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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2405986

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2405986

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2405986
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantLLINARES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 juin et 3 septembre 2024, M. A C, représenté par Me Llinares, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure et lui a interdit de revenir sur le territoire français pendant deux ans ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet compétent de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, " salarié ", dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa demande dans le délai de soixante jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 800 euros à Me Llinares au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la signataire de l'arrêté était incompétente ;

- la signature apposée ne serait pas celle de la signataire ;

- l'arrêté ne comporte pas la mention selon laquelle il est signé par délégation ;

- la décision de refus de séjour est insuffisamment motivée ;

- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen particulier ;

- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;

- cette décision est fondée sur la décision illégale de refus de titre de séjour ;

- il ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français alors qu'il remplit les conditions de délivrance d'un titre de séjour de plein droit ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- le délai de départ volontaire est insuffisamment motivé ;

- l'octroi d'un délai de trente jours méconnaît les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le pays de destination est fondée sur la décision illégale l'obligeant à quitter le territoire ;

- l'interdiction de retour sur le territoire est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas pris en compte les quatre critères permettant l'édiction d'une interdiction du territoire ;

- l'interdiction de retour n'est pas justifiée et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 17 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord du 9 octobre 1987 entre la République française et le Royaume du Maroc ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Gonneau a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 14 mars 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande d'admission au séjour à titre exceptionnelle présentée par M. C, ressortissant marocain, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure et lui a interdit de revenir sur le territoire pendant deux ans. M. C demande l'annulation de cet arrêté.

2. Mme D B, cheffe du bureau de l'éloignement, du contentieux et de l'asile, qui a signé l'arrêté attaqué, bénéficiait à cet effet d'une délégation de signature accordée par un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 6 octobre 2023, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

3. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ".

4. D'une part, l'arrêté en litige comporte le prénom, le nom et la qualité de la signataire de l'arrêté en litige, ainsi que la signature de celle-ci. D'autre part, il ne résulte pas des dispositions précitées que la signature du signataire de l'acte devrait être lisible, la mention du nom et du prénom palliant une signature illisible. Enfin, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au signataire d'un acte de mentionner que celui-ci est signé par délégation de l'auteur. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées doivent être écartés.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

5. En visant l'accord franco-marocain et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment les articles L. 412-1 et L. 423-23, et en relevant que M. C ne justifiait pas d'une résidence continue en France, qu'il n'était pas titulaire d'un visa de long séjour ni d'un contrat de travail visé, qu'il ne justifiait pas avoir travaillé, ni d'une insertion sociale et professionnelle suffisante, qu'il était célibataire et sans enfants et ne justifiait pas de l'ancienneté et de la stabilité de liens personnels et familiaux en France, l'arrêté indique de manière suffisamment précise les motifs de fait et de droit pour lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande d'admission au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.

6. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation de M. C n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier de la part de l'administration au regard des éléments dont elle avait connaissance à la date de la décision. Par suite, le moyen tiré de l'absence de cet examen doit être écarté.

7. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

8. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, au sens de l'article 9 de cet accord. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation pour un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. C, né en 1992, est entré en France au cours de l'année 2018 et qu'il y a poursuivi des études jusqu'à obtenir le grade de master de sciences et technologies en 2023. Les seules circonstances que M. C pourrait débuter une thèse et se voit offrir de nombreuses opportunités d'emploi en qualité d'ingénieur ne sont pas propres à faire regarder le préfet des Bouches-du-Rhône comme ayant commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'usage de son pouvoir de régularisation.

10. Si M. C, sans charge de famille, fait valoir qu'il serait en concubinage avec une ressortissante tunisienne titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, il ne justifie pas l'existence et la durée, par les pièces produites, d'une vie commune, dès lors qu'il a déclaré être hébergé chez un tiers lors de sa demande de titre de séjour. Au regard de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé en qualité d'étudiant, et alors qu'il n'est pas dépourvu d'attaches au Maroc, le préfet des Bouches-du-Rhône n'a pas méconnu son droit au respect de sa vie privée et familiale en lui refusant un titre de séjour et les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

11. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour doit être écarté et que pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 10, les moyens tirés de ce que M. C remplirait les conditions de délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de ce que l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de ce que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

12. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".

13. Ainsi qu'il a été dit au point 5, le préfet des Bouches-du-Rhône a suffisamment motivé la décision de refus de titre de séjour. En vertu des dispositions précitées, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Il y a lieu, dès lors, d'écarter le moyen tiré du défaut de motivation de l'obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne le délai de départ volontaire :

14. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à la date de la décision litigieuse : " () Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".

15. En relevant que la situation personnelle de M. C ne justifiait pas, qu'à titre exceptionnelle, un délai de départ supérieur à trente jours lui soit accordé, le préfet des Bouches-du-Rhône a suffisamment motivé la décision accordant un délai de départ de trente jours.

16. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas () ".

17. En se bornant à alléguer que la durée de trente jours contestée était insuffisante au regard de la durée de son séjour en France et des circonstances tiré d'une communauté de vie non établie et d'une promesse de thèse de doctorat, M. C n'établit pas que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne lui octroyant pas un délai de départ volontaire plus long.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

18. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :

19. Aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

20. Il incombe à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

21. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté contesté que le préfet des Bouches-du-Rhône a relevé que le requérant était entré en France en 2018, à l'âge de vingt-six ans, qu'il ne justifiait pas d'une insertion socio-professionnelle notable depuis cette date, qu'il était célibataire et sans charge de famille alors que résident au Maroc ses parents et frères et sœurs et qu'il n'avait pas exécuté deux décisions l'obligeant à quitter le territoire. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet n'aurait pas pris en compte, en l'absence de menace pour l'ordre public, l'ensemble des critères énoncés par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

22. D'autre part, eu égard à ce qui a été exposé aux points 9 et 10, c'est sans erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé à l'encontre de M. C une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 14 mars 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et la demande présentée au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Gonneau, président,

Mme Devictor, première conseillère,

Mme Delzangles, première conseillère.

Jugement rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.

L'assesseure la plus ancienne,

Signé

É. Devictor

Le président, rapporteur

Signé

P-Y. GonneauLa greffière,

Signé

A. Martinez

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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