LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2508030

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2508030

mercredi 9 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2508030
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantBRUSCHI

Résumé IA

Refus d'inhumation dans une concession funéraire. Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. La demande d'injonction visant à faire procéder à l'inhumation de son époux est rejetée pour défaut d'urgence, le décès remontant à 2021 et le refus de la mairie à mars 2024. Les conclusions en annulation de la décision du 4 mars 2024 sont irrecevables, le juge des référés ne pouvant prononcer une telle annulation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2025, Mme C D épouse A, représentée par Me Bruschi, demande au juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au maire de Marseille de faire procéder sans délai à l'inhumation de M. B A dans la concession funéraire perpétuelle n° 5298 du cimetière Saint-Pierre, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter de l'ordonnance à intervenir ;

2°) d'annuler en tant que de besoin la décision du 4 mars 2024 par laquelle la coordinatrice du service des cimetières communaux de la ville de Marseille a refusé l'inhumation de M. B A dans la concession funéraire perpétuelle n° 5298 du cimetière Saint-Pierre ;

3°) de mettre à la charge de la ville de Marseille la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle ne peut plus demeurer dans l'expectative et l'inertie du maire de Marseille et elle doit pouvoir avoir confirmation qu'elle peut disposer de la concession perpétuelle en cause ;

- la décision du 4 mars 2024 porte atteinte au principe du respect de la vie privée qui constitue une liberté fondamentale ainsi qu'au droit à une sépulture digne qui représente un principe fondamental ;

- cette atteinte est injustifiée et discriminatoire dès lors qu'elle dispose d'un droit légitime sur la concession perpétuelle en cause.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 16 février 2024, Mme A a sollicité auprès du service juridique du cimetière Saint-Pierre à Marseille l'autorisation d'inhumer son époux, décédé le 17 mai 2021, dans la concession funéraire perpétuelle n° 5298. La coordinatrice du service des cimetières de la ville de Marseille a refusé au motif qu'il n'existait pas de lien direct avec le fondateur de la concession. Mme A demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article

L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au maire de Marseille de faire procéder sans délai à l'inhumation de M. B A dans la concession funéraire perpétuelle n° 5298 du cimetière Saint-Pierre. Elle demande également, " en tant que de besoin ", l'annulation de la décision du 4 mars 2024.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". L'article L. 522-1 du même code prévoit que : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste au vu de la demande que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En application de l'article L. 511-1 du code de justice administrative, le juge des référés ne peut prendre que des mesures provisoires. Il ne lui appartient donc pas d'annuler une décision administrative. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 4 mars 2024 par laquelle la coordinatrice du service des cimetières communaux de la ville de Marseille a refusé l'inhumation de M. B A dans la concession funéraire perpétuelle n° 5298 du cimetière Saint-Pierre sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

4. Pour justifier de l'urgence à enjoindre au maire de Marseille de faire procéder sans délai à l'inhumation de M. B A, la requérante se borne à faire valoir qu'elle ne peut plus demeurer dans l'expectative et l'inertie du maire de Marseille et qu'elle doit pouvoir avoir confirmation qu'elle peut disposer de la concession perpétuelle n° 5298 du cimetière Saint-Pierre. Ces motifs ne sauraient justifier que le juge des référés fasse usage, dans un délai de quarante-huit heures, des pouvoirs dont il dispose en application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, alors au surplus que l'époux de la requérante est décédé depuis 2021 et que le maire de Marseille a opposé un refus à la demande de Mme A le 4 mars 2024, soit il y a plus de 16 mois.

5. Par suite, la requête ne présente manifestement pas un caractère d'urgence et ne peut qu'être rejetée en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D épouse A.

Fait à Marseille, le 9 juillet 2025.

Le juge des référés,

Signé

T. Trottier

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions