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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2400465

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2400465

lundi 29 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2400465
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLAURENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 janvier 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 janvier 2024 par lequel le préfet de l'Herault, lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de son éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire national pendant une durée de trois ans.

Vu :

- la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : /()4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () " .

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties ; () ".

3. Dans sa requête, M. A n'indique pas l'adresse de son domicile, mais apporte seulement la précision selon laquelle il est retenu au centre de rétention de Marseille. Il ressort des pièces du dossier que, par une ordonnance du 18 janvier 2024, le juge des libertés et de la détention près le tribunal de grande instance de Marseille a ordonné la main-levée de la mesure de placement en rétention de M. A. Aucun document ne mentionne ni l'adresse, ni le numéro de téléphone ni même une adresse électronique qui aurait permis au tribunal d'inviter l'intéressé à régulariser sa requête. Il s'ensuit que la requête de M. A est manifestement irrecevable. Elle doit donc être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au au directeur du centre de rétention administrative de Marseille pour M. A B.

Copie en sera adressée au préfet de l'Hèrault.

Fait à Marseille, le 29 janvier 2024.

La magistrate désignée,

Signé

Mme C

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef

La greffière,

N°2400465

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