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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2408628

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2408628

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2408628
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBELOTTI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 août 2024, M. A B, représenté par Me Belotti, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros à Me Belotti au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est satisfaite ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige dès lors que :

- la décision n'est pas motivée ;

- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen particulier ;

- la décision méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard de l'ancienneté de son séjour et de ses liens familiaux et professionnels en France ;

- la décision méconnaît les dispositions de la circulaire du 28 novembre 2012 ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête en faisant valoir que la carte de séjour mention " étudiant " lui a été régulièrement délivré et que ce titre de séjour lui permet de se maintenir sur le territoire.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 juillet 2024.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2406246 tendant à l'annulation de la décision en litige.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Gonneau, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 11 septembre 2024 tenue en présence de Mme Martinez, greffière d'audience, M. Gonneau a lu son rapport et a entendu les observations de Me Belotti pour M. B qui a conclu aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande la suspension de l'exécution de la décision implicite, révélée par la délivrance d'une carte de séjour temporaire mention " étudiant " le 5 février 2024, par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale ".

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.

4. Pour justifier de l'urgence, M. B fait valoir que la carte de séjour mention " étudiant " ne lui permet pas de travailler à plein temps alors qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche, que sa situation risque d'être précarisée rapidement alors qu'il constitue un soutien financier important pour ses grands-parents et qu'il ne remplira pas les critères exigés pour le renouvellement de cette carte. Toutefois, M. B, titulaire d'une carte de séjour temporaire mention " étudiant " qui l'autorise à travailler à hauteur de 60% de la durée de travail annuelle, ne justifie ni avoir utilisé cette possibilité, ni que la différence de revenus entre un emploi à temps plein et un emploi à temps partiel porterait gravement atteinte à sa situation financière. La seule circonstance qu'il ne puisse signer un contrat de travail à temps plein ne constitue pas en elle-même une situation d'urgence. Enfin, les conditions de son admission au séjour au terme de la durée de validité de son titre actuel, le 4 février 2025, ne saurait justifier d'une situation d'urgence à la date de la présente ordonnance. Il résulte de ce qui précède que la condition tenant à l'urgence n'est pas justifiée et que, par suite, les conclusions aux fins de suspension de la décision en litige doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées aux fins d'injonction et la demande présentée au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.

Le juge des référés,

Signé

P-Y. GONNEAU

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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