lundi 17 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2500919 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BEKPOLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 janvier 2025, la société MD Promotions et M. A B, représentés par Me Bekpoli, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite, née le 19 novembre 2024, par laquelle le maire de la commune de Grans lui a refusé la délivrance de certificats d'autorisations tacites ;
2°) à titre principal d'enjoindre au maire de les lui délivrer sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) à titre subsidiaire de lui enjoindre de procéder au réexamen de sa demande et de prendre dans un délai de 7 jours une nouvelle décision, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Grans la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Ils soutiennent que :
- la requête est recevable en termes de délais ;
- la condition d'urgence est satisfaite en ce que, d'abord, les permis tacites en date du 15 juillet 2021 risquent d'être périmés avant l'audiencement au fond, ensuite les travaux débutés ne peuvent être poursuivis, de plus les ventes en cours sont menacées, le refus a une incidence sur le chiffre d'affaires de la société et enfin la décision en litige méconnait l'autorité de la chose jugée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
* elle est entachée d'un défaut de motivation ;
* elle méconnait l'autorité de la chose jugée ;
* elle méconnait les dispositions des articles L. 424-3 et R. 424-13 du code de l'urbanisme
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2025, la commune de Grans, représentée par Me Susini, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la demande est dépourvue d'objet, les deux certificats demandés ayant été édités le 14 février 2025 ;
- à titre subsidiaire, la requête est irrecevable, la société MD Promotions ne justifiant nullement d'une autorisation du liquidateur judiciaire et M. B ne démontrant pas d'intérêt pour agir ;
- l'urgence n'est pas établie.
Vu :
- la requête enregistrée sous le n°250071- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Salvage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus lors de l'audience publique du 17 février 2025 à 9 heures, en présence de Mme Zerari, greffière d'audience :
- le rapport de M. Salvage, juge des référés ;
- les observations de M. B, qui déclare se désister de sa demande en suspension et maintient ses conclusions au titre des frais irrépétibles ;
- les observations de Me Stuart pour la commune de Grans qui persiste dans ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La société MD Promotions, prise en la personne de Me Bes, agissant en qualité de liquidateur judiciaire, et M. A B, demandent de suspendre la décision implicite de refus opposée par la commune de Grans à leur demande en date du 12 septembre 2024 de leur délivrer des certificats d'autorisation d'urbanisme tacite pour deux permis de construire modificatifs qui doivent leur être délivrés par suite des jugements n°2200240 et 2200241 du 20 mars 2024 annulant les refus opposés par le maire.
2. M. B a déclaré se désister des conclusions de la requête à fin de sursis et d'injonction à la barre, en son nom et en celui de MD Promotions. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la commune de Grans la somme de 1 500 euros à verser à M. B.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'exécution et d'injonction de la requête.
Article 2 : La commune de Grans versera la somme de 1 500 euros à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société MD Promotions, à M. A B et à la commune de Grans.
Fait à Marseille, le 17 février 2025
Le juge des référés,
Signé
F. SALVAGE
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026