mardi 21 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2413175 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | WATHLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 décembre 2024 et le 9 janvier 2025, Mme A B, représentée par Me Wathle, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 14 juin 2024 par laquelle le directeur général de l'assistance publique - Hôpitaux de Marseille a retiré la décision prise le 22 avril 2024 lui reconnaissant le bénéfice de l'allocation de retour à l'emploi, ensemble la décision de la même autorité du 17 juillet 2024 rejetant son recours gracieux, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre à cette autorité à titre principal d'accorder le bénéfice des droits chômage dans un délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'assistance publique - Hôpitaux de Marseille la somme de 2 000 euros à verser à son conseil qui renonce dans cette hypothèse au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à défaut l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Elle soutient que :
Sur la condition d'urgence :
- les décisions ont pour effet de la placer dans une situation de précarité.
Sur le doute sérieux quant à la légalité des décisions :
- les décisions ont été rendues en l'absence du respect de la procédure contradictoire préalable, elle n'avait plus le statut d'agent de la fonction publique ;
- l'APHM n'avait pas la compétence pour procéder au contrôle du maintien des conditions permettant l'ouverture des droits au bénéfice de l'allocation de retour à l'emploi ;
- celles-ci sont entachées d'une erreur de droit, la commission paritaire régionale ayant statué sur la recharge de ses droits, il ne lui est plus opposable un départ volontaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 décembre 2024, l'Assistance publique Hôpitaux de Marseille, représentée par son directeur général en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
Par décision du 18 octobre 2024, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé à la requérante l'aide juridictionnelle totale.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 14 décembre 2024 sous le numéro 2413034 par laquelle Mme B demande l'annulation des décisions attaquées.
Vu :
- le code du travail ;
- le décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d'assurance chômage ;
- le décret n° 2020-741 du 16 juin 2020 relatif au régime particulier d'assurance chômage applicable à certains agents publics et salariés du secteur public ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lopa Dufrénot, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 10 janvier 2025, en présence de Mme Jaubert, greffière d'audience, Mme Lopa Dufrénot a lu son rapport et entendu les observations de :
- Me Wathle, représentant Mme B, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures, par les mêmes moyens et fait valoir que l'intéressée, ancienne militaire a été radiée des cadres, lui permettant de cumuler droits et grâce à une reprise de ses droits acquis lors qu'elle était militaire, elle a vu ses droits ouverts pour un total de 42 jours : elle expose que dès lors que sur saisine, l'instance paritaire régionale s'est prononcée sur la réouverture de ses droits, les conditions classiques ne sont plus opposables ;
- et les observations de Mme B qui expose que sa formation au sein de l'IFSI rattachée à l'APHM, compte tenu de ses horaires, est incompatible avec le maintien de ses fonctions en qualité d'aide-soignante et confirme l'urgence de sa situation matérielle actuellement, lui restant la somme 1500 euros provenant du prêt familial et de ses économies ; Elle indique ne pas habiter avec sa famille, sa scolarité prenant fin en juillet 2026.
L'APHM n'était pas représentée à l'audience.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B ayant exercé des fonctions au sein du ministre de la défense en qualité de militaire, a occupé les fonctions d'aide-soignant au sein de l'assistance publique-Hôpitaux de Marseille (APHM), successivement sous couvert d'un contrat à durée déterminée jusqu'au 6 janvier 2021, puis dans le cadre d'un stage. Ayant réussi le concours d'entrée à l'institut de formation en soins infirmiers, elle a sollicité sa radiation des cadres qui a été prononcée le 3 septembre 2023. L'intéressée suit la formation au sein d'institut rattaché à l'APHM, actuellement. Par décision du 29 février 2024, France Travail l'a informée de la reprise de ses droits pour le compte de son ancien employeur, le ministère de la défense, après avis favorable de l'instance paritaire régionale pour une durée maximale de 42 jours, à compter du 9 janvier 2024. Par décision du 22 avril 2024, le directeur de l'APHM a accordé à l'intéressée le bénéfice des indemnités chômage à compter du 20 février 2024 sous conditions, et ce à l'issue de la période au cours de laquelle les droits ont été repris. Par une nouvelle décision du 14 juin suivante, contestée, la même autorité a retiré le précédent acte au motif que la perte volontaire d'emploi ne peut ouvrir droit à indemnisation. Mme B demande la suspension de l'exécution de cette décision, ensemble le rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et qu'aux termes de l'article L. 522-1 du code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ".
3. En l'état de l'instruction, notamment des écritures et des observations présentées lors de l'audience, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution des décisions en cause et par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et au titre des frais d'instance doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à l'assistance publique Hôpitaux de Marseille, à France Travail (direction régionale PACA) et à Me Camille Wathle.
Fait à Marseille, le 21 janvier 2025.
La juge des référés,
Signé
M. Lopa Dufrénot
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026