vendredi 8 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2310335 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL ANDREANI-HUMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article
L. 554-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du
31 mai 2023 par lequel le maire de la commune d'Aix-en-Provence a accordé à
M. B A un permis de construire l'autorisant à rénover une construction existante à usage d'habitation et créer une extension en zone agricole Ap du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.
Il soutient que :
- le projet méconnaît l'article A2 du PLU au titre du calcul de l'emprise, dès lors qu'il ne prend pas en compte la création de la terrasse couverte et de la pergola, génératrices d'emprise au sol, de sorte que l'emprise du projet autorisée excède largement les limites imposées par cet article ;
- outre l'erreur de zonage commise par le maire, qui a considéré que le projet se situait en zone N2, les informations données par la notice descriptive concernant l'emprise au sol de l'existant sont incohérentes ;
- l'illégalité concernant la création de l'annexe est levée par la réponse du maire à la lettre d'observations ;
- le projet contrevient à la sauvegarde des paysages caractéristiques de la campagne aixoise et méconnaît l'article 11 du PLU car il présente une architecture totalement différente de l'architecture traditionnelle de la campagne aixoise, qui est celle de l'habitation existante et son insertion paysagère n'est pas assurée.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 novembre 2023, M. B A, représentée par Me Orsoni, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés dans le déféré-suspension ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 novembre 2023, la commune d'Aix-en-Provence, représentée par Me Andreani, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que le préfet ne justifie pas des délégations habilitant les signataires du recours gracieux et de la requête au fond, irrecevable faute de qualité pour agir et tardive, faute pour le recours gracieux d'avoir été formé valablement ;
- les moyens soulevés dans le déféré-suspension ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 28 novembre 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône déclare se désister de sa requête, les circonstances de droit ayant évolué.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le déféré préfectoral enregistré sous le n° 2310332.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Hogedez, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 novembre 2023 à 14 heures, en présence de M. Brémond, greffier d'audience :
- le rapport de Mme Hogedez, juge des référés ;
- les observations de Me Orsoni, représentant M. A, et de Me Andreani, pour la commune d'Aix-en-Provence, ayant déclaré prendre acte du désistement du préfet des Bouches-du-Rhône.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement :
1. Le désistement du préfet des Bouches-du-Rhône est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune d'Aix-en-Provence sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du préfet des Bouches-du-Rhône.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Aix-en-Provence sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée au préfet des Bouches-du-Rhône, à
M. B A et à la commune d'Aix-en-Provence.
Fait à Marseille, le 8 décembre 2023.
La juge des référés,
signé
I. Hogedez
La République mande et ordonne à la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
P/le greffier en chef,
Le greffier.
5
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026