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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2403274

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2403274

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2403274
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDEGUITRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 avril 2024, M. D B, représenté par Me Elie Attia, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les conditions dans lesquelles il a été prise en charge au centre hospitalier de Sainte Marguerite dans le 9ème arrondissement de Marseille à compter du 16 mai 2008, au contradictoire de l'assistance publique - hôpitaux de Marseille, du professeur de médecine A C et de la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône et de mettre à la charge du centre hospitalier le versement de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'expertise demandée est utile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2024, l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM) conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- le Pr C ne peut pas être appelé à l'expertise car les agissements mis en cause ne sont susceptibles de relever que de la seule responsabilité du centre hospitalier.

- l'expertise n'est pas utile.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. E Argoud, magistrat, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1.Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ". Il appartient au juge des référés, saisi en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'apprécier l'utilité de la mesure d'expertise demandée au vu des pièces du dossier, notamment des expertises déjà réalisées, et des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, cette mesure. Il en va ainsi y compris lorsqu'un rapport d'expertise a déjà été réalisé par une commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI).

2.Le requérant demande une expertise portant sur les conditions dans lesquelles il a été pris en charge au centre hospitalier de Saint Marguerite. Une expertise concernant cette prise en charge a été réalisée devant la CRCI de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le requérant ne formule aucune critique de fait ou de droit à l'encontre de cette expertise. En se bornant que à indiquer que la responsabilité du centre hospitalier peut être discutée et qu'il s'interroge sur les conditions de la prise en charge au centre hospitalier, le requérant n'apporte aucun élément de nature à démontrer l'utilité de la mesure d'expertise qu'il demande. Ainsi, la demande n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de rejeter la demande d'expertise et par suite l'ensemble des conclusions de la requête.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, au Professeur A C - par la voie d'une notification administrative réalisée par l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille - et à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 16 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

E Argoud

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