Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2407010
lundi 5 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2407010 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP UGGC - AVOCATS |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Systra France d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de mandater d’office une somme due par la métropole Aix-Marseille-Provence. La métropole ayant finalement versé la somme en litige, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction. Les demandes de frais d’instance présentées par les deux parties sont rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2024, la société Systra France, représentée par la société d’avocats UGGC avocats, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de mandater d’office ou d’inscrire d’office au budget de la métropole Aix-Marseille-Provence la somme dont elle est créancière à l’égard de cette dernière ;
2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de mandater d’office cette somme ou de l’inscrire d’office au budget de la métropole ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa demande, dans un délai de dix jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 5 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 novembre 2024 et 4 décembre 2025, la métropole Aix-Marseille-Provence fait valoir qu’il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées à titre principal, demande le rejet des conclusions présentées au titre des frais de l’instance et demande qu’il soit mis à la charge de la société Systra France la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 23 décembre 2025, la société Systra France fait valoir qu’il n’y a pas lieu de statuer sur ses conclusions principales et demande qu’il soit mis à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Il résulte de l’instruction que la métropole Aix-Marseille-Provence a versé à la société Systra France la somme que celle-ci avait demandé au préfet des Bouches-du-Rhône de mandater d’office ou d’inscrire d’office au budget de la métropole. Par suite, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône avait rejeté cette demande et à fin d’injonction.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux demandes de la société requérante et de la métropole présentées au titre des frais de l’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par la société Systra France.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la métropole Aix-Marseille-Provence au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Systra France, au préfet des Bouches-du-Rhône et à la métropole Aix-Marseille-Provence.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
P-Y. Gonneau
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2024, la société Systra France, représentée par la société d’avocats UGGC avocats, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de mandater d’office ou d’inscrire d’office au budget de la métropole Aix-Marseille-Provence la somme dont elle est créancière à l’égard de cette dernière ;
2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de mandater d’office cette somme ou de l’inscrire d’office au budget de la métropole ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa demande, dans un délai de dix jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 5 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 novembre 2024 et 4 décembre 2025, la métropole Aix-Marseille-Provence fait valoir qu’il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées à titre principal, demande le rejet des conclusions présentées au titre des frais de l’instance et demande qu’il soit mis à la charge de la société Systra France la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 23 décembre 2025, la société Systra France fait valoir qu’il n’y a pas lieu de statuer sur ses conclusions principales et demande qu’il soit mis à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Il résulte de l’instruction que la métropole Aix-Marseille-Provence a versé à la société Systra France la somme que celle-ci avait demandé au préfet des Bouches-du-Rhône de mandater d’office ou d’inscrire d’office au budget de la métropole. Par suite, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône avait rejeté cette demande et à fin d’injonction.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux demandes de la société requérante et de la métropole présentées au titre des frais de l’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par la société Systra France.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la métropole Aix-Marseille-Provence au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Systra France, au préfet des Bouches-du-Rhône et à la métropole Aix-Marseille-Provence.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
P-Y. Gonneau
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,