LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2515673

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2515673

lundi 15 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2515673
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantZANAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire français au titre de l'asile. Le juge a estimé que la demande d'asile était manifestement infondée, en application de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des déclarations incohérentes et lacunaires du requérant sur son engagement politique. La décision ne méconnaît ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni le droit constitutionnel d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Zanat, demande au tribunal :

de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

d’annuler la décision du 10 décembre 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur lui a refusé l’admission sur le territoire français au titre de l’asile ;

d’enjoindre au ministre de l’intérieur de suspendre son réacheminement et de l’admettre provisoirement au séjour.

Il soutient que :
la décision en litige est entachée d’une erreur d’appréciation ;
elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
elle méconnaît le « droit d’asile reconnu constitutionnellement ».


Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2025, le ministre de l'intérieur, représenté par Me Moreau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Cabal, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relatifs aux mesures d’éloignement des ressortissants étrangers et aux conditions matérielles d’accueil en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Cabal,
- et les observations de Me Zanat, représentant M. A... qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens.

le ministre de l'intérieur n’était ni présent, ni représenté.


Après avoir prononcé la clôture d’instruction à l’issue de l’audience publique.

Une note en délibéré a été enregistrée pour M. A... le 15 décembre 2025 et n’a pas été communiquée.


Considérant ce qui suit :


M. B... A..., né le 30 novembre 1997 et de nationalité marocaine, demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 12 décembre 2025 par lequel le ministre de l'intérieur a refusé de l’admettre sur le territoire français.

Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :

Aux termes de l’article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 susvisée : « Dans les cas d’urgence, sous réserve de l’application des règles relatives aux commissions ou désignations d’office, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ». Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce et eu égard à l’urgence qui s’attache à ce qu’il soit statué sur la requête de M. A..., de prononcer l’admission provisoire de l’intéressé à l’aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « La décision de refuser l'entrée en France à un étranger qui se présente à la frontière et demande à bénéficier du droit d'asile ne peut être prise que dans les cas suivants : (…) / 3° La demande d'asile est manifestement infondée. / Constitue une demande d'asile manifestement infondée une demande qui, au regard des déclarations faites par l'étranger et des documents le cas échéant produits, est manifestement dénuée de pertinence au regard des conditions d'octroi de l'asile ou manifestement dépourvue de toute crédibilité en ce qui concerne le risque de persécutions ou d'atteintes graves. ».

Il ressort des pièces du dossier, notamment des déclarations de l’intéressé consignées dans le compte-rendu d’entretien avec l’officier de protection de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), que M. A... a déclaré craindre des persécutions en raison de son engagement militant en faveur de l’indépendance du Sahara occidental. Toutefois, s’il soutient faire partie d’une famille de militants et militer lui-même « depuis toujours », il a décrit son engagement de manière particulièrement lapidaire. En outre, la circonstance qu’il aurait été déstabilisé et stressé lors de l’entretien ne suffit pas à expliquer qu’il ait oublié le nom de la totalité des associations qu’il prétend avoir activement soutenues depuis au moins dix ans. Par ailleurs, son ignorance lors de l’audience de la rupture du cessez le feu en vigueur depuis 1991 entre le front POLISARIO et l’armée marocaine en 2020 paraît hautement improbable compte tenu de son engagement allégué. De la même façon, ses propos à l’audience s’agissant de la signification de la date du 31 octobre, mentionnée sans plus de précisions lors de l’entretien, qui correspond à la « fête de l’unité » décrétée par le roi du Maroc à la suite du soutien apporté par l’ONU au plan marocain d’autonomie du Sahara-Occidental, sont restés évasifs. Enfin, il n’a pas su décrire avec un minimum précisions, que ce soit devant l’officier de protection ou lors de l’audience, comment il a pu ne pas être inquiété par les autorités lors de son départ alors qu’il prétend être activement recherché par la police marocaine et qu’il ressort de son entretien qu’il a pris l’avion à Casablanca avec son passeport. Les documents qu’il produit, notamment une attestation d’une personne de deux ans son aîné qu’il a présenté comme son oncle maternel devant l’OFPRA, sont insuffisants pour pallier les incohérences et les lacunes de ses déclarations. Compte tenu de ces éléments, son récit apparaît dépourvu de toute crédibilité. Par suite, c’est sans erreur d’appréciation que le ministre de l’intérieur a pris la décision de lui refuser l’entrée sur le territoire français.

En deuxième lieu, compte tenu de ce qui précède, M. B... n’apporte aucun élément crédible de nature à justifier des risques qu’il prétend encourir en cas de retour au Maroc. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En troisième lieu, le moyen tiré de l’inconstitutionnalité de la décision en litige est inopérant.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête présentée par M. B... doit être rejetée. Doivent également être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction.

D É C I D E :


Article 1er : M. B... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : La requête de M. B... est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., à Me Zanat et au ministre de l'intérieur.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2025.



Le magistrat désigné,
Signé
P.-Y. CABAL
Le greffier
Signé
R. MACHADO




La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions