Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2600890
mercredi 28 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2600890 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé l'autorisant à séjourner et travailler suite à sa demande de changement de statut. En cours d'instance, l'administration a délivré le récépissé sollicité, valable jusqu'au 22 juillet 2026. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions relatives aux dépens ont été rejetées en l'absence de frais éligibles.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 janvier 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à séjourner et à travailler en France dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à les dépens à la charge de l’Etat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Mme A..., ressortissante ivoirienne titulaire d’un titre de séjour portant la mention « recherche d’emploi ou création d’entreprise » valable du 30 décembre 2024 au 29 décembre 2025, a sollicité, le 7 novembre 2025, un changement de statut « salariée » à la suite du contrat à durée indéterminée qu’elle avait conclu le 12 mai 2025. N’ayant reçu aucun récépissé de sa demande, elle saisit le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à séjourner et à travailler en France.
Le 23 janvier 2026, après l’introduction de sa requête, Mme A... a reçu un récépissé qui l’autorise à travailler en France, valable jusqu’au 22 juillet 2026. Dans ces conditions ses conclusions aux fins d’injonction sont devenues sans objet.
En l’absence de dépens de la nature de ceux prévus à l’article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions tenant à ce que les dépens soient mis à la charge de l’Etat ne peuvent qu’être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction de la requête de Mme A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 28 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
T. Trottier
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par une requête, enregistrée le 21 janvier 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à séjourner et à travailler en France dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à les dépens à la charge de l’Etat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Mme A..., ressortissante ivoirienne titulaire d’un titre de séjour portant la mention « recherche d’emploi ou création d’entreprise » valable du 30 décembre 2024 au 29 décembre 2025, a sollicité, le 7 novembre 2025, un changement de statut « salariée » à la suite du contrat à durée indéterminée qu’elle avait conclu le 12 mai 2025. N’ayant reçu aucun récépissé de sa demande, elle saisit le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à séjourner et à travailler en France.
Le 23 janvier 2026, après l’introduction de sa requête, Mme A... a reçu un récépissé qui l’autorise à travailler en France, valable jusqu’au 22 juillet 2026. Dans ces conditions ses conclusions aux fins d’injonction sont devenues sans objet.
En l’absence de dépens de la nature de ceux prévus à l’article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions tenant à ce que les dépens soient mis à la charge de l’Etat ne peuvent qu’être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction de la requête de Mme A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 28 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
T. Trottier
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,