jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2404121 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL PLANTAVIN REINA ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 avril 2024, la communauté d'agglomération Provence-Alpes-Agglomération, représentée par la SCP d'Avocats SCHMIDT-VERGNON PELISSIER-THIERRY-EARD-AMINTHAS et TISSOT, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les désordres résultant de l'exécution du lot 15 du marché public d'aménagement du spa réalisé dans le cadre de l'aménagement et de l'agrandissement de l'établissement thermal de Digne-les-Bains.
Elle soutient que l'expertise est utile.
Par un mémoire enregistré le 4 juillet 2024, la société l'Auxiliaire, prise en la personne du représentant légal en exercice, représentée par la Selarl Phare avocats, ne présente pas de conclusions.
Par un mémoire enregistré le 10 juillet 2024, la société DHA Architectes associés, prise en la personne du représentant légal en exercice, la société Solea Voutier et associés, prise en la personne du représentant légal en exercice, et la mutuelle des architectes français (MAF) représentées par la Selarl Axone droit public, demandent que soient appelées à la cause la société XL insurance company SE en sa qualité d'assureur de la société Elcimai environnement, la société Secoba en sa qualité de cotraitante du groupement de maitrise d'œuvre, la société Axa Assurances Iard Mutuelle en sa qualité d'assureur de la société Secoba, cotraitante du groupement de maîtrise d'œuvre, la société A Allais en sa qualité de liquidateur de la société Isobase, cotraitante du groupement de maîtrise d'œuvre, l'assureur de la société Isobase, l'assureur de la société Socotec.
Par un mémoire enregistré le 21 août 2024, la société MAAF Assurances, prise en la personne du directeur général en exercice, représentée par la Selarl Plantavin Reina et associés, ne présente pas de conclusions.
La procédure a été régulièrement communiquée à la cause la société Elcimai environnement, la société XL Insurance Company SE, à la société Secoba, à la société AXA Assurances IARD mutuelle, à la société Jerome Allais, à M. A C, à la société Socotec qui n'ont pas présenté d'observations.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Argoud, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".
2. La communauté d'agglomération Provence-Alpes-Agglomération, demande au juge des référés d'ordonner une expertise portant sur les désordres résultant de l'exécution du lot 15 du marché public d'aménagement du spa réalisé dans le cadre de l'aménagement et de l'agrandissement de l'établissement thermal de Digne-les-Bains, ayant été attribué à la société Alpes chauffage conforts et réalisés sous la direction du groupement de maîtrise d'œuvre DHA - Secoba - Codef Ingénierie SAS - Isobase - Etamine - Sarl Sigma acoustique. La demande d'expertise, susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond et qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et présente un caractère utile. Dès lors, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 3 de la présente ordonnance.
3. Il résulte de l'instruction qu'il y a lieu de mettre en cause :
- le demandeur de l'expertise : la communauté d'agglomération Provence-Alpes-Agglomération,
- titulaire du lot du marché, à l'origine des désordres mis en cause : la Sarl Alpes Chauffage Confort, et son assureur a société MAAF Assurances
- les participants au groupement de maîtrise d'œuvre : la sociétés DHA Architectes mandataire du groupement, et son assureur la société MAF, la société Elcimai environnement venant aux droits de la société Code ingenierie SAS et son assureur la société XL Insurance company SE, la société Secoba et son assureur la société AXA assurances Iard mutuelles, l la société A Allais en sa qualité de liquidateur de la société Isobase et la société Solea Voutier sous-traitante des missions visa, synthèse, det et Aor
- l'assistant à maîtrise d'ouvrage : M. A C,
- la société Socotec, contrôleur technique.
O R D O N N E :
Article 1er : Les personnes mentionnées au point 3 sont mises en cause.
Article 2 : Monsieur D B, exerçant 22 boulevard Chancel, 13008 Marseille, est désigné pour procéder, en présence des parties en instance à une expertise avec la mission suivante :
1°) convoquer les parties, se rendre à l'établissement Thermal de Dignes-les-Bains, sur les lieux d'exécution des travaux du lot n°15 du marché mentionné au point 2 ;
2°) se faire communiquer tous documents utiles à l'accomplissement de sa mission ; entendre tout sachant ;
3°) examiner et décrire les désordres, malfaçons et les dommages constatés ; de définir leur nature, leur date d'apparition, leur importance et leur éventuel caractère évolutif ;
4°) donner un avis motivé sur la ou les causes et origines des désordres dont il s'agit dont il s'agit en précisant s'ils sont dus à un vice de conception, à un défaut de surveillance dans la direction des travaux ou à des fautes d'exécution, à un défaut d'entretien ou d'utilisation du bien, à la qualité des matériaux utilisés ou encore à toute autre cause et, dans le cas de causes multiples, préciser dans quelles proportions les désordres sont imputables à chacune d'elles ;
5°) préciser si les malfaçons et/ou désordres constatés étaient soit connus soit apparents, à la date de la réception et dire si les désordres et malfaçons constatés pouvaient être détectés dans toute leur ampleur et importance lors de la réception et de la levée des réserves ;
6°) donner son avis sur les conséquences des désordres et malfaçons constaté et dire, notamment s'ils portent atteinte à la solidité de l'immeuble ou s'ils le rendent impropre à sa destination ou s'ils sont susceptibles de le faire dans un délai prévisible, dans l'hypothèse où l'évolution des désordres en cause, qui n'auraient pas encore manifesté toute leur ampleur, apparaitrait inéluctable. ;
7°) formuler les solutions techniques permettant de faire cesser les désordres et indiquer les travaux nécessaires à la réparation ; en évaluer le coût et la durée ; préciser la plus-value éventuelle apportée à l'ouvrage par ces travaux
8°) fournir tous éléments utiles permettant au juge d'apprécier l'étendue des préjudices subis par les requérants du fait de ces désordres et de l'exécution des réparations ;
9°) d'une manière générale, fournir tous éléments susceptibles de concourir à l'information de la juridiction qui serait saisie pour se prononcer sur les responsabilités encourues et l'imputabilité des désordres constatés.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 4 : En application de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, l'expert déposera son rapport au greffe du tribunal administratif de Marseille, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5 dans le délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il notifiera une copie de son rapport à chacune des parties intéressées et, avec l'accord de celles-ci, cette notification peut s'opérer dans les conditions prévues par l'article R. 621-7-3.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à l'agglomération Provence Alpes Agglomération, à la société XL Insurance Compagny SE, à la Société A Allais, à la société Axa Assurance Iard Mutuelles, à la société Secoba, à la société Maaf Assurances, à la Sarl Alpes Chauffage Confort, à la Socotec, à l'Auxiliaire BTP, à Monsieur C A, à la société Elcimai Environnement venant aux droits de Codef Ingénierie Sas, à la Maf, à la société Solea Voutier et Associés, à DHA Architectes Associés et à l'expert, M. D B.
Fait à Marseille, le 24 octobre 2024.
Le juge des référés,
Signé
M. ARGOUD
La République mande et ordonne au Préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/Le greffier en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026