LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2401337

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2401337

mardi 27 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2401337
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. Hugues, qui contestait la décision du président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur prononçant la déchéance partielle de sa dotation jeune agriculteur. Le requérant invoquait une « erreur d’écritures » dans son plan d’entreprise, mais le tribunal a jugé que les écarts constatés (dépassement de plus de 50% des effectifs ovins et de la surface agricole utile) constituaient un manquement aux engagements prévus par le code rural et de la pêche maritime (articles D. 345-5 et D. 343-18-1). La juridiction a relevé que M. Hugues n’avait pas signalé ces incohérences lors des procédures de suivi ou contradictoire, ce qui ne permettait pas de retenir l’erreur de fait alléguée. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrés le 11 février 2024, M. Hugues, doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 6 décembre 2023 du président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur prononçant la déchéance de la dotation jeune agriculteur dont il a bénéficié.

Il soutient que le plan d’entreprise annexé à sa demande de subvention est entaché « d’erreur d’écritures ».

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2025, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Caselles,
- les conclusions de M. Secchi, rapporteur public,
- et les parties n’étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Dans le cadre du projet d’installation de son activité en qualité d’éleveur ovin, M. Hugues a bénéficié de l’attribution d’aides à l’installation des jeunes agriculteurs d’un montant total de 25 875 euros, financé par l’Etat à hauteur de 5 175 euros, et par le fonds européen agricole pour le développement rural à hauteur de 20 700 euros. A la suite de l’évaluation des conditions de mise en œuvre et du respect du plan de développement de l’exploitation, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a prononcé la déchéance partielle des droits de l’intéressé, au motif que le plan d’entreprise prévu par la demande d’aide n’avait pas été respecté, en raison d’un dépassement de plus de 50% des effectifs ovins et de la surface agricole utile. M. Hugues demande l’annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Aux termes de l’article D. 345-5 du code rural et de la pêche maritime : « Le bénéficiaire des aides mentionnées à l'article D. 343-3 s'engage à : (…) / 9° S'installer et réaliser son projet conformément au plan d'entreprise et informer l'autorité compétente des changements dans la mise en œuvre du projet ; (…) ». Aux termes de l’article D. 343-18 du code rural et de la pêche maritime : « Le respect des engagements prévus aux articles D. 343-5 et suivants fait l'objet de contrôles sur pièces et sur place. (…) ». Aux termes de l’article D. 343-18-1 du code rural et de la pêche maritime : « Lorsque le bénéficiaire ne respecte pas les engagements prévus à l'article D. 343-5, l'autorité compétente prononce la déchéance totale ou partielle des aides dans les cas et conditions prévus à l'annexe à l'article D. 343-18-2, (…) ».

3. Il résulte de ces dispositions combinées qu’elles imposent aux candidats à l’installation, pour bénéficier de la dotation en capital prévue en faveur des jeunes agriculteurs, de présenter un plan de développement de l’exploitation qui doit démontrer la viabilité du projet de développement de l’exploitation qu’ils s’engagent à réaliser conformément à ce plan. Le non-respect de cet engagement peut entraîner la déchéance totale ou partielle de l’aide.

4. Pour prononcer la déchéance partielle de la dotation jeune agriculteur accordée à M. Hugues, le président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur a considéré que la variation de plus de 50% des effectifs ovins par rapport à ceux prévus dans son plan d’entreprise, ainsi que la variation de plus de 50% de la surface agricole utile par rapport à ce même plan, constituait un manquement au respect du plan de développement de l’exploitation, prévu à l’article D. 345-5 du code rural et de la pêche maritime.

5. A cet égard, la double circonstance que le plan d’entreprise mentionne pour l’année N1 225 brebis et une production de 16 875 litres, alors que l’année N4 recense 200 brebis pour une production supérieure à hauteur de 40 000 litres, et que par ailleurs la surface reconnue au titre de la campagne de financement 2017 soit de 165,57 ha, contre 147,10 ha pour la campagne 2020 ne suffit pas à démontrer que le plan d’entreprise sur lequel s’est fondé la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est entaché d’une erreur d’écriture ainsi que le soutient le requérant. Au surplus, et ainsi que le fait valoir l’autorité de gestion, M. Hugues, qui a eu la possibilité de modifier ou rectifier son plan d’entreprise, comme lors de la rédaction de sa fiche de suivi de mi-parcours en 2019, qui fait état au demeurant de l’achat d’un cheptel supplémentaire, ou lors de la procédure contradictoire organisée à la suite du contrôle dont il a fait l’objet. Or il ne s’est jamais manifesté pour informer la région Provence-Alpes-Côte d’Azur des incohérences dont il se prévaut aujourd’hui. Par suite, il n’est pas fondé à soutenir que la déchéance partielle de ses droits serait entachée d’une erreur de fait.

6. Il résulte de ce qui vient d’être dit que la requête de M. Hugues doit être rejetée.


DECIDE :

Article 1er : La requête de M. Hugues est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à A... Hugues et au président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Délibéré après l’audience du 13 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Tukov, président,
Mme Caselles, première conseillère,
Mme Charbit, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 janvier 2026.


La rapporteure,
signé
S. Caselles
Le président,
signé
C. Tukov


La greffière,

signé

S. Ibram



La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions