lundi 4 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2509200 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CAPDEFOSSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 et 30 juillet 2025, M. B A, représenté par Me Capdefosse, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 juillet 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix années et a fixé le pays de destination de la mesure
d'éloignement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à Me Capdefosse en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation de son conseil à la part contributive à la mission d'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation dès lors notamment que l'administration n'a pas mentionné qu'il était âgé de 65 ans et qu'il disposait d'une promesse d'embauche ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les articles L. 611-1 et L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il est susceptible d'obtenir un titre de séjour eu égard à sa promesse d'embauche.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix ans :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect à sa vie personnelle et familiale et méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il vit en France depuis 11 ans ainsi que sa femme et sa fille majeure et qu'il ne constitue pas une menace " grave " à l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et viole les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Forest pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 31 juillet 2025, à l'issue de laquelle l'instruction a été close :
- le rapport de Mme Forest ;
- les observations de Me Capdefosse, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens.
Le préfet des Bouches-du-Rhône n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant albanais né le 18 avril 1960 à Vlore, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 11 juillet 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de dix années et a fixé le pays de destination.
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Dès lors que M. A bénéficie à l'audience d'un avocat commis d'office, conformément à sa demande et ainsi qu'il est prévu à l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne peut utilement prétendre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Les conclusions en ce sens de sa requête doivent donc être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en particulier relatives aux éléments de la situation personnelle de M. A, permettant à son destinataire d'en comprendre le sens et la portée à sa seule lecture et, par suite, de les contester utilement. Elle est, dès lors, suffisamment motivée.
6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Bouches-du-Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants: 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité; 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré; 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents; 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3o; 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public; 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que, pour prononcer l'obligation de quitter le territoire, le préfet des Bouches-du-Rhône s'est fondé sur le motif que M. A qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Par suite, les arguments tirés de ce que sa présence ne constituerait pas une menace pour l'ordre public et qu'il serait susceptible d'obtenir un titre de séjour eu égard à sa promesse d'embauche sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des dispositions de l'article
L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix ans :
9. D'une part, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
10. Si le préfet doit tenir compte, pour décider de prononcer à l'encontre d'un étranger soumis à une obligation de quitter sans délai le territoire français une interdiction de retour et fixer sa durée, de chacun des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces mêmes dispositions ne font pas obstacle à ce qu'une telle mesure soit décidée quand bien même une partie de ces critères, qui ne sont pas cumulatifs, ne serait pas remplie.
11. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 10 ans, le préfet des Bouches-du-Rhône s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé déclare être entré en France en 2014 mais ne démontre pas y avoir habituellement résidé depuis cette date, qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, qu'il peut transférer sa vie familiale avec son épouse, également déboutée d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile aux mêmes dates et envers laquelle a été édictée une obligation de quitter le territoire le 9 avril 2021, confirmé par le tribunal administratif le 5 octobre 2021, l'administration précisant que sa fille unique est âgée de 25 ans et qu'il ne justifie pas être dépourvu d'attaches personnelles ou familiales dans son pays d'origine, qu'il s'est soustrait à l'exécution de deux précédentes obligations de quitter le territoire prononcées les 1er décembre 2016 et 30 mars 2021, la légalité de cette dernière ayant été confirmée par le tribunal administratif le 5 octobre 2021, que la présence en France de l'intéressé qui a été condamné le 13 octobre 2022 pour des faits d'agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans et agression sexuelle par le tribunal correctionnel de Montpellier constitue une menace pour l'ordre public.
13. M. A, âgé de 65 ans à la date de la décision attaquée, est entré irrégulièrement en France le 29 décembre 2014, selon ses déclarations, afin d'y solliciter l'asile avec son épouse. Si le requérant fait valoir qu'il réside ainsi en France depuis onze ans, il ne justifie par aucune pièce sa présence sur le territoire français, à l'exception de sa période d'emprisonnement alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la suite du refus d'asile qui lui a été opposé, il a fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français, que son épouse, de nationalité albanaise, fait également l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, qu'il ne justifie pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays où résideraient notamment ses frère et sœur et où il a vécu la majeure partie de sa vie. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le handicap affectant la mobilité de son épouse ferait obstacle à ce qu'elle puisse retourner dans son pays d'origine. Si M. A se prévaut de la présence en France de sa fille laquelle a rédigé en sa faveur une lettre de soutien du 24 juin 2025 et se propose de l'héberger, il ressort des pièces du dossier que celle-ci est majeure et pourrait lui rendre visite en Albanie. Par ailleurs, M. A qui présente une promesse d'embauche datée du 24 juin 2025 pour un emploi d'ouvrier polyvalent ne justifie d'aucune insertion professionnelle ou sociale particulière en France. Enfin, alors que M. A conteste le fait que sa présence constituerait une menace grave à l'ordre public, il ressort des pièces du dossier qu'il a été condamné le 13 octobre 2022 par jugement du tribunal correctionnel de Montpellier à 5 ans d'emprisonnement pour agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans et agression sexuelle, peine ferme et non assorti d'un sursis comme il le soutient, et à un suivi socio-judiciaire pour une durée de 5 ans. Il ressort des termes de ce jugement qu'il a, le 26 mai 2021, procédé à des attouchements sexuels sur une enfant de 10 ans, en lui tripotant les fesses après l'avoir saisie par le bras, puis mis ses doigts dans sa bouche et serré son cou pour la faire taire et qu'il a, le 23 septembre 2021, procédé à des attouchements sexuels sur une femme en l'immobilisant pour lui saisir fermement les fesses et en tentant de glisser sa main dans sa culotte. Dans ces conditions, eu égard au caractère relativement récent, à la nature, à la gravité et à la réitération des actes commis par M. A, le préfet des Bouches-du-Rhône a pu considérer que la menace à l'ordre public induite par sa présence présentait un caractère de gravité particulier. Pour l'ensemble de ces motifs, le préfet des Bouches-du-Rhône n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Il n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
. D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 août 2025.
La magistrate désignée Le greffier
Signé Signé
H. Forest T. Marcon
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026