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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2401591

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2401591

mardi 11 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2401591
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCOLAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 février 2024, M. A B, représenté par Me Colas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 septembre 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision de refus de délivrance du titre de séjour :

- elle est illégale compte tenu de la non-communication de l'avis médical, des conditions d'établissement et de transmission du rapport médical par un médecin de l'OFII identifiable et au collège de médecins chargé de rendre l'avis et le rapport médical sur lesquels elle s'appuie ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision portant fixation de délai de départ volontaire :

- Elle méconnait l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 22 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 avril 2024.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

-la directive du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle et son décret d'application ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Frédéric Salvage, président-rapporteur,

- les observations de Me Colas pour le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. Monsieur B, ressortissant nigérien, né le 10 mai 1964 à Benin city, est entré pour la dernière fois en France le 8 décembre 2017 dans des circonstances indéterminées et s'y est maintenu depuis. Le 14 mars 2023, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " en sa qualité " d'étranger malade ". Par un arrêté du 15 septembre 2023, dont M. B demande l'annulation, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui renouveler le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de renvoi.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, M. B fait valoir que la décision rejetant la demande de titre de séjour a été prise au vu d'un avis du collège de médecins de l'OFII le 27 juin 2023 qui ne lui a pas été communiqué. Aucune disposition n'impose toutefois au préfet de communiquer cet avis à l'étranger intéressé avant l'intervention de l'arrêté attaqué.

3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile énonce que : " L'étranger, (), se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, (), L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ".

4. D'autre part, aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés, précise que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure (). L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

5. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que la régularité de la procédure implique, pour respecter les prescriptions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que les documents soumis à l'appréciation du préfet comportent l'avis d'un collège de médecins. L'avis doit, en conséquence, permettre l'identification des médecins dont il émane. L'identification des auteurs de cet avis constitue ainsi une garantie dont la méconnaissance est susceptible d'entacher l'ensemble de la procédure. Il en résulte également que, préalablement à l'avis rendu par ce collège de médecins, un rapport médical, relatif à l'état de santé de l'intéressé et établi par un médecin de l'OFII, doit lui être transmis et que le médecin ayant établi ce rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège de médecins qui rend l'avis transmis au préfet. En cas de contestation devant le juge administratif portant sur ce point, il appartient à l'autorité administrative d'apporter les éléments qui permettent l'identification du médecin qui a rédigé le rapport au vu duquel le collège de médecins a émis son avis et, par suite, le contrôle de la régularité de la composition du collège de médecins.

6. L'avis a été émis le 27 avril 2023 par le collège de médecins de l'OFII. Celui-ci a estimé que l'état de santé du demandeur nécessite une prise en charge médicale, que le défaut de prise en charge médicale peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, que pour sa prise en charge, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié, et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers le pays d'origine. De plus, cet avis permet d'identifier les trois médecins de l'OFII qui en sont les signataires. En outre, si le requérant soutient qu'un vice de procédure serait caractérisé en raison du défaut d'information sur la compétence même des auteurs de l'avis, le nom de chacun de ces médecins figure sur la liste annexée à la décision du 3 octobre 2022 du directeur général de l'OFII portant désignation au collège de médecins à compétence nationale, accessible tant au juge qu'aux parties. Enfin, il ressort des pièces du dossier, que le médecin-rapporteur à l'origine du rapport médical daté du 13 juin 2023, sur lequel l'avis est fondé, n'a pas siégé au sein du collège des médecins signataires. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'un vice de procédure doit être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. "

8. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous les éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. B souffre d'une insuffisance chronique terminale sur une polykystose hépato rénale nécessitant trois hémodialyses par semaine, et pour laquelle un suivi médical régulier est nécessaire. L'intéressé bénéficie depuis avril 2021 d'une prise en charge. Il n'est pas contesté par M. B que les hémodialyses sont réalisables au Nigéria. Celui-ci verse néanmoins au dossier des communications par courriel qu'il aurait eu avec les laboratoires Viatris et Aspen, datés du 25 janvier 2024, énonçant que deux des médicaments qui lui sont nécessaires, à savoir l'Ihnixa, administré pendant les séances d'hémodialyse et l'artovastatine almus, à prendre en dehors des séances d'hémodialyse, ne seraient pas disponibles au Nigéria. Cependant, il n'est ni établi, ni même allégué, que leurs principes actifs n'y seraient pas disponibles et substituables dans le cas particulier de l'intéressé. Le requérant produit également une fiche émanant de l'OSAR, mais qui concerne les disponibilités de soins psychiatriques au Nigéria, sans lien avec la pathologie dont il souffre. Par ailleurs, le rapport relève simplement la faible proportion des personnes couvertes par l'assurance maladie, mais l'intéressé n'apporte aucun élément, à supposer ce constat fondé, de nature à établir qu'il n'en bénéficierait pas ou qu'il ne pourrait pas en bénéficier. De plus, les rapports médicaux joints aux dossiers émanant d'un médecin Nigérian, établis le 24 octobre et le 3 février 2023, concernant le manque de main d'œuvre et de médicaments, sont rédigés en des termes trop imprécis pour contester utilement l'avis du collège des médecins de l'OFII. Enfin, le simple fait que le Nigéria fasse parti des états qui demandent à ce que les patients prennent en charge le coût des transplantations rénales et des médicaments, ne suffit pas à déterminer que M. B ne pourra pas avoir accès aux soins nécessaires. Dès lors, les pièces médicales produites par M. B ne permettent nullement de contredire l'avis du 27 juin 2023 en ce qui concerne la possibilité de bénéficier effectivement d'un traitement approprié au Nigéria.

10. Dans ces conditions, le préfet des Bouches-du-Rhône n'a ni méconnu les dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

13. Ainsi qu'il a été dit au point 9, si les pièces médicales produites par M. B attestent de la réalité de la pathologie dont il souffre et de la prise en charge dont il fait l'objet à ce titre, aucune de ces pièces ne permet de contredire l'avis du collège de médecins, rendu le 27 juin 2023, concernant la possibilité de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dès lors, le préfet des Bouches-du-Rhône n'a pas méconnu les dispositions de l'article précité.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales : "1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

15. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est rentré pour la dernière fois en France le 8 décembre 2017. Il justifie d'une insertion professionnelle en tant que vendeur, par la production d'un contrat de travail à durée déterminée en date du 15 septembre jusqu'au 15 mars 2023, qui a été prolongé le 6 mars pour une durée de 6 mois. Cependant, contrairement à ses dires, il n'a pas transféré le centre de ses intérêts et attaches familiales en France. En effet, il est marié à Mme C, et est père de 4 enfants dont un mineur, résidant tous au Nigéria avec notamment sa mère. Il ne relève d'aucune pièce du dossier qu'il existe une rupture des liens entre le requérant et ces derniers. En outre, le requérant ne justifie pas de la création de nouveaux liens familiaux et personnels, ou d'une quelconque attache familiale stable sur le territoire. Ainsi le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée aux droits garantis par l'article précité doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

16. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ". Cet article énonce un délai minimum de départ volontaire fixé à 30 jours, et il est prévu que dans des situations ou circonstances particulières, lorsque le requérant le nécessite, le délai peut être prolongé.

17. En premier lieu, contrairement à ce qui est avancé par le requérant, rien ne permet de conclure que le préfet des Bouches-du-Rhône se serait estimé lié par la disposition précitée. Il vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à chacune des décisions contestées et en application de ces dispositions, il a considéré que la situation personnelle de M. B ne justifie pas, qu'à titre exceptionnel, un délai supérieur lui soit accordé, le délai de trente jours étant le délai de droit commun. Par suite, les moyens tirés de l'existence d'une erreur de droit et d'un défaut de motivation doivent être écartés.

18. En deuxième lieu, il résulte de ces dispositions que le délai de trente jours, accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français, constitue le délai de droit commun susceptible d'être accordé. Il ne ressort notamment pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait demandé au préfet des Bouches-du-Rhône de bénéficier d'une prolongation de ce délai. Dès lors il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Bouches-du-Rhône a commis une erreur manifeste d'appréciation en n'accordant pas à M. B, qui ne fait valoir aucun élément particulier ni aucune circonstance exceptionnelle devant l'administration, une prorogation. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'une erreur de droit doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie-en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Salvage, président-rapporteur,

Mme Le Mestric, première conseillère,

Mme Houvet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.

La première assesseure,

Signé

F. LE MESTRIC

Le président-rapporteur,

Signé

F. SALVAGE La greffière

Signé

F. FOURRIER

La République mande et ordonne au préfet des Bouches du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

N°2401591

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