mardi 4 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2406130 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par un arrêt n°24MA00141, la cour administrative d'appel de Marseille, saisi d'un appel présenté par Mme B, a annulé le jugement n° 2009661 du 22 novembre 2023 du tribunal administratif de Marseille et renvoyé l'affaire devant le même tribunal, qui l'a enregistrée le 20 juin 2024 sous le n° 2406130.
Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 décembre 2020, 10 décembre 2021 et 21 juin 2022 ainsi qu'un mémoire complémentaire du 9 octobre 2024, Mme A B, représentée par la SCP Berenger, Blanc, Burtez-Doucede et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 octobre 2020 par lequel le maire de la commune des Orres a refusé de lui délivrer un permis de construire ;
2°) d'enjoindre à la commune des Orres, à titre principal, de lui délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions ;
3°) de mettre à la charge de la commune des Orres la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le bénéfice des dispositions de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme lui est applicable ;
- les motifs de refus tenant à la surface déclarée et à la superficie de l'emprise au sol ne sont pas fondés ;
- les dispositions des articles AU1, AU2 et AU7 du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune des Orres lui étaient inapplicables, dans la mesure où elle bénéficie des dispositions de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense enregistrés les 2 septembre 2021, 12 mai 2022, 22 novembre 2022 ainsi qu'un mémoire complémentaire enregistré le 24 octobre 2024, la commune Les Orres, représentée par Me Neveu, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés ne sont fondés.
Par une ordonnance du 3 décembre 2024, la clôture immédiate de l'instruction a été prononcée, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fayard, rapporteure,
- les conclusions de M. Trébuchet, rapporteur public,
- et les observations de Me Claveau, représentant Mme B, et de Me Seisson, représentant la commune.
Une note en délibéré, présentée par Me Claveau pour Mme B a été enregistrée le 21 janvier 2025 et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Par l'arrêté attaqué du 16 octobre 2020, le maire de la commune des Orres a refusé de délivrer à Mme B un permis de construire en vue de la reconstruction d'un garage sur les parcelles E n° 220 et E n° 229 situées au lieu-dit " le Melezet ".
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale, le plan local d'urbanisme ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la structure de la construction en litige est réalisée en parpaings puis recouverte d'un bardage en bois de Mélèze reposant, ainsi que cela a été confirmé lors de l'audience, sur un radier de béton, contrairement au bâtiment d'origine entièrement en bois posé sur le sol naturel. En outre, le projet supprime la porte arrière du bâtiment, ne comporte plus qu'une porte sur la façade ouest et prévoit une porte de garage dont les dimensions, la couleur et les matériaux utilisés diffèrent de la construction d'origine. Enfin, la toiture est en bac acier contrairement à la tôle ondulée d'origine. Dans ces conditions, l'ensemble de ces éléments constituent des modifications majeures qui ont pour effet de modifier l'aspect extérieur de la construction d'origine. Par suite, la requérante ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme et le motif de refus tiré de sa méconnaissance est fondé.
4. En second lieu, en se bornant à soutenir que les articles AU 1, AU 2 et AU 7 du règlement du PLU ne lui sont opposables au titre de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, la requérante ne conteste pas utilement ces motifs de refus.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la requérante sur ce fondement. Il y a toutefois lieu de mettre à la charge de Mme B une somme de 1 800 euros à verser à la commune des Orres sur le fondement des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme B versera la somme de 1 800 euros à la commune des Orres au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune des Orres.
Copie en sera adressé au procureur de la république près le tribunal judiciaire de Gap.
Délibéré après l'audience du 13 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Trottier, président,
Mme Fayard, conseillère,
M. Guionnet Ruault, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2025.
La rapporteure,
Signé
A. FAYARD
Le président,
Signé
T. TROTTIER La greffière
Signé
S. BOUCHUT
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026