mardi 26 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2411269 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LLINARES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 octobre et 21 novembre 2024, M. A B, représenté par Me Llinares, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation du territoire français d'une durée de trois ans ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- les décisions méconnaissent l'autorité de la chose jugée ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à la menace à l'ordre public et méconnaît les articles L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les articles L. 232-1, L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article L. 251-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte atteinte au droit à la libre circulation des ressortissants communautaires et méconnaît l'article 45 de la Charte des droits fondamentaux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Arniaud pour statuer sur les litiges concernant les décisions relatives à l'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 novembre 2024 :
- le rapport de Mme Arniaud,
- et les observations de Me Llinares, qui a repris et précisé les moyens présentés par écrit, en insistant sur l'absence de menace actuelle à l'ordre public et sur l'existence d'un jugement autorisant un aménagement de peine.
Le préfet des Bouches-du-Rhône n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant belge né en 1961, entré en France, selon ses déclarations, en 2002, a été incarcéré le 13 février 2014 et condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation du territoire français d'une durée de trois ans.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
3. Si M. B fait valoir que les décisions attaquées portent atteinte à l'autorité de la chose jugée compte tenu de l'aménagement de peine accordé par jugement du juge d'application des peines du 7 mars 2024, ce jugement porte placement extérieur en exécution d'une peine dont la fin est prévue le 29 octobre 2024, et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il produisait encore des effets à la date de notification de la décision attaquée. A cet égard, la circonstance que M. B ait bénéficié d'un aménagement de peine est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué et ne concerne, le cas échéant, que les modalités d'exécution de cet arrêté. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement avec une précision suffisante pour permettre d'en comprendre le sens et la portée à sa seule lecture. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation de cette décision manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () / L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ".
6. Il appartient à l'autorité administrative d'un Etat membre qui envisage de prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un ressortissant d'un autre Etat membre de ne pas se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, mais d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. L'ensemble de ces conditions doivent être appréciées en fonction de la situation individuelle de la personne, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour meurtre, fait commis le 11 février 2014 sous l'empire d'un état alcoolique. Selon le jugement du 7 mars 2024 statuant sur sa demande d'aménagement de peine, M. B a été condamné à de nombreuses reprises en Belgique pour des faits de vols, dégradation, menace, conduite sous l'empire d'un état alcoolique entre 1982 et 2000. Ce même jugement mentionne une expertise psychiatrique de février 2023 selon laquelle si l'intéressé a pris conscience de la gravité des faits, il les impute toutefois en grande partie à son état d'alcoolisation, et que " la poursuite de l'accompagnement psychologique à la libération lui sera nécessaire ". Toutefois, M. B ne transmet aucun élément dans le cadre de la présente instance de nature à établir un suivi psychologique et en addictologie. S'il fait valoir un contrat à durée déterminée d'insertion signé du 14 septembre au 31 décembre 2024, il ne justifie pas de l'ancienneté de son insertion professionnelle, ni sociale, alors qu'il ressort des pièces du dossier que l'essentiel de sa famille vit en Belgique. Dans ces conditions, compte tenu de la gravité des faits ayant justifié son incarcération, de l'absence d'éléments quant à un suivi psychologique et en alcoologie, et à défaut de liens professionnels et familiaux en France, en considérant que le comportement de M. B constituait, du point de vue de l'ordre public et de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française, le préfet des Bouches-du-Rhône n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.
8. En troisième lieu, M. B ne saurait faire valoir son temps d'incarcération pour justifier d'un temps de résidence sur le territoire français de moins de trois mois au sens de l'article L. 232-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel ne fait dans tous les cas pas obstacle à l'éloignement des ressortissants européens pour un motif d'ordre public.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 251-1 les citoyens de l'Union européenne ainsi que les membres de leur famille qui bénéficient du droit au séjour permanent prévu par l'article L. 234-1 ". Aux termes de l'article L. 234-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne mentionnés à l'article L. 233-1 qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français () ". Aux termes des dispositions du 1° de l'article L. 233-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ".
10. Compte tenu du temps d'incarcération de M. B de 2014 à 2024, qui ne peut être pris en compte dans le calcul de sa durée de résidence sur le territoire, l'intéressé ne remplit pas la condition mentionnée à l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ci-dessus mentionné ni, dès lors, ne peut se prévaloir d'un droit de séjour permanent faisant obstacle à l'application de l'article L. 251-1 du même code. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige méconnaît l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, la décision comporte les considérations de droit et de faits sur lesquelles elle se fonde, et la circonstance que M. B serait inséré et justifierait d'une situation stable est sans incidence sur la motivation de la décision en litige.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ".
13. La notion d'urgence prévue par les dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être interprétée à la lumière des objectifs de la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004. Aussi, il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'urgence à éloigner sans délai de départ volontaire un citoyen de l'Union européenne ou un membre de sa famille doit être appréciée par l'autorité préfectorale, au regard du but poursuivi par l'éloignement de l'intéressé et des éléments qui caractérisent sa situation personnelle, sous l'entier contrôle du juge de l'excès de pouvoir.
14. Comme il a été dit au point 7 du présent jugement, le comportement de M. B doit être regardé comme constituant, du point de vue de l'ordre public, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société de sorte que le préfet des Bouches-du-Rhône justifie de la condition d'urgence, au sens des dispositions précitées du second alinéa de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour ne pas lui accorder un délai de départ volontaire, en l'absence de justification sur l'ancienneté de son séjour et de toute insertion particulière de l'intéressé sur le territoire français. A cet égard, l'avenant signé le 14 septembre 2024 entre l'intéressé et l'association TEEF relatif à un contrat à durée déterminée devant prendre fin au 31 décembre 2024 est insuffisant à établir l'insertion professionnelle de l'intéressé. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français :
15. En premier lieu, la décision en litige, après avoir visé et mentionné les textes applicables, en particulier l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise que M. B ne justifie pas d'une ancienneté sur le territoire, ni d'une intégration sociale et culturelle et rappelle la gravité des faits pour lesquels il a été condamné. La décision en litige comporte ainsi l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
16. En deuxième lieu, M. B n'établissant pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de circulation serait illégale compte tenu de l'illégalité de cette première décision.
17. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".
18. Si M. B fait valoir qu'il est intégré en France depuis 2002, il n'apporte aucun élément en ce sens, alors qu'il a été incarcéré de 2014 à 2024, indique lui-même être sans attaches familiales en France et qu'il ne ressort des pièces du dossier aucune insertion professionnelle ancienne et stable. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de circulation sur le territoire d'une durée de trois ans méconnaît les dispositions mentionnées ci-dessus, est disproportionnée ou méconnaît les stipulations de l'article 45 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 251-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme sollicitée au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Copie pour information sera transmise au bureau d'aide juridictionnelle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 novembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
C. ArniaudLa greffière,
Signé
H. Ben Hammouda
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
No 2411269
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026