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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2506184

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2506184

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2506184
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Sujet principal : Recours contre le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (CMI) avec mention « stationnement ». Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (ordonnance du premier vice-président). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental. Textes appliqués : Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles (recours préalable obligatoire) et article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 mai 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 24 mars 2025 par laquelle la maison départementale des personnes handicapées des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ».

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».

Aux termes de l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles : « Le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte "mobilité inclusion" destinée aux personnes physiques est formé (…) devant le président du conseil départemental ».

Il résulte des dispositions citées au point précédent que la personne qui entend contester en justice une décision relative à la carte « mobilité inclusion » doit obligatoirement, avant de saisir le tribunal et à peine d’irrecevabilité de sa requête, former un recours administratif devant l’autorité départementale. La décision prise à la suite du recours préalable, qui se substitue à la décision initiale, est seule susceptible d’être déférée au tribunal administratif. En l’espèce, malgré la demande qui lui en a été faite par un courrier du 28 mai 2025, reçu le 5 juin 2025, Mme A... n’a pas justifié avoir exercé à l’encontre de la décision contestée un recours administratif préalable auprès de la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Marseille, le 27 mars 2026.


Le premier vice-président,

signé

Thierry Vanhullebus


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,


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