Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2514447
mercredi 31 décembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2514447 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LAURENS |
Résumé IA
Refus d'injonction. Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui fixer un rendez-vous pour le retrait et le renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés estime que le requérant n'a apporté aucun commencement de preuve pour étayer ses allégations (existence du visa, mariage, dépôt de demande, décision favorable). En conséquence, les mesures sollicitées ne présentent pas un caractère utile, et la requête est rejetée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Laurens, demande au juge des référés :
1°) sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui fixer un rendez-vous en vue du retrait de son titre de séjour expirant le 21 novembre 2025 et de son renouvellement, dans un délai de quinze jours ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée au préfet des Bouches-du-Rhône qui n’a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du 1er juillet 2024 du président du tribunal désignant M. C... pour exercer les fonctions de juge des référés prévues au livre V du code de justice administrative.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. »
2. Ressortissant algérien né le 16 mars 1987, M. A... indique avoir épousé une Française au cours de l’année 2023 et être entré en France le 15 février 2024 sous couvert d’un visa portant la mention « vie privée et familiale ». Il aurait sollicité la délivrance d’un certificat de résidence. Une attestation de décision favorable aurait été mise à sa disposition au mois de novembre 2024. Ce document, dont la validité aurait couru jusqu’au 21 novembre 2025, ne lui ayant pas été remis, M. A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui fixer un rendez-vous en vue du retrait de ce titre de séjour et de son renouvellement.
3. Si le préfet des Bouches-du-Rhône, qui n’a présenté aucun mémoire en défense à la requête qui lui a été communiquée, s’est abstenu de contester les allégation du requérant, celui-ci n’a toutefois assorti ses écritures d’aucun commencement de justification des éléments mentionnés au point précédent relatives à l’existence du visa de long séjour lui ayant permis d’entrer et de résider sur le territoire national, de son mariage avec une ressortissante française, du dépôt d’une demande de titre de séjour, ainsi que de la mise à sa disposition d’une attestation de décision favorable à la délivrance d’un certificat de résidence. Il suit de là que, en l’état des éléments produits devant le juge des référés, les mesures demandées ne peuvent être regardées comme présentant un caractère utile. La requête ne peut dès lors qu’être rejetée.
ORDONNE
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 31 décembre 2025.
Le juge des référés,
Signé
T. C...
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Laurens, demande au juge des référés :
1°) sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui fixer un rendez-vous en vue du retrait de son titre de séjour expirant le 21 novembre 2025 et de son renouvellement, dans un délai de quinze jours ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée au préfet des Bouches-du-Rhône qui n’a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du 1er juillet 2024 du président du tribunal désignant M. C... pour exercer les fonctions de juge des référés prévues au livre V du code de justice administrative.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. »
2. Ressortissant algérien né le 16 mars 1987, M. A... indique avoir épousé une Française au cours de l’année 2023 et être entré en France le 15 février 2024 sous couvert d’un visa portant la mention « vie privée et familiale ». Il aurait sollicité la délivrance d’un certificat de résidence. Une attestation de décision favorable aurait été mise à sa disposition au mois de novembre 2024. Ce document, dont la validité aurait couru jusqu’au 21 novembre 2025, ne lui ayant pas été remis, M. A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui fixer un rendez-vous en vue du retrait de ce titre de séjour et de son renouvellement.
3. Si le préfet des Bouches-du-Rhône, qui n’a présenté aucun mémoire en défense à la requête qui lui a été communiquée, s’est abstenu de contester les allégation du requérant, celui-ci n’a toutefois assorti ses écritures d’aucun commencement de justification des éléments mentionnés au point précédent relatives à l’existence du visa de long séjour lui ayant permis d’entrer et de résider sur le territoire national, de son mariage avec une ressortissante française, du dépôt d’une demande de titre de séjour, ainsi que de la mise à sa disposition d’une attestation de décision favorable à la délivrance d’un certificat de résidence. Il suit de là que, en l’état des éléments produits devant le juge des référés, les mesures demandées ne peuvent être regardées comme présentant un caractère utile. La requête ne peut dès lors qu’être rejetée.
ORDONNE
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 31 décembre 2025.
Le juge des référés,
Signé
T. C...
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,