LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2401518

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2401518

mardi 30 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2401518
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantFAURE - HAMDI - GOMEZ & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 février 2024, la commune de Rousset, représentée par Me Pourriere, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les désordres affectant le complexe sportif communal situé sur la commune de Rousset :

2°) de réserver les frais irrépétibles et les dépens.

Elle soutient que le complexe sportif a subi un dégât des eaux important par infiltration d'eaux pluviales en provenance de la toiture.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2024, la société d'assurance mutuelle SMABTP, représentée par Me Gomez, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'elle n'est pas l'assureur de la société Vinois et qu'il appartient à la commune de mettre en cause la société Axa.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2024, la société Berim, représentée par Me Lacroix, formule ses plus expresses protestations et réserves d'usage.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2024, la société MMA IARD, venant aux droits de la société Covea Risks, représentée par Me Reina, déclare ne pas s'opposer à la demande d'expertise, sous ses plus expresses protestations et réserves et demande au juge des référés de compléter la mission de l'expert.

La requête a été communiquée à la société Sud Construction, venant aux droits de la société FDO Méditerranéenne, et la société Groupe Ets Vinois - SGE, qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Vanhullebus, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".

2. Il résulte de l'instruction que l'expertise sollicitée par la commune de Rousset porte sur les désordres affectant le complexe sportif communal situé sur son territoire. Cette demande, susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond et qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, entre dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et présente un caractère utile. Dès lors, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 2 de la présente ordonnance.

3. La société SMABTP demande au juge des référés de la mettre hors de cause en soutenant qu'elle n'était pas l'assureur de la société Vinois en 2014, date de la déclaration d'ouverture du chantier, mais seulement à compter du 1er janvier 2015 et que le contrat d'assurance a été résilié à le 31 décembre 2021. Toutefois il est constant que la société SMABTP a été assureur de la société Vinois, laquelle est intervenue en qualité de sous-traitante de la société FDO Méditerranéenne pour la réalisation des travaux d'étanchéité. Il ne peut être exclu d'une manière suffisamment certaine, en l'état de l'instruction devant le juge des référés, que les désordres invoqués soient antérieurs à la date de résiliation du contrat conclu entre la société SMABTP et la société Vinois. Dans ces conditions, il est utile que les opérations de l'expertise soient réalisées au contradictoire de la société SMABTP. Le cas échéant, il appartiendra à l'expert, s'il l'estime pertinent, de solliciter du juge des référés, en fournissant toute justification, la mise hors de cause des parties dont la participation ne serait pas ou plus nécessaire, en application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Par suite il y a lieu de rejeter la demande de mise hors de cause de la société SMABTP.

O R D O N N E :

Article 1er : La demande de mise hors de cause de la société SMABTP est rejetée.

Article 2 : M. A B, exerçant 1045, route de Pierrefeu à La Crau (83260), est désigné pour procéder, en présence de la commune de Rousset, de la société Sud Construction, venant aux droits de la société FDO Méditerranée, de la société MMA IARD, venant aux droits de la société Covea Risks, de la société Groupe Ets Vinois - SGE, de la société d'assurance mutuelle SMABTP et de la société Berim, à une expertise avec la mission suivante :

1°) convoquer les parties, se rendre sur le site du complexe sportif situé sur la commune de Rousset ;

2°) se faire communiquer tous documents utiles à l'accomplissement de sa mission ; entendre tout sachant ;

3°) décrire les désordres liés aux infiltrations d'eau pluviale provenant de la toiture, les dysfonctionnements et les dommages constatés ; définir leur nature, leur date d'apparition, leur importance et leur éventuel caractère évolutif ;

4°) donner un avis motivé sur chaque cause/origine des dommages, malfaçons et des désordres dont il s'agit, puis sur la part incombant à chaque partie, en précisant si elle est imputable aux travaux de construction, à la conception, à un défaut de direction ou de surveillance, à leur exécution, ou encore aux conditions d'utilisation et d'entretien de l'immeuble endommagé et, dans le cas de causes multiples, évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ;

5°) formuler les solutions techniques permettant de faire cesser les désordres et indiquer les travaux nécessaires à la réparation ; en évaluer le coût et la durée en précisant, s'il y a lieu, d'appliquer un coefficient de vétusté eu égard aux dates de réception d'une part et d'apparition des désordres d'autre part, dire si les travaux préconisés sont susceptibles d'apporter une amélioration à l'ouvrage par rapport à ce qui était initialement prévu et, dans l'affirmative, de chiffrer cette amélioration ;

6°) donner son avis sur les conséquences des désordres, notamment s'ils risquent de porter atteinte à la solidité de l'immeuble ou de le rendre impropre à sa destination ;

7°) déterminer le coefficient de vétusté de l'ouvrage ; dire si les éventuels travaux de réparation constituent une amélioration de l'ouvrage et le cas échéant en préciser le montant ; déterminer si l'ouvrage a été correctement entretenu par la commune ;

8°) fournir tous éléments utiles permettant au juge d'apprécier l'étendue des préjudices, notamment de jouissance, subis par la commune du fait de ces désordres et de l'exécution des réparations ;

9°) d'une manière générale, fournir tous éléments susceptibles de concourir à l'information de la juridiction qui serait saisie pour se prononcer sur les responsabilités encourues et évaluer les divers chefs de préjudice.

Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.

Article 4 : En application de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, l'expert déposera son rapport au greffe du tribunal administratif de Marseille, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5 dans le délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il notifiera une copie de son rapport à chacune des parties intéressées et, avec l'accord de celles-ci, cette notification peut s'opérer dans les conditions prévues par l'article R. 621-7-3.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Rousset, à la société Sud Construction, à la société MMA IARD, à la société Groupe Ets Vinois - SGE, à la société d'assurance mutuelle SMABTP, à la société Berim et à l'expert.

Fait à Marseille, le 30 juillet 2024.

Le juge des référés,

Signé

T. VANHULLEBUS

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions