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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2509437

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2509437

mardi 20 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2509437
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLEANDRI ET ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Technicatome d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement de M. A..., salarié protégé, et contre le rejet implicite de son recours hiérarchique par la ministre du travail. En cours d’instance, le ministre a retiré ces deux décisions par une décision expresse du 9 octobre 2025. Le tribunal constate que les conclusions en annulation sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne l’État à verser 1 000 euros à la société requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, et rejette les conclusions de M. A... sur le même fondement.

Texte intégral

Le président de la 1ère chambre,Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er août 2025, la société technique pour l’énergie atomique - Technicatome demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 24 décembre 2024 par laquelle l’inspectrice du travail a refusé de l’autoriser à licencier M. B... A..., ainsi que la décision implicite du 24 juin 2025 par laquelle la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles a rejeté son recours hiérarchique ;

2°) de mettre à la charge de l’ensemble des défendeurs une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Elle soutient que :
- le mandat de membre titulaire du comité social et économique de M. B... A... a expiré le 15 octobre 2024 ;
- les fraudes commises par M. A... et ses fausses déclarations sont matériellement établies et justifient la rupture de son contrat de travail ;
- les décisions contestées sont entachées d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation des faits.


Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Djellouli, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Technicatome une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense enregistré le 29 octobre 2025, le ministre du travail et des solidarités conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête de la société Technicatome.

Il fait valoir que, par une décision expresse du 9 octobre 2025, il a retiré sa décision implicite de rejet du 24 juin 2025 et a également retiré la décision de refus de l’inspectrice du travail du 24 décembre 2024.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».


2. Il ressort des éléments produits en défense, et il n’est pas contesté par la société Technicatome qui en a reçu communication que, par une décision du 9 octobre 2025, le ministre du travail et des solidarités a retiré la décision implicite du 24 juin 2025 portant rejet du recours hiérarchique formé par la société requérante et la décision du 24 décembre 2024 par laquelle l’inspectrice du travail a refusé d’autoriser le licenciement de M. A.... Dès lors, les conclusions présentées par la société Technicatome tendant à l’annulation de ces décisions sont devenues sans objet en cours d’instance. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.


3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 000 euros à la société Technicatome en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n’y a pas lieu, en revanche, de mettre à la charge de la société Technicatome la somme demandée par M. A... au même titre.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de la société Technicatome.

Article 2 : L’Etat versera à la société Technicatome une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions présentées par M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.




Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société technique pour l’énergie atomique – Technicatome, à M. B... A... et au ministre du travail et des solidarités.


Fait à Marseille, le 20 janvier 2026.


Le président de la 1ère chambre,

signé


G. Fedi


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière


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