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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2514309

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2514309

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2514309
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du collectif des riverains de la parcelle BC361 visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Ceyreste. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas régularisé son recours dans le délai de quinze jours imparti, en application des articles R. 222-1, R. 600-1, L. 600-1-2 et R. 600-4 du code de l’urbanisme. Il n’avait notamment pas justifié de son intérêt à agir ni produit les pièces requises pour établir la qualité pour agir. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 novembre 2025, le collectif des riverains de la parcelle BC361doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler le l’arrêté en date du 30 mai 2025 par lequel le premier adjoint au maire de la commune de Ceyreste a accordé un permis de construire n° PC 012 023 25 00003 au bénéfice de la société SCI IFC.

Par un courrier du 14 janvier 2026, le tribunal a invité l’auteur de la requête à régulariser celle-ci dans un délai de quinze jours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…). ».

D’abord, aux termes de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme : « En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. » Aux termes de l’article L. 600-1-2 : « Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. » Aux termes de l’article R. 600-4 : « Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. (...). »

En application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, l’auteur d’un recours déposé devant le tribunal administratif à l’encontre d’un certificat d’urbanisme ou d’une décision relative à l’occupation ou l’utilisation du sol régie par ledit code, est tenu, à peine d’irrecevabilité de ce recours, de notifier copie de celui-ci à l’auteur de la décision et, s’il y a lieu, au titulaire de l’autorisation

Ensuite, il résulte des dispositions de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme qu’il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir tendant à l’annulation d’une décision relative à l’occupation ou à l’utilisation du sol régie par le présent code, de préciser l’atteinte qu’il invoque pour justifier d’un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d’affecter directement les conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance de son bien. Quand il s’agit d’une association il lui appartient de justifier que ses statuts lui permettent de justifier de cet intérêt.

Enfin, il appartient à l’auteur d’un recours contre une décision relative à l’occupation ou l’utilisation du sol, autre que le pétitionnaire, de produire la ou les pièces requises par l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme, notamment, s’agissant d’un requérant autre que l’Etat, une collectivité territoriale, un groupement de collectivités territoriales ou une association, le titre ou l’acte correspondant au bien dont les conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance seraient selon lui directement affectées par le projet litigieux.

Par trois courriers en date du 14 janvier 2026, le tribunal a invité l’auteur de la requête à régulariser celle-ci dans un délai de quinze jours en application des articles précités. Il lui a également été indiqué qu’à défaut de régularisation dans ce délai, sa requête pourrait être rejetée comme irrecevable. Le requérant n’a pas fait suite à cette demande de régularisation dans les quinze jours impartis, ce qui a eu pour conséquence de rendre sa requête irrecevable.

Il s’ensuit que la requête de M. A... doit être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :


Article 1er : La requête du collectif des riverains de la parcelle BC361est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au collectif des riverains de la parcelle BC361.
Copie en sera adressée à la commune de Ceyreste.

Fait à Marseille, le 5 février 2026.

Le président,


signé
F. SALVAGE

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.

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