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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2506738

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2506738

vendredi 3 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2506738
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP CABINET ROSENFELD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant un permis de démolir délivré à la SNC « Marseille 7ème quartus ». Le requérant invoquait des nuisances sonores, olfactives et une dépréciation de son bien, ainsi qu'une méconnaissance du PLUi. En application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, l'auteur d'un recours contentieux contre un permis de démolir doit notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation sous peine d'irrecevabilité. M. A... n'ayant pas justifié de cette notification malgré une demande de régularisation, sa requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juin 2025, M. B... A... demande au tribunal :

1°) d’annuler le permis de démolir délivré à la SNC « Marseille 7ème quartus » ;

2°) d’annuler la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Il soutient que :
le projet emporte une réduction de la « protection contre l’ensoleillement et les vents » ;
il sera nécessairement « ponctué de nombreux troubles sonores, olfactifs, et de poussières » ;
il engendrera « une dépréciation de la valeur patrimoniale » ;
il ne respecte pas les dispositions du périmètre « BA3 » situé dans la zone « Ubt1 » du PLUi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme : « En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou un permis de construire, d'aménager ou de démolir. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. ».

3. La requête, enregistrée le 10 juin 2025, ne contenait pas la justification de sa notification à l’auteur de la décision attaquée. Il a été demandé au requérant, par lettre du greffe du 16 juillet 2025 d’apporter cette justification. En l’absence de réponse, la requête de
M. A... doit être rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E:


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A....

Fait à Marseille, le 3 octobre 2025





Le président,


F. Salvage



La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,



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