LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2404909

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2404909

jeudi 23 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2404909
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantQUINSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 mai 2024, M. C B demande au tribunal :

1°) de prononcer son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 mai 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans et l'a inscrit au système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé et résulte d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation, ainsi spécifiquement que la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire et la décision portant interdiction de retour sur le territoire ;

- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire méconnait les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans méconnait les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et présente un caractère disproportionné ; son comportement ne représente pas une menace pour l'ordre public ;

- son inscription au système d'information Schengen, dès lors qu'il a entrepris des démarches de régularisation de sa situation administrative en Espagne, résulte d'une erreur d'appréciation du préfet des Bouches-du-Rhône.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 mai 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.

Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, la magistrate désignée a présenté son rapport, informé les parties que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office et tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de l'inscription de l'intéressé aux fins de signalement dans le système d'information Schengen, qui n'est qu'une conséquence de l'interdiction de retour sur le territoire et ne constitue pas une décision faisant grief, et entendu :

- les observations de Me Quinson pour M. B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et fait valoir en outre que le requérant n'est pas connu sous différentes identités mais qu'il y a seulement une incompréhension dans l'orthographe de son nom, que sa date de naissance est le 27 septembre 1996 et non le 20 juillet 1997 comme cela a été enregistré par les services préfectoraux ; que le requérant n'a pas été mis en mesure de justifier, lors de son audition par les services de gendarmerie, ses déclarations ; que l'arrêté en litige est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- et celles de M. B.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissant algérien né le 27 septembre 1996, M. B, également identifié sous les noms " Didjelli " ou " Djidjli " selon les orthographes utilisées par les administrations, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 mai 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans.

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, il y a lieu de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

3. L'arrêté en litige comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en particulier les articles pertinents du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la situation personnelle du requérant. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cet arrêté doit dès lors être écarté.

4. Il ne ressort pas des pièces du dossier, compte tenu des termes circonstanciés de l'arrêté en litige et en particulier de la mention de la compagne du requérant, que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait négligé de procéder à un examen particulier de la situation de M. B.

5. Si l'intéressé fait valoir qu'il n'a pas été mis en mesure, lors de son interpellation puis de son audition par les services de gendarmerie, de se procurer les documents nécessaires à la justification de son droit au séjour en France, en particulier s'agissant de son lieu de résidence et de sa compagne, M. B a produit, dans le cadre de la présente instance, les pièces pertinentes relatives à sa situation. Dans ces conditions, et alors au demeurant que l'intéressé ne se prévaut de la méconnaissance d'aucune disposition spécifique, le moyen soulevé doit être écarté.

En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :

6. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ". Et aux termes de l'article L. 613-1 de ce code : " () les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".

7. La décision en litige, outre la mention des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait état de ce que M. B ne peut justifier d'un lieu de résidence permanent, dès lors que ses déclarations ont varié à ce propos, qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement, qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire et ne dispose pas d'un titre de voyage en cours de validité. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. B doit être écarté.

8. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. B, le préfet des Bouches-du-Rhône s'est notamment fondé sur le 3° de l'article L. 612-2 précité, aux motifs que M. B, qui est entré irrégulièrement sur le territoire français, n'a jamais entamé de démarche en vue de régulariser son séjour, est dépourvu de tout document de voyage, a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement qu'il n'a pas exécutée, ce que le requérant ne conteste pas. Si l'intéressé justifie d'un lieu de résidence effectif et permanent, il n'est pas contesté qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il s'ensuit que le préfet des Bouches-du-Rhône, en refusant d'accorder à M. B un délai de départ volontaire, n'a pas méconnu les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :

9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

10. En premier lieu, la décision portant interdiction de retour sur le territoire vise des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et examine les quatre critères prévus à l'article L. 612-10 de ce code. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.

11. En deuxième lieu, les circonstances que M. B justifie d'une situation de concubinage depuis le mois d'avril 2023 et de l'exercice d'un emploi en intérim depuis au moins décembre 2022 ne suffit pas pour considérer qu'il soit regardé comme bénéficiant de circonstances humanitaires.

12. En troisième lieu, il résulte des dispositions précitées qu'en l'absence de circonstances humanitaires et compte tenu du refus d'accorder un délai de départ volontaire à M. B, le préfet des Bouches-du-Rhône devait assortir la mesure d'éloignement d'une interdiction de retour en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant occupe un emploi, en qualité d'agent d'intérim comme agent de tri puis préparateur de commande, opérateur logistique, manutentionnaire ou encore " agent de quai ", depuis au moins décembre 2022, qu'il dispose et d'avis d'impôt sur les revenus de 2022 et de 2023 établis respectivement en 2023 et 2024, et qu'il justifie d'une situation de concubinage depuis avril 2023 avec sa compagne, titulaire d'un certificat de résidence algérien valable du 1er janvier au 31 décembre 2024. Dans ces conditions, et alors que la présence de l'intéressé, compte tenu de l'ancienneté des faits pour lesquels il a été condamné, et de l'absence de condamnation postérieure, ne peut être regardée comme représentant une menace à l'ordre public, la durée de trois ans d'interdiction de retour sur le territoire retenue par le préfet des Bouches-du-Rhône présente, dans les circonstances particulières de l'espèce, un caractère disproportionné.

13. Si le requérant soutient que l'interdiction de retour sur le territoire français conduit à une expulsion automatique de l'ensemble de l'espace Schengen pour cette même durée et l'empêchera de procéder à la régularisation de sa situation en Espagne, du fait de son inscription dans le système d'information Schengen (SIS), cette inscription, qui n'est qu'une conséquence de l'interdiction de retour en litige, n'a pas d'incidence sur la légalité de cette mesure.

En ce qui concerne l'inscription aux fins de signalement dans le système d'information Schengen :

14. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen () ".

15. Lorsqu'elle prend une décision d'interdiction de retour sur le territoire français à l'égard d'un étranger, l'administration se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Cette information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, en conséquence, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions présentées sur ce point sont irrecevables et ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 mai 2024 en tant qu'il prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de trois ans.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas partie perdante pour l'essentiel.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 19 mai 2024 portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans est annulée.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Lu en audience publique le 23 mai 2024.

La magistrate désignée

Signé

A. A

La greffière

Signé

H. Ben Hammouda

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions