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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2406008

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2406008

lundi 24 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2406008
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGONY-MASSU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 juin 2024, Mme A B, représentée par Me Gony-Massu, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 février 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et lui a interdit de revenir sur le territoire pendant deux ans, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à l'autorité administrative de délivrer à Mme A B une carte de séjour mention " vie privée et familiale " ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision () ". Aux termes de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " I.- Conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire, prise en application de l'article L. 251-1 ou des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 du même code, fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément () ". Aux termes de l'article R. 776-5 du même code : " I.- Le délai de recours contentieux de trente jours mentionné à l'article R. 776-2 n'est pas prorogé par l'exercice d'un recours administratif () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 6 février 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande d'admission au séjour de Mme B, l'a obligée à quitter le territoire français et lui a interdit de revenir sur le territoire pendant deux ans, portant mention des voies et délais de recours, a été notifié à Mme B au plus tard le 28 mars 2024, date de son recours gracieux à l'encontre de cet arrêté. Ce recours gracieux ne prolongeant pas le recours contentieux de trente jours, les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 6 février 2024 présentée par Mme B, enregistrée au greffe du tribunal administratif le 17 juin 2024, sont tardives et ainsi entachées d'une irrecevabilité manifeste et non régularisable.

3. L'exercice d'un recours gracieux à l'encontre de l'arrêté du 6 février 2024 tendant au retrait de cet acte ne pouvant avoir pour effet de rouvrir le délai de recours, le rejet de cette demande n'est pas susceptible de recours.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Le président de la 3ème chambre,

signé

P-Y. Gonneau

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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