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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2515576

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2515576

mardi 6 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2515576
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL ROUANET AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par le préfet des Hautes-Alpes d’un référé suspension, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, visant un permis de construire modificatif délivré par la commune de Chabottes pour des constructions en zone agricole Aa. Le préfet soutenait notamment que le permis méconnaissait le règlement du PLU en interdisant toute création de surface de plancher dans cette zone. Toutefois, le préfet s’est désisté de sa requête en référé. Par une ordonnance du 6 janvier 2026, le juge des référés a donné acte de ce désistement et condamné l’État à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 11 décembre 2025, le préfet des hautes Alpes, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution du permis de construire modificatif n° 005 029 19 H0016 M03 accordé le 2 septembre 2025, à Mme A..., pour la régularisation de l'annexe devant être démolie et la construction d'un abri à chevaux, sur un terrain cadastré ZC n° 53 s situé sur la commune de Chabottes.

Il soutient que :
- le permis méconnaît le règlement du PLU de la zone Aa, dès lors que la création de surface de plancher y est interdite ;
- le permis modificatif ne pouvait être délivré, dès lors que les travaux changent la nature du projet initial ;
- l'illégalité du permis initial entache la légalité du permis modificatif ;
- l’activité restreinte exercée ne saurait motiver la réalisation d'une sellerie ;
-la construction d'une sellerie n'est pas nécessaire à une activité agricole et ne saurait donc être admise dans cette zone agricole de montagne que le plan local d'urbanisme qualifie de terre à préserver ;


Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2025, la commune de Chabottes, représentée par Me Rouanet, conclut au rejet du déféré et à ce que l’Etat lui verse une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :
- le déféré est irrecevable, en l’absence de notification de la requête et en l’absence d’objet de la requête ;
- aucun des moyens n’est fondé.

Par un mémoire enregistré le 6 janvier 2026 la préfecture des Hautes-Alpes déclare se désister de sa requête en référé.

Le déféré a été communiqué à l’EI La Choulière qui n’a pas produit de mémoire.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2515575 tendant à l’annulation du permis de construire modificatif accordé par le maire de Chabottes.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Jean-Laurent Pecchioli, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience et de la radiation de l’affaire du rôle.

Considérant ce qui suit :

1. Le désistement du préfet des Hautes-Alpes de son déféré dirigé contre le permis de construire modificatif n° 005 029 19 H0016 M03 accordé le 2 septembre 2025, à Mme A... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Chabottes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1000 euros.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement du déféré du préfet des Hautes-Alpes.

Article 2 : L’Etat est condamné à payer à la commune de Chabottes une somme de 1 000 euros en application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.




Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au Préfet des Hautes-Alpes, à la commune de Chabottes et à l’EI La Choulière.


Fait à Marseille, le 6 janvier 2026,

Le juge des référés,

signé


J.-L. Pecchioli


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier





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