LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2512636

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2512636

mardi 4 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2512636
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMANIQUET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 8 octobre 2025 ordonnant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, notamment le dépôt d'une demande de réexamen de son dossier d'asile et la méconnaissance de la mesure d'éloignement de février 2024, n'étaient pas de nature à entacher l'arrêté d'illégalité. Il a précisé que le préfet pouvait légalement ordonner l'assignation à résidence sur le fondement de l'obligation de quitter le territoire français, édictée moins de trois ans auparavant, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 octobre 2025, M. C... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 8 octobre 2025 ordonnant son assignation à résidence pour une période de quarante-cinq jours.


Il soutient que sa demande du 25 septembre 2025 tendant au réexamen de son dossier d’asile a été enregistrée par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 10 octobre 2025, qu’il n’a pas eu connaissance de la mesure d’éloignement édictée à son encontre le 8 février 2024 et qu’il a rencontré des difficultés pour respecter les conditions de l’assignation dans les premiers jours suivant sa sortie du centre de rétention.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 octobre 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu’aucun des moyens invoqués n’est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A... pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d’éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 31 octobre 2025, à l’issue de laquelle l’instruction a été close :

- le rapport de M. A...,
- les observations de Me Maniquet, avocate commise d’office représentant M. B..., absent dûment convoqué, qui conclue aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens.

Le préfet des Bouches-du-Rhône n’était ni présent, ni représenté.


Considérant ce qui suit :


1. M. C... B..., ressortissant guinéen né le 1er janvier 2005 à Koloma, a fait l’objet le 8 février 2024 d’un arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français. Par la requête analysée ci-dessus, il demande au tribunal d’annuler l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 8 octobre 2025 ordonnant son assignation à résidence pour une période de quarante-cinq jours dans l’attente de l’exécution de cette mesure d’éloignement.


Sur les conclusions à fin d’annulation :


2. En se bornant à soutenir que sa demande de réexamen de son dossier d’asile déposée le 25 septembre 2025 a été enregistrée par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 10 octobre 2025, qu’il n’a pas eu connaissance de la mesure d’éloignement édictée à son encontre le 8 février 2024 et qu’il a rencontré des difficultés pour respecter les conditions de l’assignation dans les premiers jours suivant sa sortie du centre de rétention, M. B... ne soulève expressément aucun moyen susceptible de justifier l’annulation de l’arrêté qu’il conteste du préfet des Bouches-du-Rhône. En tout état de cause, ni sa vulnérabilité alléguée, ni le dépôt et l’enregistrement de sa demande de réexamen de son dossier d’asile ne sont pas de nature à entacher cet arrêté d’illégalité puisque, si cette demande s’oppose à l’exécution de la mesure d’éloignement prise à son encontre le 8 février 2024 jusqu’à l’intervention de la décision à venir de l’Office compétent pour en connaître, il est constant que le préfet des Bouches-du-Rhône pouvait légalement, par l’arrêté contesté, ordonner dans l’attente son assignation à résidence sur le fondement de l’arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français, qui a été édicté moins de trois ans auparavant. A cet égard, à la considérer établie, la circonstance que M. B... n’ait pas reçu notification de ce dernier arrêté est sans incidence sur la légalité de celui ordonnant son assignation à résidence.


3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée.







D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B... et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

M. A...
Le greffier,

Signé

R. Machado de AndradeLa République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour une expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions