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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2505644

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2505644

vendredi 12 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2505644
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantKUHN-MASSOT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré de l’accord franco-algérien, inapplicable à sa situation. Il a également jugé que les arguments du requérant, relatifs à son entrée en France en 2018 et à l’assistance apportée à son père malade, étaient insuffisamment précis pour être examinés. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 mai 2025, M. A... B..., représenté par Me Kuhn-Massot, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 4 avril 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an ;

2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- il est entré pour la dernière fois en France le 8 août 2018 pour y rejoindre son père ;
- il contribue à assister son père qui est de santé fragile ;
- sa situation doit être réexaminée au regard des stipulations de l’article 6-7° de l’accord franco-algérien.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Platillero a été entendu au cours de l’audience publique.




Considérant ce qui suit :

1. M. B..., ressortissant tunisien né le 5 octobre 1977 demande l’annulation de l’arrêté du 4 avril 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. En premier lieu, à supposer que M. B... ait entendu soulever le moyen tiré de ce que l’arrêté en litige méconnaît les stipulations du 7 de l’article 6 de l’accord franco-algérien, cet accord ne s’applique pas à la situation du requérant, de nationalité tunisienne. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté comme inopérant.

3. En second lieu, en se bornant à indiquer qu’il est entré pour la dernière fois en France le 8 août 2018 pour y rejoindre son père et qu’il contribue à assister ce dernier du fait de sa santé fragile, M. B... n’assortit pas ces moyens des précisions permettant au juge d’en apprécier le bien-fondé.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. B... doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.











D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Délibéré après l’audience du 27 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Platillero, président,
M. Cabal, premier conseiller,
M. Guionnet Ruault, conseiller,
Assistées de Mme Aras, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2025.

Le président rapporteur,


Signé


F. PLATILLEROL’assesseur le plus ancien,


Signé


P.-Y. CABAL
La greffière,


Signé


M. ARAS

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.

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