jeudi 24 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2402254 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | LATIMIER-THEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 mars 2024, M. B A, représenté par Me Latimier-Theil, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'abroger l'arrêté du 28 janvier 2020 prononçant son expulsion du territoire français ;
2°) d'annuler l'arrêté du 28 janvier 2020 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé son expulsion du territoire français ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros à Me Latimier sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision portant refus d'abrogation de l'arrêté d'expulsion est illégale et méconnaît les dispositions de l'article L. 632-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet des Bouches-du-Rhône n'a pas réexaminé sa situation au regard de la vie privée et familiale, du risque de trouble à l'ordre public et de son insertion sociale et professionnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les articles 3 et 9 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît l'article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne ;
- la décision portant refus d'abrogation de l'arrêté d'expulsion et l'arrêté d'expulsion méconnaissent les dispositions de l'article L. 252-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 janvier 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- l'arrêté d'expulsion du 28 janvier 2020 a été confirmé par un jugement du 22 février 2022 ;
- aucune décision implicite de refus d'abrogation n'est née dès lors qu'il n'a pas reçu la demande d'abrogation de M. A ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 mars 2025 :
- le rapport de Mme Devictor,
- les conclusions de Mme Giocanti, rapporteure publique,
- et les observations de Me Baudoin, substituant Me Latimier-Theil, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 28 janvier 2020, le préfet des Bouches-du-Rhône a expulsé du territoire français M. A, ressortissant truc. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision et de la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'abroger cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté d'expulsion du 28 janvier 2020
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un jugement n°2002120 du 22 février 2022, le tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 janvier 2020. Dès lors, les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de cet arrêté sont sans objet et doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de refus d'abrogation de l'arrêté d'expulsion du 28 janvier 2020
3. Aux termes de l'article R. 632-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur une demande d'abrogation d'une décision d'expulsion vaut décision de rejet ".
4. M. A soutient avoir adressé par un courrier du 7 novembre 2023 une demande d'abrogation de l'arrêté d'expulsion du 28 janvier 2020, toutefois, en l'absence de justification de ce que cette demande est parvenue à l'administration, alors que le préfet des Bouches-du-Rhône le conteste, aucune décision implicite de refus d'abrogation n'est née. Dès lors, les conclusions aux fins d'annulation de cette décision présentées par M. A sont irrecevables et doivent être rejetées.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par M. A doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que la demande présentée sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 20 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Gonneau, président,
Mme Simeray, première conseillère,
Mme Devictor, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2025.
La rapporteure,
Signé
É. DevictorLe président,
Signé
P-Y. Gonneau
Le greffier,
Signé
L. Bardoux-Jarrin
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026