LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2511696

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2511696

mercredi 22 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2511696
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLANG

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté du 19 mai 2025 délivrant un permis d'aménager modificatif à la commune de Marseille pour la réhabilitation d'un jardin public. Saisi par l'association Art 13 sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens invoqués n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. Les conclusions de l'association tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 septembre 2025 et le 19 octobre 2025, l’association Art 13, représentés par Me Lang, demandent au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 19 mai 2025 pris sur délégation par M. B... adjoint délégué en charge de l’urbanisme portant permis d’aménager modificatif PA 013055 1900001M01 en vue de la réhabilitation et de l’aménagement d’un jardin public Boulevard de la Corderie à 13007 Marseille, ensemble la décision du 19 septembre 2025 rejetant implicitement le recours gracieux formé le 19 juillet 2025 jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge l’Etat une somme de 4 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- elle a intérêt pour agir ;
- l’urgence est caractérisée par les circonstances que les travaux de réalisation du jardin ont débuté et ne sont pas terminés ;
- la commune est dans l’incapacité de produire une déclaration d’ouverture de chantier daté du 16 mars 2024 faisant état d’un démarrage du chantier du 18 mars 2024 ;
- il existe des doutes sérieux sur la légalité de la décision attaquée dès lors que :
- le permis initial était caduc ;
le dossier de demande était insuffisant ;la décision a été pris en violation de l’article 1 du règlement de zone UA ;
le projet qui porte atteinte à la conservation du monument historique voisin a été pris en méconnaissance des dispositions de l’article R. 111-4 du code de l’urbanisme ;
la commune a eu un comportement frauduleux ;
le vice n’est pas régularisable.


Par un mémoire en défense et un mémoire en production de pièces, enregistrés respectivement le 16 octobre 2025 et le 20 octobre 2025, la commune de Marseille conclut, à titre principal, au rejet de la requête pour irrecevabilité et à titre subsidiaire à son rejet,

Elle soutient que :
- l’association Art 13 n’a pas intérêt pour agir :
- la condition d’urgence n’est pas remplie :
- les moyens soulevés ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 19 septembre 2025 sous le n° 2511468 par laquelle l’association Art 13 demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Jean-Laurent Pecchioli, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue en présence de M. Benmoussa, greffier d’audience, M. G... a lu son rapport et entendu :
- M. Louis Alesandrini, président de l’association et M. D... E..., représentants tous deux l’association Art 13, qui reprennent et développent leurs écritures et insistent sur le fait que le permis était caduc et que la commune n’établit pas un commencement d’exécution ;
- Mme F... et M C..., représentants la commune de Marseille, qui reprennent également leurs écritures.

Une note en délibéré présentée pour l’association Art 13 a été enregistrée le 21 octobre 2025.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 26 avril 2019, prorogé, un permis d’aménage a été délivré pour la réhabilitation et l’aménagement d’un jardin public situé 120 boulevard de La Corderie. Par arrêté du 19 mai 2025, l’adjoint délégué en charge de l’urbanisme de la commune de Marseille a délivré à cette commune un permis d’aménager modificatif PA 013055 1900001M01 en vue de la réhabilitation et de l’aménagement dudit jardin. L’association Art 13 demandent la suspension de l’exécution de cet arrêté du 19 mai 2025, ensemble la décision du 19 septembre 2025 rejetant implicitement le recours gracieux formé le 19 juillet 2025.




Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) »

3. En l’état de l’instruction, aucun des moyens invoqués par l’association Art 13 n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune de Marseille, les conclusions aux fins de suspension de l’exécution de cette décision doivent être rejetées.







Sur les frais liés au litige :
4. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation. »
5. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le juge des référés ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par l’association Art 13 doivent dès lors être rejetées.





O R D O N N E :



Article 1er : La requête de l’association Art 13 est rejetée.



Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association Art 13 et à la commune de Marseille.


Fait à Marseille, le 22 octobre 2025.


Le juge des référés,


Signé

J.-L. G...






La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :
La greffière,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions