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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2403401

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2403401

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2403401
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL CARLINI & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2024, Mme A B épouse C, représentée par la SELARL Lexvox, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les conditions dans lesquelles elle a été prise en charge au centre hospitalier de la Conception relevant de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille à compter du 4 mars 2017.

Elle soutient que l'expertise demandée est utile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 avril 2024, l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, prise en la personne du représentant légal, représenté par la Selarl Carlini et associés, déclare ne pas s'opposer à l'expertise.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2024, l'ONIAM, représenté par la Selarl de la Grange et Fitoussi, avocats, déclare ne pas s'opposer à l'expertise.

La requête a été communiqué à la Caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, qui, n'a pas produit d'observation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. D Argoud, magistrat, pour statuer sur les demandes en référé.

1. En premier, lieu, aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.

2. La requérante, qui se borne à invoquer une prise en charge médicale à l'hôpital de la Conception, ne fait état d'aucun élément susceptible de rattacher l'expertise demandée à un litige ultérieur relevant de la juridiction administrative. Par suite la demande d'expertise de la requérante ne peut qu'être rejetée

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B épouse C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B épouse C, à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, et à la Caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 16 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

JM ARGOUD

La République mande et ordonne au Ministre de la Santé et de l'Accès aux soins en ce qui le concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/Le greffier en chef,

Le greffier

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