Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2509933
lundi 5 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2509933 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | YOUCHENKO |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande d’admission au séjour par le préfet des Bouches-du-Rhône. Par un jugement antérieur du 16 octobre 2025, le tribunal avait déjà annulé un arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et avait enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire. En conséquence, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, celles-ci étant devenues sans objet. La demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 est également rejetée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 août 2025, Mme B... A..., représentée par Me Youchenko, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d’admission au séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa demande, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour ;
2°) de mettre à la charge de l’État le versement de la somme de 2 000 euros à Me Youchenko en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Par un jugement du 16 octobre 2025, le tribunal a annulé l’arrêté du 5 mars 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de titre de séjour de Mme A..., l’a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure et lui a interdit de revenir sur le territoire pendant deux ans et a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire. Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite attaquée. Par voie de conséquence, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’État une somme au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.
Article 2 : La demande présentée au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., à Me Marlène Youchenko et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
P-Y. Gonneau
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 14 août 2025, Mme B... A..., représentée par Me Youchenko, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d’admission au séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa demande, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour ;
2°) de mettre à la charge de l’État le versement de la somme de 2 000 euros à Me Youchenko en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Par un jugement du 16 octobre 2025, le tribunal a annulé l’arrêté du 5 mars 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de titre de séjour de Mme A..., l’a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure et lui a interdit de revenir sur le territoire pendant deux ans et a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire. Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite attaquée. Par voie de conséquence, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’État une somme au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.
Article 2 : La demande présentée au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., à Me Marlène Youchenko et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
P-Y. Gonneau
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,