vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2409889 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | PONCELET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Poncelet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 juillet 2024, notifié le 29 juillet suivant, par lequel le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prolongé pour trois mois, à compter du 7 août 2024, les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance prises à son encontre par un premier arrêté du 7 mai 2024, consistant en une interdiction de se déplacer en dehors du territoire de la ville de Marseille (Bouches-du-Rhône), et en la fixation des modalités d'exécution de cette mesure, à savoir, s'agissant de cette prolongation, de l'obligation de pointage tous les jours à 10h au commissariat de police de la division sud de Marseille et de déclarer son lieu d'habitation et tout changement de ce lieu, et de l'interdiction de paraître du 7 au 11 août 2024 inclus et du 28 août au 8 septembre 2024 inclus sur les lieux d'organisation des épreuves olympiques et paralympiques de Marseille ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à Me Poncelet en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté est signé anonymement et est dépourvu de mention de l'identité de son auteur, ainsi il appartient au ministre de permettre au tribunal de s'assurer de la compétence du signataire de l'acte ;
- il est entaché d'une insuffisance de motivation ;
- il procède à une application erronée des conditions posées par les dispositions de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure, l'une des conditions obligatoires et cumulatives n'étant pas remplie ;
- la mesure n'est pas nécessaire et présente un caractère disproportionné, en particulier en terme de durée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête de M. A.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Un mémoire, présenté pour M. A, a été enregistré le 16 octobre 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et libertés fondamentales et son protocole additionnel n° 4 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 29 décembre 2020 ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- la décision n° 2017-691 QPC du 16 février 2018 du Conseil constitutionnel ;
- la décision n° 2017-695 QPC du 29 mars 2018 du Conseil constitutionnel ;
- la décision n° 2021-822 DC du 30 juillet 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme X,
- les conclusions de M. Y, rapporteur public,
- et les observations de Me Bonnaire substituant Me Poncelet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. En application des articles L. 228-2 et L. 228-5 du code de la sécurité intérieure, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a pris plusieurs mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance à l'encontre de M. A, né le 31 janvier 1991, de nationalité française, par un premier arrêté du 7 mai 2024. Ces mesures ont été prolongées pour une durée de 3 mois à compter du 7 août 2024 par un arrêté de la même autorité du 25 juillet 2024, d'une part, lui interdisant de se déplacer en dehors du territoire de la ville de Marseille sauf autorisation préalable écrite, en l'obligeant à se présenter aux services de police du commissariat de la division sud de Marseille tous les jours à 10 heures, et à déclarer son lieu d'habitation et tout changement de ce lieu, et, d'autre part, en lui interdisant également de paraître du 7 au 11 août 2024 inclus et du 28 août au 8 septembre 2024 inclus sur les lieux d'organisation des épreuves olympiques et paralympiques de Marseille. Le requérant demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut également être accordée lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé, notamment en cas d'exécution forcée emportant saisie de biens ou expulsion. L'aide juridictionnelle est attribuée de plein droit à titre provisoire dans le cadre des procédures présentant un caractère d'urgence dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat. L'aide juridictionnelle provisoire devient définitive si le contrôle des ressources du demandeur réalisé a posteriori par le bureau d'aide juridictionnelle établit l'insuffisance des ressources ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, notamment lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé ou en cas d'exécution forcée emportant saisie de biens ou expulsion. Elle est accordée de plein droit au demandeur et au défendeur lorsque la procédure concerne la délivrance d'une ordonnance de protection () ".
3. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu d'admettre M. A, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. Toutefois, les décisions fondées sur des motifs en lien avec la prévention d'actes de terrorisme sont prises dans des conditions qui préservent l'anonymat de leur signataire. Seule une ampliation de cette décision peut être notifiée à la personne concernée ou communiquée à des tiers, l'original signé, qui seul fait apparaître les nom, prénom et qualité du signataire, étant conservé par l'administration ". Aux termes du 2ème alinéa de l'article L. 773-9 du code de justice administrative : " Lorsque dans le cadre d'un recours contre l'une de ces décisions, le moyen tiré de la méconnaissance des formalités prescrites par le même article L. 212-1 ou de l'incompétence de l'auteur de l'acte est invoqué par le requérant (), l'original de la décision ainsi que la justification de la compétence du signataire sont communiqués par l'administration à la juridiction qui statue sans soumettre les éléments qui lui ont été communiqués au débat contradictoire ni indiquer l'identité du signataire dans sa décision ".
5. Les décisions prises sur le fondement des articles L. 228-2 et L. 228-5 du code de la sécurité intérieure constituant des décisions fondées sur des motifs en lien avec la prévention d'actes de terrorisme, seule une ampliation de ces décisions peut être notifiée à la personne concernée. Ainsi, la circonstance que le document remis à M. A ne comporte ni le nom ni la signature de l'auteur ne permet pas de contester utilement sa compétence. Par ailleurs, il ressort de l'exemplaire original de l'arrêté attaqué, produit par le ministre de l'intérieur, qui porte les nom, prénom, qualité et signature de son auteur et qui, en application des dispositions précitées, n'a pas été communiqué au requérant, que cet arrêté a été pris par une autorité compétente dans le cadre de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué manque en fait et doit, par suite, être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 228-6 du code de la sécurité intérieure : " Les décisions du ministre de l'intérieur prises en application des articles L. 228-2 à L. 228-5 sont écrites et motivées () ". La décision en litige comporte l'exposé des circonstances de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure : " Aux seules fins de prévenir la commission d'actes de terrorisme, toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics et qui soit entre en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme, soit soutient, diffuse, lorsque cette diffusion s'accompagne d'une manifestation d'adhésion à l'idéologie exprimée, ou adhère à des thèses incitant à la commission d'actes de terrorisme ou faisant l'apologie de tels actes peut se voir prescrire par le ministre de l'intérieur les obligations prévues au présent chapitre ". Aux termes de l'article L. 228-2 du même code : " Le ministre de l'intérieur peut, après en avoir informé le procureur de la République antiterroriste et le procureur de la République territorialement compétent, faire obligation à la personne mentionnée à l'article L. 228-1 de : / 1° Ne pas se déplacer à l'extérieur d'un périmètre géographique déterminé, qui ne peut être inférieur au territoire de la commune. La délimitation de ce périmètre permet à l'intéressé de poursuivre une vie familiale et professionnelle et s'étend, le cas échéant, aux territoires d'autres communes ou d'autres départements que ceux de son lieu habituel de résidence ; / 2° Se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, dans la limite d'une fois par jour, en précisant si cette obligation s'applique les dimanches et jours fériés ou chômés ; / 3° Déclarer et justifier de son lieu d'habitation ainsi que de tout changement de lieu d'habitation. L'obligation prévue au 1° du présent article peut être assortie d'une interdiction de paraître dans un ou plusieurs lieux déterminés se trouvant à l'intérieur du périmètre géographique mentionné au même 1° et dans lesquels se tient un événement exposé, par son ampleur ou ses circonstances particulières, à un risque de menace terroriste. Cette interdiction tient compte de la vie familiale et professionnelle de la personne concernée. Sa durée est strictement limitée à celle de l'événement, dans la limite de trente jours. Sauf urgence dûment justifiée, elle doit être notifiée à la personne concernée au moins quarante-huit heures avant son entrée en vigueur. Les obligations prévues aux 1° à 3° du présent article sont prononcées pour une durée maximale de trois mois à compter de la notification de la décision du ministre. Elles peuvent être renouvelées par décision motivée, pour une durée maximale de trois mois, lorsque les conditions prévues à l'article L. 228-1 continuent d'être réunies. Au-delà d'une durée cumulée de six mois, chaque renouvellement est subordonné à l'existence d'éléments nouveaux ou complémentaires. La durée totale cumulée des obligations prévues aux 1° à 3° du présent article ne peut excéder douze mois. Les mesures sont levées dès que les conditions prévues à l'article L. 228-1 ne sont plus satisfaites () ".
8. En vertu de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure cité au point précédent, la mesure d'assignation à résidence prévue à l'article L. 228-2 du même code ne peut être prononcée qu'aux fins de prévenir la commission d'un acte de terrorisme et est subordonnée à deux conditions cumulatives, la première tenant à la menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics résultant du comportement de l'intéressé, la seconde aux relations qu'il entretient avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme ou, de façon alternative, au soutien, à la diffusion ou à l'adhésion à des thèses incitant à la commission d'actes de terrorisme ou faisant l'apologie de tels actes.
9. Par ailleurs, ce même article L. 228-2 prévoit que le périmètre géographique de l'assignation à résidence, qui doit permettre à l'intéressé de poursuivre une vie familiale et professionnelle, ne peut être inférieur au territoire de la commune et que l'obligation de présentation périodique aux services de police ou aux unités de gendarmerie ne peut excéder une présentation par jour. En vertu de ce même article, la durée de la mesure d'assignation est strictement encadrée. Elle ne peut être initialement prononcée ou renouvelée que pour une durée maximale de trois mois. Au-delà d'une durée cumulée de six mois, chaque renouvellement est subordonné à la production par le ministre de l'intérieur d'éléments nouveaux ou complémentaires. La durée totale cumulée de ces obligations ne peut excéder douze mois.
10. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la note de renseignement, précise et circonstanciée, qui a été versée au contradictoire, que M. A, qui présente un profil psychologique particulièrement instable, a tenu à de multiples reprises des propos à caractère religieux tout en perpétrant des actes violents. Il a en particulier fait l'objet de plusieurs condamnations judiciaires, la première, le 6 septembre 2022, à huit mois d'emprisonnement avec sursis probatoire et obligations de soins, pour des faits, commis le 3 septembre 2022, de violences volontaires sur personnes chargées d'une mission de service public, ayant blessé deux agents de transport en leur ayant porté des coups tout en criant " Allah Akbar ! ", la deuxième, le 3 avril 2023, à deux ans d'emprisonnement avec sursis probatoire renforcé et obligation de soins et d'indemnisation des victimes et interdiction de port d'arme pendant 5 ans, pour des faits, commis le 9 mars 2023, de rébellion, en récidive, violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, en récidive, et port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie B, ayant, aux abords d'une école puis dans les parties communes de son immeuble, tout en étant armé d'un couteau de cuisine, hurlé son intention de tuer quelqu'un puis porté des coups à des policiers, à l'arrivée desquels il a entamé une prière en langue arabe, et la troisième, le 10 octobre 2023, à une amende délictuelle de 300 euros et une interdiction de détention et de port d'arme durant 3 ans pour des faits, commis le 29 septembre 2022, de port sans motif légitime d'arme blanche de catégorie D, s'étant retranché dans son appartement avec deux de ses enfants mineurs en étant armé d'un couteau, ce qui a nécessité l'intervention du RAID. L'enquête a fait apparaître, ainsi que cela ressort en particulier de cette note de renseignement, sa radicalisation religieuse ainsi que son ancrage et son adhésion aux thèses fondamentalistes salafistes ou pro-djihadistes à la suite de sa conversion à l'islam en 2009, l'intéressé proférant notamment de manière régulière des propos menaçants ou inquiétants empruntant au champ lexical de la sphère djihadiste, dans le cadre d'une conception fondamentaliste et radicale de l'islam. Dans ces conditions, eu égard au comportement de l'intéressé et en particulier à sa capacité à passer à l'acte de manière imprévisible, brutale et violente, le cas échéant avec armes, contre les personnes de son entourage ou étrangères dans un contexte de fragilité psychique, il ressort ainsi des pièces du dossier qu'il présente une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics au sens des dispositions précitées de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure.
11. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier que M. A entretient des relations de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme, la note des services de renseignement relevant à cet égard, en particulier, que le requérant côtoie régulièrement des individus radicalisés, au sein de mosquées et de salles de prières fréquentées par des individus de la mouvance salafiste locale, et reste en contact avec des imams salafistes, dont l'un a au demeurant été expulsé du territoire national depuis le 20 avril 2018.
12. En retenant de tels faits, caractérisant, d'une part, un comportement constituant une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics et, d'autre part, le maintien en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme, soit les deux conditions cumulatives exigées par les dispositions précitées de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure, pour prolonger pour trois mois des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance dont M. A a fait l'objet le 7 mai 2024, le ministre de l'intérieur n'a pas fait une interprétation erronée de ces dispositions.
13. En outre, dans un contexte où la menace terroriste est particulièrement élevée sur le territoire national et accrue par les risques d'importation sur celui-ci du conflit israélo-palestinien à la suite des évènements du 7 octobre 2023, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mesure de prolongation en litige, laquelle présente, dans un tel contexte et dans les circonstances de l'espèce, eu égard au comportement et aux fréquentations de M. A tels que décrits aux points 10 et 11, un caractère de nécessité, porterait une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir et à son droit au respect de sa vie privée et familiale et serait disproportionnée, en particulier en terme de durée, quand bien même elle a vocation à s'appliquer après la fin des jeux olympiques, jusqu'au 7 novembre 2024.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 25 juillet 2024 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Marseille.
Délibéré après l'audience du 16 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme X, présidente,
Mme XX, première conseillère,
Mme XXX, première conseillère,
Assistées de Mme IX, greffière.
Par décision du 18 octobre 2024, le président du tribunal a autorisé l'occultation du nom des magistrats et greffier en application des articles L. 10 alinéa 3 et R. 741-14 alinéa 2 du code de justice administrative.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2024.
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
XX
La présidente-rapporteure,
Signé
XLa greffière,
Signé
IX
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026