LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2409427

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2409427

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2409427
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantCARLOTTI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 17 septembre 2024, le magistrat désigné du tribunal administratif de Bastia a transmis au tribunal administratif de Marseille la requête et le mémoire, enregistrés les 16 et 17 septembre 2024, présentée pour M. A B par Me Carlotti.

Par cette requête, enregistrée au Tribunal administratif de Marseille le 17 septembre 2024, M. B demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 septembre 2024 par lequel le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination de son éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire national pendant une durée de trois ans ;

2°) d'annuler l'arrêté du 14 septembre 2024 par lequel le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud l'a placé en rétention administrative pour une durée de quatre jours.

Il soutient que :

Sur la légalité de l'arrêté portant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire national :

- l'arrêté méconnaît les articles L. 251-2 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle dès lors que sa compagne et son fils, de nationalité française, résident sur le territoire, et qu'il justifie de son insertion professionnelle ;

Sur la légalité de l'arrêté portant placement en rétention :

- la mention des délais de recours sur l'arrêté est erronée ;

- le juge des libertés et de la détention a insuffisamment motivé son ordonnance, et il n'a pas examiné la possibilité de relever d'office un moyen permettant la mainlevée de la mesure de placement ;

Des pièces ont été enregistrées le 17 septembre 2024 pour le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Pilidjian pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience :

- le rapport de Mme Pilidjian, magistrate désignée qui, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, a informé les parties de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public relevé d'office tiré de l'incompétence du juge administratif pour statuer sur l'arrêté de placement en rétention,

- les observations de Me Boustelitane, qui substitue Me Carlotti, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, et qui soutient en outre que l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors que la commission d'expulsion n'a pas été saisie, et que la décision interdisant à M. B de retourner sur le territoire national pendant une durée de trois ans est entachée d'un défaut d'examen et est disproportionnée,

- et les observations de M. B.

Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant portugais né le 17 août 1985 à Montalegre (Portugal), soutient être entré en France en 2007. Le 14 septembre 2024, il a été invité par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud à formuler des observations sur l'éventualité de la prise d'une obligation de quitter le territoire français. Puis, par deux arrêtés du même jour, le préfet l'a, d'une part, obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination de son éloignement et lui a interdit de retourner sur le territoire national pendant une durée de trois ans, et, d'autre part, a décidé de son placement en rétention administrative. M. B demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.

Sur l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté de placement en rétention administrative :

2. Aux termes de l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision de placement en rétention peut la contester devant le magistrat du siège du tribunal judiciaire, dans un délai de quatre jours à compter de sa notification. Il est statué suivant la procédure prévue aux articles L. 743-3 à L. 743-18 ".

3. Il résulte de ces dispositions que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 14 septembre 2024 par lequel M. B a été placé en rétention administrative doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.

Sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 14 septembre 2024 portant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire national :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ". Aux termes de l'article L. 251-2 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 251-1 les citoyens de l'Union européenne ainsi que les membres de leur famille qui bénéficient du droit au séjour permanent prévu par l'article L. 234-1 ". Et aux termes de l'article L. 234-1 de ce code : " Les citoyens de l'Union européenne mentionnés à l'article L. 233-1 qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français () ".

5. Si M. B, soutient que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il bénéficie d'un droit au séjour permanent, il ressort des pièces du dossier qu'il a été écroué le 6 août 2023 dans le cadre d'un mandat de dépôt, et qu'il a été condamné, le 26 septembre 2023 par le tribunal correctionnel d'Ajaccio à une peine de 30 mois d'emprisonnement dont 12 mois assortis de sursis probatoire pendant 2 ans. Or, les périodes d'incarcération en France, quel que soit leur régime d'exécution, ne peuvent être prises en compte dans le calcul d'une durée de résidence. Par suite, M. B ne peut soutenir avoir résidé de manière ininterrompue en France pendant les cinq années précédant l'arrêté en cause. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L.251-2 et L.234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

6. En deuxième lieu, M. B ne peut utilement soutenir que l'arrêté contesté est entaché d'un vice de procédure au motif que la commission d'expulsion n'a pas été saisie dès lors qu'il est constant que la mesure d'éloignement dont il fait l'objet n'est pas constitutive d'une expulsion aux sens des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. M. B, âgé de 39 ans et entré en France en 2007, se prévaut de la présence sur le territoire français de sa compagne et du fils du couple âgé de 7 ans, de l'impossibilité de reconstituer la cellule familiale au Portugal, de l'absence d'attaches familiales dans son pays d'origine, et de son insertion professionnelle, l'intéressé étant, d'une part, gérant d'une entreprise de maçonnerie et, d'autre part, employé dans le restaurant exploité par sa compagne.

9. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné à deux reprises, le 30 janvier 2017 et le 22 mai 2017, à une amende, pour des faits de conduite d'un véhicule à moteur malgré injonction de restituer le permis de conduire résultant du retrait de la totalité des points. Il a également été condamné le 1er octobre 2019 par le tribunal correctionnel d'Ajaccio à une peine d'emprisonnement d'un an dont six mois avec sursis pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité, transport sans motif légitime d'arme, munition ou de leurs éléments de catégorie B, et détention non autorisée d'arme, munition ou de leurs éléments de catégorie B. Enfin, il a été condamné, le 26 septembre 2023 par le tribunal correctionnel d'Ajaccio à une peine de 30 mois d'emprisonnement dont 12 mois assortis de sursis probatoire pendant 2 ans, pour des faits de violence aggravée par deux circonstances suivies d'incapacité supérieure à 8 jours en récidive, conduite d'un véhicule à moteur malgré injonction de restituer le permis de conduire résultant du retrait de la totalité des points en récidive, violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité en récidive, délit de fuite après un accident par conducteur de véhicule terrestre, conduite de véhicule sous l'empire d'un état alcoolique, transport sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D en récidive, et port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D en récidive. Enfin, M. B ne conteste pas les allégations du préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, selon lesquelles il est également connu pour des faits de tentative de meurtre, menace de mort réitérée, conduite d'un véhicule sans permis, violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité, détention non-autorisée de matériel de guerre, arme, munition ou de leurs éléments de catégorie A, détention sans déclaration d'arme, munition ou de leurs éléments de catégorie C, violence ayant entraîné une incapacité de travail n'excédant pas huit jours, menace ou acte d'intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte ou à se rétracter. Le comportement profondément délictueux de M. B illustre à lui seul un défaut d'intégration dans la société française et est de nature à établir que sa présence en France constitue une menace grave et actuelle pour l'ordre public.

10. Ainsi, au regard de l'ensemble de ces éléments et des conditions de séjour en France de M. B, l'arrêté en litige ne porte pas à la vie privée et familiale de l'intéressé une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris, tenant notamment à la protection de l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle doit également être écarté.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ". Et aux termes de l'article L. 251-4 du même code : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ".

12. Si la décision attaquée vise l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle ne mentionne pas avec suffisamment de précisions les considérations de fait sur lesquelles le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud s'est fondé, en particulier au regard de ses attaches familiales, l'intéressé étant parent d'un enfant français et soutenant, sans être sérieusement contredit, que son père et sa fille mineure, née d'une précédente union au Portugal, résident sur le territoire français, mais également au regard de ses attaches professionnelles, le requérant justifiant être le chef d'une entreprise employant quatre personnes, pour fixer la durée de l'interdiction de circulation de M. B sur le territoire français à trente-six mois, soit la durée maximale prévue par l'article précité. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que cette décision est entachée d'un défaut d'examen et encourt ainsi l'annulation pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés à son encontre.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 14 septembre 2024 par laquelle le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud lui a fait interdiction de circuler sur le territoire français pour une durée de trente-six mois.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 14 septembre 2024 du préfet de Corse, préfet de la Corde-du-Sud est annulé en tant qu'il prononce à l'encontre de M. B une interdiction de retour d'une durée de trois ans.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 23 septembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

H. PilidjianLa greffière,

Signé

S. Boislard

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions