vendredi 11 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2409717 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AARPI KLEIN WENNER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 et 27 septembre 2024 le préfet des Bouches-du-Rhône demande au juge des référés de suspendre le permis de construire modificatif du 22 mars 2024 n° PC 013 055 23 00646 M01 par lequel le maire de la commune de Marseille a autorisé la SAS Immaldi à démolir et reconstruire un magasin Aldi, avec extension.
Il soutient que sont propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 4 du PLUi, l'emprise au sol, de 1 609, 89 m2 dépassant les 1 206 m2 autorisés et UC 11 du PLUi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2024, la Ville de Marseille conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2024, la société Immaldi et compagnie, représentée par la SELAS Wenner, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive et ainsi irrecevable ;
- le préfet n'avait pas intérêt à agir en référé ;
- il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision en litige.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le déféré préfectoral n° 2409715
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Salvage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus lors de l'audience publique :
- le rapport de M. Salvage ;
- les observations de Mme A pour la Ville de Marseille qui fait valoir que la requête est irrecevable, les travaux étant achevés ;
- les observations de Me Brin pour la société pétitionnaire qui persiste dans ses écritures.
Le préfet des Bouches-du-Rhône n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet des Bouches du Rhône demande la suspension de l'arrêté du 22 mars 2024 du maire de la commune de Marseille, délivrant à la SAS Immaldi et compagnie un permis de construire modificatif.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 554-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Les demandes de suspension assortissant les requêtes du représentant de l'Etat dirigées contre les actes des communes sont régies par le 3ème alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales ci-après reproduit : / " Art. L.2131-6, alinéa 3.- Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. ".
3. Il résulte de l'instruction que les travaux portant sur le commerce objet de l'arrêté en litige ont été achevés. Il s'ensuit que la demande tendant à la suspension de leur exécution est à l'évidence dépourvue d'objet et par suite manifestement irrecevable.
Sur les frais de l'instance :
4. Il y a lieu, dans les circonstances, de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à la société Immaldi et compagnie.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à la SAS Immaldi et compagnie au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet des Bouches du Rhône, à la commune de Marseille et à la SAS Immaldi et compagnie.
Fait à Marseille, le 11 octobre 2024.
Le président,
signé
F. SALVAGE
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026