lundi 15 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2312346 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | RODRIGUES |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 1709948 du 27 mars 2018, le tribunal administratif de Marseille a annulé, sur requête de Mme A B, l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 11 juillet 2017 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, et a enjoint au préfet de procéder au réexamen de sa situation.
Par une demande enregistrée le 20 juin 2023 sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, Mme B, représentée par Me Rodrigues, demande au tribunal administratif d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, sous astreinte de trente euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir, de prendre les mesures qu'implique l'exécution de ce jugement.
Par ordonnance du 21 décembre 2023, le président du tribunal administratif de Marseille a ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 1709948 du 27 mars 2018.
Par deux mémoires enregistrés les 2 janvier et 1er février 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au non-lieu à statuer sur la demande d'exécution.
Il fait valoir qu'une carte de séjour pluriannuelle valable du 25 octobre 2023 au 24 octobre 2025 a été délivrée à Mme B par la préfète du Rhône.
Par un mémoire enregistré le 30 janvier 2024, la préfète du Rhône conclut également au non-lieu à statuer pour les mêmes motifs.
Par un courrier du 8 février 2024, Mme B déclare se désister de sa demande compte-tenu du fait qu'un titre de séjour lui a été délivré.
Vu :
- le jugement du tribunal administratif de Marseille n° 1709948 du 27 mars 2018 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution () ". Aux termes de l'article R. 222-1 code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1º Donner acte des désistements () ".
2. Dans le dernier état de ses écritures, Mme B a indiqué se désister de sa requête tendant à l'exécution du jugement du tribunal administratif de Marseille du 27 mars 2018. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au préfet des Bouches-du-Rhône et à la préfète du Rhône.
Fait à Marseille, le 15 avril 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
Signé
M-L. Hameline
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2312346
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026