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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2510443

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2510443

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2510443
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 21 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’absence de prise en compte de sa présence ancienne et de sa vulnérabilité n’était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. De même, le moyen fondé sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme a été jugé manifestement insuffisamment étayé. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 août 2025, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 21 août 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour sur le territoire pour une durée d’un an ;

2°) de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.

Il soutient que :
- le préfet n’a pas tenu compte de sa présence ancienne et continue en France, ni sa situation de vulnérabilité ;
- la décision méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…)7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé ».

2. En premier lieu, M. B..., ressortissant nigérian, né le 10 novembre 1985, n’apporte aucune précision à l’appui du moyen tiré de ce que le préfet a entaché l’arrêté en litige eu égard à la durée de son séjour et son caractère continue et de sa vulnérabilité compte tenu de son hébergement au sein du CHRS L’Estello, en permettant d’en apprécier leur bien-fondé.

3. En deuxième lieu, si le requérant invoque la violation de l’article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, manifestement il n’assortit pas davantage ce moyen des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.

4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B... à fin d’annulation de l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du
21 août 2025 doivent être rejetées et par voie de conséquence, celles à fin d’injonction.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Marseille, le 10 février 2026.


La présidente de la 2ème chambre,
signé
M. C...

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,



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