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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2514399

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2514399

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2514399
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille rejette une requête en annulation d'un permis de construire pour irrecevabilité. Le requérant n'a pas justifié avoir notifié son recours gracieux à la commune et au bénéficiaire du permis, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable qui n'a pas été régularisée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 19 novembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 5 juin 2025 par laquelle la commune de Digne-les-Bains a délivré un permis de construire à la SNC Digne Junin, ensemble la décision expresse de rejet de son recours gracieux en date du 21 octobre 2025.

Par une lettre en date du 19 janvier 2026, le requérant a été invité à justifier des formalités de notification du recours gracieux à la commune de Dignes les bains et au bénéficiaire de l’arrêté attaqué en application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme : « En cas (…) de recours contentieux à l’encontre (…) d’une décision relative à l’occupation ou l’utilisation du sol régie par le présent code, (…), l’auteur du recours est tenu, à peine d’irrecevabilité, de notifier son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation (…) / L’auteur d’un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d’irrecevabilité du recours contentieux qu’il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt (…) du recours. / La notification du recours à l’auteur de la décision et, s’il y a lieu, au titulaire de l’autorisation est réputée accomplie à la date d’envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. »

3. Le requérant, par lettre du greffe du 19 janvier 2026, notifiée le jour même via l’application Télérecours, a été invité à justifier, dans le délai de quinze jours, des formalités de notification de son recours contentieux et de son recours gracieux à la commune de Digne-les-Bains et au bénéficiaire de l’arrêté attaqué, en application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. En dépit de cette demande de régularisation, le requérant n’a pas justifié avoir, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti à compter de la présentation de la requête, procédé à la notification de son recours gracieux à l’auteur et au bénéficiaire de la décision attaquée, ainsi qu’il est exigé par les dispositions précitées de l’article R. 600-1. Dans ces conditions, la présente requête n’est manifestement pas recevable et doit, par voie de conséquence, être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à la commune de Digne-les-Bains et la SNC Digne Junin.


Fait à Marseille, le 6 mars 2026.


Le président de la 10ème chambre,

Signé

J-L. PECCHIOLI


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.

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