LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2514261

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2514261

samedi 22 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2514261
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantRUDLOFF

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre du département des Bouches-du-Rhône pour inexécution d'une ordonnance du 15 octobre 2025 lui enjoignant de prendre en charge la requérante et son enfant au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge des référés a fait droit à la demande en liquidant l'astreinte à hauteur de 2 400 euros pour la période du 19 octobre au 12 novembre 2025, sur le fondement des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également porté le montant de l'astreinte à 250 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance, afin de contraindre le département à exécuter son obligation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'aide sociale à l'enfance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 novembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Rudloff, demande au juge des référés :

1°) de l’admettre à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;

2°) de liquider, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, l’astreinte prononcée à l’encontre du département des Bouches-du-Rhône par l'article 2 de l'ordonnance n° 2512437 de la juge des référés du 15 octobre 2025 à son montant nominal, soit 2 400 euros pour la période du 19 octobre 2025 au 12 novembre 2025, somme à parfaire au jour de la présente ordonnance, et de porter le montant de l’astreinte, à partir de la notification de l’ordonnance, à la somme de 250 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône la somme de 800 euros à verser à Me Rudloff en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que le conseil départemental des Bouches du Rhône n’a pas exécuté, sans motif légitime, l’ordonnance du 15 octobre 2025.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2025, le département des Bouches- du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- le dispositif d’accueil est saturé.
N° 2514261
2



Le préfet des Bouches-du-Rhône a produit des observations le 20 novembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l’enfant ;
- le code de l’action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Tukov, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 21 novembre 2025 à 13 heures 45, en présence de M. Marcon, greffier :
- le rapport de M. Tukov,
- les observations de Me Rudloff représentant Mme B....

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n° 2511891 du 2 octobre 2025 notifiée le même jour, la juge des référés du tribunal administratif de Marseille a enjoint au département des Bouches-du-Rhône de prendre en charge Mme B... et son enfant au titre de l’aide sociale à l’enfance, et notamment de pourvoir à leur hébergement, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance. Par une ordonnance n°2512437 du 15 octobre 2025 notifiée le même jour, la juge des référés du tribunal administratif de Marseille a assorti l’injonction précédemment ordonnée d’une astreinte de 100 euros par jour de retard à l’expiration d’un délai de trois jours. Par la présente requête, Mme B... demande au juge des référés de liquider, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, l’astreinte prononcée à l’encontre du département des Bouches-du-Rhône par l'article 2 de l'ordonnance n° 2512437 de la juge des référés du 15 octobre 2025 à son montant nominal, soit 2 400 euros pour la période du 19 octobre 2025 au 12 novembre 2025, somme à parfaire au jour de la présente ordonnance, et de porter le montant de l’astreinte, à partir de la notification de l’ordonnance, à la somme de 250 euros par jour de retard.
Sur l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…) l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée (...) par la juridiction compétente ou son président (...) ». Il y a lieu, en application de ces dispositions, eu égard à l’urgence qui s’attache à ce qu’il soit statué sur la requête de Mme B..., de l’admettre provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ». Aux termes de l’article L. 911-3 du code de justice administrative : « Saisie de conclusions en ce sens, la juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ». Aux termes de l’article L. 911-7 du même code : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / (…) / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée. ». Il résulte des dispositions du livre V du code de justice administrative, combinées avec celles des articles L. 911-1, L. 911-2, L. 911-3 et L. 911-7 du même code, qu’il appartient au juge des référés statuant en application de l’article L. 521-2 de se prononcer sur la liquidation d’une astreinte précédemment prononcée par lui. L’astreinte a pour finalité de contraindre la personne qui s’y refuse à exécuter les obligations qui lui ont été assignées par une décision de justice. Sa liquidation a pour objet de tirer les conséquences du refus ou du retard mis à exécuter ces obligations. Il appartient au juge qui a assorti d’une astreinte l’injonction faite à l’une des parties, de statuer sur les conclusions tendant à ce que cette astreinte soit liquidée. Il peut alors procéder à cette liquidation s’il constate que les mesures qu’il avait prescrites n’ont pas été exécutées ou l’ont été tardivement. Il peut la modérer ou la supprimer compte tenu notamment des diligences accomplies par les parties en vue de procéder à l’exécution de la chose ordonnée, sans toutefois pouvoir remettre en cause les mesures décidées par le dispositif de la décision juridictionnelle dont l’exécution est demandée. Toutefois, si l’administration justifie avoir adopté, en lieu et place des mesures provisoires ordonnées par le juge des référés, des mesures au moins équivalentes à celles qu’il lui a été enjoint de prendre, le juge de l’exécution peut, compte tenu des diligences ainsi accomplies, constater que l’ordonnance du juge des référés a été exécutée.

4. Si le département produit une note sociale actualisée au 19 novembre 2025, mentionnant un certain nombre de diligences effectuées de même que des explications sur la saturation du dispositif d’accueil, il est constant qu’il n’a pas exécuté l’ordonnance du 15 octobre 2025, cette carence ne pouvant être regardée comme entièrement justifiée au regard des éléments produits. Alors même que le département indique mettre tout en œuvre pour trouver un logement adapté à la situation de Mme B..., il y a lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte pour la période du 19 octobre au 22 novembre 2025, soit trente-quatre jours, en la minorant et en fixant son montant à la somme de 1 500 euros, à verser sur le sous-compte ouvert au nom de la requérante sur le compte client CARPA de son conseil. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’augmenter le montant journalier de l’astreinte qui continuera de courir jusqu’à l’exécution de l’ordonnance du 15 octobre 2025 susmentionnée.
Sur les frais liés au litige :

5. Mme B... ayant été admise à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône, en application des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le versement d’une somme de 800 euros à Me Rudloff, avocate de Mme B..., sous réserve de sa renonciation au bénéfice de la part contributive de l’Etat et sous réserve de l’admission définitive de Mme B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme B... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le département des Bouches-du-Rhône est condamné à verser, au titre de la liquidation de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2512437 du 15 octobre 2025, la somme de 1 500 euros à Mme B....

Article 3 : Cette somme devra être déposée sur le compte client CARPA ouvert au nom de la requérante par son conseil Me Rudloff.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B... est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., à Me Rudloff et au département des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.


Fait à Marseille, le 22 novembre 2025.

Le juge des référés,

signé


C. Tukov

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions