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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2500832

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2500832

vendredi 31 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2500832
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantSERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrée les 27 et 30 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Clerc, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 25 janvier 2025 par laquelle le préfet des Alpes Maritimes l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de quatre ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, au profit de son conseil, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- n'est pas suffisamment motivée au regard de sa situation personnelle et est entachée d'un défaut d'examen particulier ;

- le préfet ne démontre pas qu'il a pris une décision de rejet de sa demande d'asile et qu'il a procédé à sa notification ;

- le préfet a méconnu son droit à être entendu préalablement à la mesure d'éloignement ;

- méconnait les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les article 3, 4 et 7 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

La décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il ne représente aucune menace à l'ordre public ;

La décision portant interdiction de retour :

- est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2025, le préfet des Alpes Maritimes conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Fabre pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fabre, magistrate désignée,

- les observations de Me Clerc.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant camerounais né le 3 juin 2000, est entré irrégulièrement en France le 2 février 2023 selon ses déclarations. Il a présenté une demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 30 octobre 2024. Par un arrêté du 25 janvier 2025, dont M. A demande l'annulation, le préfet des Alpes Maritimes a refusé sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de quatre ans et l'a inscrit au fichier SIS.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté contesté, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments afférents à la situation du requérant, énonce l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde de manière suffisamment circonstanciée pour mettre utilement M. A en mesure d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas procédé à un examen sérieux de la situation particulière de M. A particulièrement s'agissant de son suivi médical, dès lors que ce dernier n'a jamais demandé de titre de séjour en raison de son état de santé, alors que, par une décision du 30 octobre 2024, notifiée le 13 novembre 2024 selon le relevé " télémofpra " non sérieusement contesté, l'OFPRA lui a refusé le bénéfice du statut de réfugié. Par suite, les moyens tirés du défaut d'examen de sa situation personnelle et de l'absence de preuve de notification de la décision portant rejet de sa demande d'asile doivent être écartés.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Dès lors, le moyen tiré de la violation par une autorité d'un État membre de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne est inopérant.

5. Toutefois, le droit d'être entendu, en tant qu'il fait partie intégrante des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

6. En l'espèce, il ressort du procès-verbal d'audition dressé par les services de gendarmerie le 25 janvier 2025 que M. A a été informé de l'éventualité d'une mesure d'éloignement et qu'il a pu faire valoir ses observations sur sa situation au regard du droit au séjour avant l'adoption et la notification de l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. / () ". Aux termes de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () ".

8. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que l'administration, lorsqu'elle a connaissance d'éléments suffisamment précis sur l'état de santé du requérant permettant d'établir que l'intéressé, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire bénéficier d'un titre de séjour de séjour de plein droit sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est tenue de recueillir l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et d'examiner son droit au séjour à ce titre avant de prendre une mesure d'éloignement.

9. En l'espèce, placé en garde à vue le 24 janvier 2025 pour des faits de violences volontaires, M. A a été examiné dans ce cadre par un médecin qui a indiqué que l'intéressé avait fait une crise d'épilepsie dix jours auparavant, qu'il n'a pris son traitement que le matin du 24 janvier 2025 et qui a conclu à la compatibilité de son état de santé avec sa garde à vue, sous réserve de soins le soir même. Après réquisition d'une pharmacie de garde, le traitement médical de M. A lui a été administré le jour même. Lors de son audition par les services de police sur sa situation personnelle le 25 janvier 2025, il a indiqué souffrir d'épilepsie et prendre un traitement par Depakine Chrono 500 mg. Si l'intéressé produit un certificat médical établi le 30 janvier 2025 postérieur à la décision litige attestant qu'il est atteint d'épilepsie et que son traitement par Depakine Chrono 500 mg a permis une stabilisation de sa maladie, toutefois, le requérant, entré irrégulièrement en France le 2 février 2023 et n'ayant engagé aucune démarche de demande de titre de séjour en raison de son état de santé, n'établit ni même n'allègue avoir communiqué ces pièces à l'administration en vue de faire régulariser sa situation. Dans ces conditions, eu égard aux éléments médicaux dont disposait le préfet à la date de la décision attaquée, desquels il ne ressort pas que M. A souffrirait de pathologies susceptibles de le faire bénéficier de plein-droit d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'a entaché la procédure d'aucune irrégularité ni commis aucune erreur de droit en ne recueillant pas l'avis des médecins du collège de l'OFII avant d'obliger M. A à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 613-1 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

10. M. A se prévaut d'un certificat médical établi le 30 janvier 2025 indiquant que son traitement n'était pas substituable du fait de son efficacité constatée, et que toute rupture de traitement pourrait occasionner des conséquences graves sur son état de santé. Si le requérant produit une capture d'écran du répertoire des médicaments homologués au Cameroun mis à jour le 2 octobre 2024 indiquant que son traitement est autorisé dans ce pays depuis le 14 juillet 1998 et que l'autorisation de mise sur le marché prend fin le 2 septembre 2021, il n'établit pas que son traitement ne serait pas disponible dans son pays d'origine à la date de la décision en litige ou qu'il ne pourrait bénéficier d'une molécule équivalente. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée violerait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les article 3, 4 et 7 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

11. En troisième lieu, aux termes de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ". Aux termes de l'article L.612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :;() / / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".".

12. En premier lieu, pour refuser à M. A le bénéfice d'un délai de départ volontaire, le préfet des Alpes-Maritimes, qui a estimé qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à l'obligation de quitter le territoire dont il a fait l'objet, s'est fondé sur les motifs tirés de ce que le requérant ne pouvait justifier d'une entrée régulière sur le territoire français, et ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes dès lors notamment qu'il ne justifiait pas d'un document d'identité ou de voyage en cours de validité et d'une résidence effective et permanente. Par suite, la décision est suffisamment motivée.

13. En second lieu, eu égard à ce qui été exposé au point précédent, le requérant n'est pas fondé à soutenir que, en ne lui accordant pas un délai plus long, le préfet aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision d'interdiction du territoire français :

14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire français.

15. Contrairement à ce que soutient M. A, la motivation de la décision attaquée, en sus de la citation de l'article L. 612-10 précité, atteste de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressé, des critères énoncés à l'article L. 612-10 précité. En outre, il ressort des pièces du dossier que M. A, né en 2000, indique être entré en France le 2 février 2023, mais n'établit pas y avoir résidé continuellement depuis lors. Ce dernier n'allègue d'aucune circonstance humanitaire pouvant faire obstacle à l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée. Il n'établit pas la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, ni être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, alors qu'y réside sa famille. Célibataire et sans enfant, il est en outre défavorablement connu des services de police pour des faits d'usage de stupéfiants, de violences sur une personne chargée de mission de service public suivie d'une incapacité n'excédant pas huit jours, vols en réunion, et il a été interpellé le 24 janvier 2025 pour des faits de violences volontaires. Dans ces conditions, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas, en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de quatre ans qui n'est pas disproportionnée au regard de sa situation personnelle, méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que ses conclusions à fin d'injonction et celles, par voie de conséquence, tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée à Me Clerc.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2025.

La magistrate désignée,

Signé

E. Fabre

Le greffier

Signé

T. Marcon

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Pour la greffière en chef,

Le greffier,

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