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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2507843

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2507843

jeudi 4 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2507843
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMEDIONI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A B contestant le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était inopérant, faute pour le requérant d’avoir demandé la communication des motifs conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. De plus, le moyen fondé sur la nationalité française du grand-père de M. B a été jugé inopérant, aucun texte du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne prévoyant la délivrance d’un titre de séjour à un descendant d’un parent français. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juin 2025, M. A B, représenté par Me Medioni, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 750 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. Aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation.

Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".

3. En l'absence de demande de communication des motifs de la décision implicite attaquée, le moyen tiré de ce que celle-ci ne serait pas motivée est inopérant.

4. Dès lors qu'aucune disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prévoit qu'un titre de séjour est délivré au descendant d'un parent français, le moyen tiré de ce que le grand-père de M. B est français est inopérant.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée en application des dispositions du 7ème de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Le président de la 3ème chambre,

Signé

P-Y. Gonneau

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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