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.

2. Dans le cadre de plusieurs marchés publics de construction relatif à la construction d'un groupe scolaire sur la parcelle cadastrée section AO n°15 sise Chemin du Vignon et la parcelle cadastrée section AO n°606, sise 3 chemin du Billard à Gignac-la-Nerthe, la commune de Gignac-la-Nerthe a entrepris la réalisation d'un nouveau pôle éducatif. Il résulte de l'instruction que l'expertise sollicitée par la commune de Gignac-la-Nerthe porte sur les désordres affectant ce pôle éducatif. Si la SASU société Générale des Peintures Marakas et la SARL SLG Provence Isolation concluent au rejet de la requête au motif qu'elle n'est pas utile dès lors que les constatations déjà effectués par la commune de Gignac-la-Nerthe, sont suffisantes, il résulte de l'instruction que l'expertise a pour objet de fournir au tribunal tous éléments de nature à lui permettre notamment de déterminer les responsabilités encourues. Dès lors cette demande, susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond et qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et présente un caractère utile. En conséquence, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 3 de la présente ordonnance.

Sur les demandes de mises en cause et de mises hors de cause :

3. Les société SMABTP, en qualité d'assureur de la société Sols Provence, la BPCE, en qualité de la société L.A.C. Peintures, la société Acte IARD, en qualité d'assureur de la société Provence Maçonnerie Générale font valoir que leurs garanties souscrites par leurs assurés ne seraient pas mobilisables. Toutefois, les sociétés d'assurance dont s'agit ont été appelées à l'instance en qualité de défendeurs potentiels aux fins de rendre contradictoire la mission d'expertise judiciaire à leur encontre. En outre, la présente mission d'expertise ne constitue qu'une simple mesure d'instruction et il n'est pas nécessaire d'examiner, à ce stade, la nature précise des garanties contractuelles souscrites. La mesure d'expertise n'est donc pas dépourvue d'utilité à leur encontre.

4. Contrairement à ce que soutiennent la société SNEF et la société Pistre et fils, la levée des réserves émises à la réception des ouvrages, en ce qui les concerne, n'est pas de nature à priver d'intérêt l'expertise sollicitée qui a pour objet de rechercher les causes et l'étendue des désordres, dont il n'est pas exclu, en tout état de cause, qu'ils puissent relever de la responsabilité décennale des constructeurs.

5. Par suite, les demandes de mise hors de cause de la SMABTP, de la BPCE, de la société Acte IARD, de la société Pistre etFils et G tendant à leur mise hors de doivent être rejetées.

6. La société Auxelliance Créative Solutions et la société SA Fidelidade Companhia de Seguros demandent au juge des référés de mettre hors de cause la société Auxelliance Créative Solutions dès lors qu'elle n'est pas l'assureur de la société Prestige Maçonnerie Générale et demande la mise en cause de la société SA Fidelidade Companhia de Seguros en sa qualité d'assureur de la société Prestige Maçonnerie Générale. Cette demande présente un caractère d'utilité. Par suite il y a lieu de mettre en cause la société SA Fidelidade Companhia de Seguros et de mettre hors de cause Auxelliance Créative Solutions.

7. M. F et M. H demandent au juge des référés de mettre en cause la société Altea Bois en qualité de sous-traitante. Cette demande présente un caractère d'utilité. Par suite il y a lieu de mettre en cause cette société.

8. La société Generali Iard, en qualité d'assureur de la société Application de Chape Fluide, demande au juge des référés de la mettre hors de cause dès lors qu'aucun des désordres allégués n'est susceptible de relever de la responsabilité de la société Application Chape de Fluide. Toutefois en l'état du dossier et dès lors que l'expertise sollicitée a notamment pour objet de fournir au tribunal tous éléments de nature à lui permettre de déterminer les responsabilités encourues, la présence la société Generali Iard aux opérations expertales apparaît utile, sa participation aux opérations d'expertise, ne préjugeant ni de l'existence, ni de l'étendue de ses droits. Par suite, la demande de mise hors de cause de la société Generali Iard doit être rejetée.

9. La Société Générale de Peintures Marakas (SGPM) et la société SLG Provence Isolation demandent leur mise hors de cause, dès lors que la commune de Gignac-la-Nerthe disposent déjà de différents rapports d'experts et du caractère peu étendu des réserves émises à la réception du lot n° 6 dont elles étaient attributaires. Toutefois, il résulte de l'instruction que de nouveaux désordres sont apparus et que des malfaçons subsistent sur l'ensemble du bâtiment et qu'ainsi la participation de ces sociétés aux opérations d'expertise paraît suffisamment utile pour que celles-ci se déroulent contradictoirement avec elles.

Sur la demande tendant à l'établissement des comptes entre les parties :

10. Les dispositions de l'article R.532-1 n'autorisent pas le juge administratif à confier à un expert une mission portant sur des questions de droit et, en particulier, il ne lui appartient pas de prescrire une mesure d'expertise qui porterait sur la qualification juridique des faits ou les conséquences juridiques à tirer de constatations de fait. Dès lors, la société Pistre et fils ne saurait demander au juge des référés de charger l'expert de faire les comptes entre les parties.

Sur le pré-rapport :

11. Aucune disposition du code de justice administrative, ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de la mesure qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du caractère contradictoire de la procédure. L'établissement d'un pré-rapport ne constitue qu'une modalité opérationnelle de l'expertise. Il appartient donc à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Les conclusions de la commune de Gignac-la-Nerthe tendant à ce que l'expert dépose un pré-rapport, ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

12. II n'y pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions présentées par la SNEF, la BCPE, la société Generali Iard, présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur la charge des dépens :

13. En application des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, les frais de l'expertise seront liquidés et taxés par ordonnance laquelle désignera la partie qui les supportera. Par suite, les conclusions de la société Domene et de la société sols Provence relatives aux dépens ne peuvent qu'être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La société SA Fidelidade Companhia de Seguros et la société Altea Bois, sont mises en cause.

Article 2 : La société Auxelliance Créative Solutions est mise hors de cause.

Article 3 : M. C E, exerçant 59 chemin des Rajols, 13710 Fuveau, est désigné pour procéder, à une expertise avec la mission suivante :

1°) convoquer les parties, se rendre sur les lieux litigieux situés au sien du pôle éducatif situé sur la commune de Gignac-la-Nerthe ;

2°) se faire communiquer tous documents utiles à l'accomplissement de sa mission ; entendre tout sachant ;

3°) rechercher et préciser les liens contractuels unissant les parties, décrire les missions confiées à chacune des parties à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de services et tous autres documents utiles ; informer les parties qu'il est de leur intérêt d'appeler immédiatement telles entreprises dont la responsabilité serait mise en évidence au cours des premières opérations d'expertise ;

4°) décrire les désordres affectant l'ouvrage qui sont visés dans la requête ; définir leur nature, leur date d'apparition, leur importance et leur éventuel caractère évolutif et préciser, si, à la date de la réception, il était apparent, ou tout au moins prévisible, en tout cas dans toutes ses conséquences ;

5°) fournir tous éléments permettant d'apprécier si chacun de ces désordres met l'ouvrage en péril ou le rendent impropre à sa destination, et donner son avis sur ce point ;

6°) donner un avis motivé sur la ou les causes et origines des désordres dont il s'agit de dire s'ils sont dus à un défaut de conception, de direction ou de surveillance des travaux, à une exécution des travaux non conforme aux stipulations contractuelles ou aux règles de l'art, à un défaut d'entretien ou à toutes autres causes ; dans le cas où plusieurs causes auraient concouru à la réalisation des désordres, évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ;

7°) formuler les solutions techniques permettant de faire cesser les désordres et indiquer les travaux nécessaires à la réparation ; en évaluer le coût et la durée compte tenu des nécessités de leur conception, de la passation des marchés, et de l'exécution des travaux ;

8°) donner son avis sur l'existence d'améliorations et/ou de plus-values apportées à l'ouvrage par les préconisations des éventuelles solutions techniques ;

9°) de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les responsabilités et l'importance du préjudice, ainsi que toute information utile à la solution du litige ;

10°) tenter de parvenir à un accord entre les parties, si possible.

Article 4 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.

Article 5 : En application de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, l'expert déposera son rapport au greffe du tribunal administratif de Marseille, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5 dans le délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il notifiera une copie de son rapport à chacune des parties intéressées et, avec l'accord de celles-ci, cette notification peut s'opérer dans les conditions prévues par l'article R. 621-7-3.

Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Gignac-la-Nerthe, à la SCP Br Associes pour la société ACTP, à la société Espace Clôture Méditerranée, à la société France Sud Etanchéité, à la société ETMM, à la société Provence Maçonnerie Générale, à la société Sols Provence, à la société Structure Bois Couverture, à la société Prestige Maçonnerie Générale, à la société Verip, à la société SA Pistre et Fils, à la société SLG Provence isolation, à la société générale des Peintures Marakas, à la société menuiserie du Pharo agencement, à la société Provençale de Travaux du Bâtiment, à la société 2SRI, à la société MJ Lefort pour la société Application Chape Fluide, à la société Couleurs Locales, à la société L.A.C. Peintures, à la société Ineo Provence et Côte d'Azur, à la société SNEF, à la société Climat Service Réalisation, à la société Isofran, à la société Toilerie Gaines Serrurerie, à la société Provence Eco Energie, à M. A F, à M. B H, à la Betek Ingénierie, à la société Domene, à la société Dekra Industrial, à la société Cereg Territoire, à la Mutuelle d'assurance des instituteurs de France (MAIF), à la société MMA Iard Assurances Mutuelles, à la société MMA Iard, à la société AXA France Iard, à la société Acte Iard, à la SMABTP, à la société Gan Assurances, à la société Axelliance créative solutions, à la société Abeille Iard et Santé, à la société Allianz Iard, à la société Générali Iard, à la société BCPE Iard, à la société Swisslife assurances de biens, à la société Fidelidade Companhia de Seguros, à la société Altea Bois et à l'expert, M. E.

Fait à Marseille, le 18 juin 2024.

La juge des référés,

Signé

M. JOSSET

La République mande et ordonne au Préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/Le greffier en chef,

Le greffier

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