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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2502722

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2502722

jeudi 31 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2502722
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantHUBERT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a constaté, par ordonnance du 31 juillet 2025, le non-lieu à statuer sur la requête de Mme B, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. En cours d’instance, l’intéressée s’est vu délivrer un certificat de résidence algérien, rendant sans objet ses conclusions en annulation et injonction. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 28 février, 14 mars et 15 juillet 2025, Mme A B, représentée par Me Hubert, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de constater que sa demande tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence sur le fondement du 5° de l'article 6 alinéa 1 de l'accord franco-algérien, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard est devenue sans objet ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 juillet 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".

2. Il ressort des pièces du dossier que Mme B s'est vu délivrer en cours d'instance un certificat de résidence algérien valable du 17 mars 2025 au 16 mars 2026. Par suite, ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet.

3. La requérante a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Hubert, avocate de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Hubert de la somme de 1 000 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B.

Article 2 : L'Etat versera à Me Hubert la somme de 1 000 euros, au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au préfet des Bouches-du-Rhône et à Me Hubert.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Fait à Marseille, le 31 juillet 2025.

Le président,

signé

T. Trottier

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef

La greffière,

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