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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2600458

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2600458

vendredi 16 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2600458
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantWAHED

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... C... épouse B... contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 11 décembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait des moyens de légalité externe (incompétence, défaut de motivation) et interne (violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation). Le tribunal a jugé les moyens de légalité externe manifestement infondés et les moyens de légalité interne insuffisamment étayés. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2026, Mme A... C... épouse B..., représentée par Me Wahed, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté en date du 11 décembre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé l’admission exceptionnelle au séjour, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour ou de procéder à un réexamen de sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

En ce qui concerne l’arrêté pris dans son ensemble :

- il est entaché d’un vice de forme tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte ;
- il est entaché d’un défaut de motivation ;
- il méconnait les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle et familiale ;
- il est entaché d’une erreur de droit.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance (...) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

2. Si la requérante demande l’annulation de l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 11 décembre 2025, ses moyens de légalité externe sont manifestement infondés et ses moyens de légalité interne non assortis de pièces et précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
3. Par suite, la présente requête ne peut qu’être rejetée en toutes ses conclusions en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... C... épouse B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... épouse B... et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 16 janvier 2026.


Le président,


signé

F. SALVAGE

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef
La greffière




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