lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2411115 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CARMIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 octobre 2024, Mme B C, représentée par Me Carmier, demande au juge des référés de liquider provisoirement l'astreinte prononcée par ordonnance n°s 2409269, 2409270 du 1er octobre 2024 par laquelle le même juge a, ayant suspendu les décisions du directeur des services départementaux de l'éducation nationale des Bouches-du-Rhône du 5 septembre 2024 et de la commission d'appel de l'académie d'Aix-Marseille du 10 juin 2024, enjoint au recteur de l'académie d'Aix Marseille de procéder à l'inscription de A Ifghallal C, sa fille à l'école Marcel Pagnol en classe de CM2, section ULIS TSA, situé au 63 avenue Jean-Paul Coste à Aix-en-Provence (13100), en sur-maintien, dans un délai de sept jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Vu le mémoire enregistré le 4 novembre 2024 par lequel Mme C se désiste de l'instance.
Par mémoire, enregistré le 7 novembre 2024, Mme C demande au juge des référés de :
1°) liquider l'astreinte de manière définitive à hauteur de la somme de 1 350 euros à lui verser ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La procédure a été communiquée au recteur de l'académie d'Aix-Marseille qui n'a pas présenté d'observation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lopa Dufrénot, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 25 novembre 2024 à 14 heures, en présence de M. Giraud, greffier d'audience, Mme Lopa Dufrénot a lu son rapport et entendu les observations de Me Carmier, représentant Mme C, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures.
Le recteur de l'académie d'Aix-Marseille n'était pas représenté.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C demande, dans le dernier état de ses écritures, au juge des référés de liquider l'astreinte prononcée par ordonnance n°s 2409269, 2409270 du juge des référés du 1er octobre 2024.
2. Le désistement d'instance présenté par Mme C par mémoire enregistré au greffe du tribunal le 4 novembre 2024 doit être regardé comme ayant été retiré par ses nouvelles conclusions présentées, par mémoire du 7 novembre suivant, tendant à la liquidation de l'astreinte prononcée par ordonnance n°s 2409269, 2409270 précitée.
3. Aux termes de l'article L. 911-6 du code de justice administrative : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. ()". Aux termes de son article L. 911-7 : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ".
4. Il résulte des dispositions du livre V du code de justice administrative, combinées avec celles des articles L. 911-1, L. 911-2, L. 911-3 et L. 911-7 du même code, qu'il appartient au juge des référés statuant en application de l'article L. 521-2 de se prononcer sur la liquidation d'une astreinte précédemment prononcée par lui.
5. L'astreinte a pour finalité de contraindre la personne qui s'y refuse à exécuter les obligations qui lui ont été assignées par une décision de justice. Sa liquidation a pour objet de tirer les conséquences du refus ou du retard mis à exécuter ces obligations. Il appartient au juge qui a assorti d'une astreinte l'injonction faite à l'une des parties, de statuer sur les conclusions tendant à ce que cette astreinte soit liquidée. Il peut alors procéder à cette liquidation s'il constate que les mesures qu'il avait prescrites n'ont pas été exécutées ou l'ont été tardivement. Il peut la modérer ou la supprimer compte tenu notamment des diligences accomplies par les parties en vue de procéder à l'exécution de la chose ordonnée, sans toutefois pouvoir remettre en cause les mesures décidées par le dispositif de la décision juridictionnelle dont l'exécution est demandée. Toutefois, si l'administration justifie avoir adopté, en lieu et place des mesures provisoires ordonnées par le juge des référés, des mesures au moins équivalentes à celles qu'il lui a été enjoint de prendre, le juge de l'exécution peut, compte tenu des diligences ainsi accomplies, constater que l'ordonnance du juge des référés a été exécutée.
6. Par ordonnance n°s 2409269, 2409270 du 1er octobre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a, ayant suspendu les décisions du directeur des services départementaux de l'éducation nationale des Bouches-du-Rhône du 5 septembre 2024 et de la commission d'appel de l'académie d'Aix-Marseille du 10 juin 2024, enjoint au recteur de l'académie d'Aix Marseille de procéder à l'inscription de A Ifghallal C, sa fille à l'école Marcel Pagnol en classe de CM2, section ULIS TSA, situé à Aix-en-Provence (13100), dans un délai de sept jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Cette décision a été notifiée à cette autorité le 2 octobre 2024.
7. Il résulte de l'instruction que, alors que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées s'est prononcée sur une orientation vers une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS), par décision du 5 novembre 2024, en dépit des termes de l'ordonnance précitée, le directeur académique des services de l'éducation nationale de l'académie d'Aix-Marseille a affecté, au titre de l'année 2024-2025 la jeune A à l'école élémentaire Marcel Pagnol, dans le dispositif ULIS TSA, situé au 63 avenue Jean-Paul Coste à Aix-en-Provence (13100). Désormais, la jeune fille est scolarisée dans des conditions appropriées à son état. Ce faisant, les services académiques n'ont procédé à l'exécution des obligations mises à leur charge qu'à la date du 5 novembre 2024. Le délai qui lui avait été imparti pour accomplir les diligences avait expiré le 9 octobre 2024 et, ainsi, l'astreinte prononcée par ce jugement a commencé à courir à cette date et ce jusqu'au 5 novembre suivant soit un retard de 27 jours. Le recteur qui n'a pas présenté d'observation n'a exposé l'existence d'aucun obstacle ou entrave à l'accomplissement des diligences qu'il lui appartenait d'accomplir. Cependant, eu égard à la nécessité avant de procéder à l'affectation de la jeune fille dans l'école élémentaire Marcel Pagnol de la section ULIS de s'assurer de la mise en place des aménagements prévus à son bénéfice afin de permettre sa scolarisation dans les meilleurs conditions après une période de non-scolarisation, il y a lieu, en application des dispositions précitées de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, de modérer l'astreinte initialement prononcée et de fixer le montant de la somme due par l'Etat à Mme C à 900 euros.
8. L'Etat versera à Mme C la somme de 900 (neuf cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser la somme de 900 euros à Mme C.
Article 2 : L'Etat versera à Mme C la somme de 900 (neuf cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.
Fait à Marseille, le 2 décembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
M. LOPA DUFRENOT
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026