jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2409640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DRIDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024, B A, représenté par Me Dridi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2024 par lequel le préfet des Hautes-Alpes l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 720 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen ;
- l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à sa liberté individuelle dès lors qu'il souhaite quitter le territoire français et ne s'est maintenu sur le territoire que pour l'exécution de sa peine sous bracelet électronique ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'est pas véhiculé, que le lieu de pointage se situe à plusieurs kilomètres de son lieu de domicile et que les horaires de bus ne correspondent pas à ses heures de pointages.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 octobre 2024, le préfet des Hautes-Alpes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Pouliquen pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 septembre 2023 :
- le rapport de Mme Pouliquen, magistrate désignée,
- et les observations de Me Bachtli, qui substitue Me Dridi, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens.
Le préfet des Hautes-Alpes n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 20 septembre 2001 à Santa Terizinha de Goias au Brésil, de nationalité portugaise, demande l'annulation de l'arrêté du 16 septembre 2024 par lequel le préfet des Hautes-Alpes l'a assigné à résidence dans le département des Hautes-Alpes pour une durée de quarante-cinq jours.
2. En premier lieu, l'arrêté en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il est, par suite, suffisamment motivé et ne révèle aucun défaut d'examen. Le moyen doit donc être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, en se bornant à soutenir qu'il souhaite quitter le territoire français et ne s'est maintenu sur le territoire que pour l'exécution de sa peine sous bracelet électronique, le requérant qui ne produit aucune pièce à l'appui de ces allégations, n'établit pas que l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à sa liberté individuelle et est disproportionné.
4. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
5. Aux termes de l'arrêté attaqué, M. A est contraint de se présenter quotidiennement, à dix heures, y compris les dimanches et jours fériés, à la brigade de gendarmerie de La Saulce, 287 avenue Napoléon, avec ses effets personnels. A l'appui de son moyen tiré de ce que les modalités de présentation sont disproportionnées, le requérant allègue qu'il n'est pas véhiculé et que les horaires de bus et de pointage sont tels qu'ils lui imposent, au retour, soit de regagner son domicile à pied en marchant pendant 1 h 07 avec toutes ses affaires, soit d'attendre le bus trois heures sur place. Toutefois, d'une part, le requérant n'indique pas quelles contraintes personnelles l'empêcheraient de remplir ses obligations. D'autre part, l'administration fait valoir, sans être contredite, qu'il n'existe pas de service de police ou de brigade de gendarmerie plus proche du domicile du requérant. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les modalités de présentation imposées par l'arrêté attaqué sont disproportionnées.
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. A.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Hautes-Alpes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
G. PouliquenLe greffier,
Signé
R. Machado
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026